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11 Juil, 2024

Un robot à six pattes pour remplacer les chiens guides d’aveugles

Un robot à six pattes pour remplacer les chiens guides d’aveugles

Le chien-guide à six pattes vise à remédier à la pénurie de vrais chiens d’assistance en Chine.

En Chine, il y a environ un chien-guide pour 40 000 aveugles. Les chercheurs développent actuellement un chien-robot à six pattes, doté d’une intelligence artificielle, afin de combler cette lacune et de guider les utilisateurs en toute sécurité jusqu’à leur destination.

Le communiqué de presse relatif au projet indique que, selon l’Association chinoise des aveugles, il y a plus de 17 millions d’aveugles en Chine, mais seulement un peu plus de 400 chiens-guides actifs. Le robot-guide testé par le professeur Feng Gao et l’équipe de l’école d’ingénierie mécanique de l’université Jiao Tong de Shanghai a été mis au point pour combler cette lacune.

Le robot-guide n’aura pas besoin d’être nourri, à l’exception de prises régulières pour recharger sa batterie, et n’aura pas besoin d’une formation individuelle coûteuse ou d’un approvisionnement régulier en friandises pour chiens. Il possède six pattes au lieu des quatre de ses cousins biologiques, ce qui, selon Lenovo, confère à son modèle Daystar Bot GS « une stabilité et une maniabilité inégalées ». Il porte sur son dos une série de capteurs, dont des caméras de profondeur et des radars qui alimentent des algorithmes d’apprentissage automatique pour l’aider à se déplacer.

Ce chien d’aveugle à six pattes est développé par des ingénieurs de l’université Jiao Tong de Shanghai.

Le robot peut générer des cartes d’environnement en 3D et se positionner dans l’espace virtuel, naviguer de manière autonome dans les rues animées, planifier des chemins et des itinéraires, éviter dynamiquement les obstacles et même détecter les signaux aux passages pour piétons.

Il peut recevoir des commandes vocales de l’utilisateur grâce à des « modèles de reconnaissance vocale de bout en bout à apprentissage profond », mais il a également été doté de modes d’interaction tactiles et à retour d’effort. Ce dernier mode signifie qu’il est possible de lui demander de ralentir en tirant sur la perche télescopique fixée à son dos, ou d’accélérer en poussant cette « laisse ».

La vitesse maximale est estimée à 3 mètres par seconde, mais la vitesse normale à la sortie du chenil robotisé se situe entre 0,6 et 0,8 m/s. Bien qu’il puisse fonctionner sans avoir besoin d’être connecté, le fait d’être connecté permettra d’élargir son utilisation dans un environnement domestique. Il pourrait également être utilisé en cas d’urgence et « conduire les personnes malvoyantes dans davantage d’endroits ».

L’équipe d’ingénieurs de Gao teste actuellement le chien-guide robotisé sur le terrain et collabore avec Suochen Robot Co en vue de sa commercialisation. On ne sait pas encore quand ils entreront en production, mais le prix de chaque chien ne sera probablement pas très avantageux pour le porte-monnaie.

https://global.sjtu.edu.cn/en/news/view/1775