Skip to main content

22 Jan, 2024

Un patch cutané contrôlé par smartphone libère plusieurs médicaments à la demande

Un patch cutané contrôlé par smartphone libère plusieurs médicaments à la demande

Le patch à la demande spatio-temporel (SOP : Spatiotemporal On-Demand Patch), est recouvert d’un matériau protecteur de type sparadrap dans le monde réel.

Personne n’aime se faire piquer fréquemment, ni même devoir prendre plusieurs médicaments par voie orale tout au long de la journée. Un nouveau patch portable pourrait y remédier, en administrant sans douleur différents médicaments à travers la peau lorsqu’il est déclenché par un smartphone.

Baptisé « Spatiotemporal On-Demand Patch » (SOP), ce dispositif expérimental a été créé à l’université de Caroline du Nord aux Etats-Unis, par une équipe dirigée par les professeurs Wubin Bai et Juan Song. Il s’agit d’une variante d’un type de gadget existant connu sous le nom de patch à micro-aiguilles.

Habituellement, ces patchs se présentent sous la forme de petites feuilles de polymère dont la face inférieure est recouverte d’un réseau de minuscules picots pointus chargés de médicaments (appelés micro-aiguilles). Lorsque le patch est appliqué sur le corps, les aiguilles pénètrent sans douleur dans la couche supérieure de la peau. Elles se dissolvent ensuite de manière inoffensive et libèrent leur charge pharmaceutique dans le corps.

Le SOC est un peu différent, car il comporte un circuit électrique sur sa surface supérieure, ses aiguilles peuvent être chargées individuellement de différents médicaments et toutes les aiguilles sont recouvertes d’une fine couche d’or. Lorsque le patch est initialement appliqué sur la peau, cette couche empêche les aiguilles de se dissoudre.

Toutefois, lorsqu’il est activé par un signal sans fil émis par un smartphone (ou un ordinateur) situé à proximité, le SOC chauffe une ou plusieurs micro-aiguilles, ce qui entraîne la désintégration de l’or qui les recouvre. L’aiguille elle-même est alors exposée directement à la peau, se dissout et libère sa charge utile en l’espace de 30 secondes. Comme c’est le cas avec d’autres patchs à micro-aiguilles, le médicament pénètre d’abord dans le liquide interstitiel entre les cellules de la peau, puis est transporté dans la circulation sanguine.

Dans les tests de laboratoire réalisés jusqu’à présent, le SOP a été utilisé avec succès pour administrer de multiples doses de mélatonine à des souris. On espère que cette technologie pourra être utilisée à terme pour traiter des maladies chroniques telles que la maladie d’Alzheimer, en administrant différents médicaments tout au long de la journée selon un programme prédéterminé.

« La beauté de ce dispositif est qu’il peut contenir des dizaines, voire des centaines, de médicaments concentrés et qu’il peut programmer leur libération séquentielle automatiquement », précise Juan Song.

https://www.nature.com/articles/s41467-023-44532-0

https://news.unchealthcare.org/2024/01/wireless-drug-patch-shows-promise-as-chronic-disease-treatment-delivery-system/