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14 Mar, 2024

Un robot escalade des éoliennes en mer et peint sous l’eau

Un robot escalade des éoliennes en mer et peint sous l’eau

The Crawfish (L’écrevisse) est actuellement exposée à l’exposition Oceanology International à Londres.

Un nouveau robot sous-marin expérimental est très prometteur pour l’entretien des plateformes d’énergie renouvelable en mer. Parce qu’il est capable de grimper sur des surfaces sous-marines verticales – et de les peindre – il est connu sous le nom de « Crawfish » (écrevisse).

Qu’elles exploitent la puissance du vent, des courants de marée ou des vagues, les structures énergétiques offshore doivent être régulièrement inspectées, entretenues et réparées. Des plongeurs sont généralement recrutés pour effectuer les aspects sous-marins de ces travaux, mais le recours à ce personnel peut s’avérer coûteux et chronophage… sans parler des risques encourus par les plongeurs eux-mêmes.

C’est là que le Crawfish entre en jeu. Développé par des scientifiques du groupe de recherche allemand Fraunhofer Smart Ocean Technologies, l’appareil captif est en fait composé de deux éléments reliés entre eux.

En haut, un véhicule télécommandé BlueROV2, disponible dans le commerce et fabriqué par la société californienne Blue Robotics. En bas, une unité à chenilles dotée de quatre roues en élastomère à entraînement direct et d’une série d’outils tels qu’une caméra, une brosse et une tête de lecture spéciale pour les capteurs.

Le Crawfish s’active sous l’eau, avec une vue de sa caméra (en médaillon).

Le robot ne pesant que 22 kg, il peut être descendu dans l’eau par deux ou trois ouvriers humains – aucune grue n’est nécessaire. Une fois l’appareil immergé, un opérateur en surface le dirige à distance vers la structure à l’aide de la caméra et des propulseurs du BlueROV2.

Lorsqu’il atteint la surface verticale de la plate-forme, les propulseurs du BlueROV appliquent jusqu’à 90 Newtons (9 kg-force) de force « descendante » (ou horizontale, selon le point de vue), ce qui maintient le Crawfish fermement en place. Le robot se déplace ensuite sur la surface à l’aide de ses roues motorisées.

Pendant ce temps, sa caméra est utilisée pour vérifier à distance si la peinture anticorrosion de la structure n’est pas endommagée, tandis que sa tête de lecture est utilisée pour obtenir sans fil des données provenant des colliers de capteurs CoMoBelt situés à différents endroits de la plate-forme. Ces colliers, fabriqués par Fraunhofer, détectent les fissures dans les soudures par le biais d’émetteurs-récepteurs ultrasoniques intégrés.

Si la peinture est endommagée, elle peut être réparée à l’aide d’un matériau de revêtement en deux parties injecté dans la brosse télécommandée du robot. Les soudures défectueuses pourraient également être réparées à l’aide d’une tête de soudage embarquée.

Dans sa forme actuelle, le Crawfish peut descendre jusqu’à une profondeur maximale de 50 m et est capable de ramper (avec une force de traction de 50 newtons) pendant 25 minutes par charge de batterie.

https://www.smart-ocean.fraunhofer.de/en/projects/underwater-maintenance-via-robot.html