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28 Mai, 2024

Le drone Responder surveille les situations d’urgence et peut même intervenir

Le drone Responder surveille les situations d’urgence et peut même intervenir

Le drone Responder recharge sa batterie entre deux utilisations dans une station robotisée Responder, d’où il peut s’envoler en moins de cinq secondes.

Ne serait-ce pas génial de voir un drone utiliser des lumières bleues et rouges clignotantes et une sirène pour poursuivre des escrocs ? Le quadcoptère Responder est équipé de ces deux éléments, ainsi que d’autres dispositifs conçus pour accélérer les délais d’intervention en cas de délit ou d’autre urgence.

Fabriqué par la start-up Brinc, basée à Seattle aux Etats-Unis, le Responder est destiné aux forces de police, aux pompiers, aux services d’ambulance et à d’autres organismes de première intervention.

Outre ses feux et sa sirène, le drone autonome est également équipé d’une caméra optique HD à zoom 40x, d’une caméra thermique, d’un projecteur, d’un système de communication bidirectionnel comprenant un haut-parleur et un microphone, ainsi que d’un système de charge utile qui permet à l’aéronef de transporter et de larguer des articles de sauvetage tels que des auto-injecteurs d’adrénaline (EpiPens), des défibrillateurs externes automatisés, des appareils de flottaison personnels et de la naloxone (pour traiter les overdoses d’opioïdes).

Le drone Responder est marqué en fonction du type de service qu’il fournit, tout comme une voiture de police ou une ambulance

L’idée est que plusieurs Responder soient stationnés dans toute la ville, chacun étant protégé à l’intérieur de son propre « nid de charge » robotisé Responder Station lorsqu’il n’est pas utilisé.

Lorsqu’un appel au 911 aux Etats-Unis ou le 15 et le 18 en France est effectué, il est relayé au répartiteur approprié, celui-ci peut décider d’envoyer l’intervenant disponible le plus proche sur le lieu de l’urgence – l’aéronef peut apparemment décoller de sa station d’intervention en moins de cinq secondes. Selon le scénario, une équipe d’intervention humaine plus lente peut également être envoyée.

Pendant que le drone est en route, un flux en direct de ses caméras sera relayé au service d’urgence concerné via la 4G, et visualisé sur le navigateur LiveOps spécifique au système. Une fois que l’aéronef arrive sur les lieux – ce qui, dans l’idéal, ne prend pas plus de 70 secondes – un membre du service d’urgence est en mesure d’avoir une conversation en temps réel avec la ou les personnes concernées grâce au système de communication bidirectionnelle du drone.

Cette conversation peut consister à donner des instructions sur l’utilisation d’un EpiPen fourni, etc. ou à désamorcer une situation potentiellement violente. On estime que pour environ 25 % des incidents, il ne sera pas nécessaire d’envoyer une équipe humaine.

Les dispatchers suivent la progression du drone – et peuvent le contrôler à distance – via le navigateur LiveOps de Brinc.

Le quadcoptère lui-même peut voler jusqu’à 42 minutes d’affilée, une charge complète de sa batterie prenant 40 minutes. Il peut voler de manière autonome (avec l’aide d’un système de prévention des collisions avant) ou être contrôlé à distance. Dans ce dernier cas, il peut être piloté soit sur place à l’aide d’une télécommande portable, soit depuis le centre de répartition.

Brinc accepte actuellement les demandes de renseignements de la part d’éventuels clients commerciaux ou municipaux.

https://brincdrones.com/responder