Souveraineté des données : les entreprises françaises peinent à contrôler les accès

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La localisation des données ne suffit pas à garantir leur maîtrise. Une étude menée auprès de 300 organisations françaises révèle que 62 % n’ont ni visibilité complète sur les personnes qui peuvent accéder à leurs données, ni stratégie pour atténuer les risques d’exfiltration liés aux tensions géopolitiques ou aux interruptions de service.

Les entreprises françaises semblent disposées à privilégier des solutions locales, même si cela implique des compromis. Selon le volet français du Global Data Sovereignty Report 2026, réalisé par Vanson Bourne pour Everpure, 81 % des organisations interrogées accepteraient de renoncer à certaines fonctionnalités avancées pour travailler avec un fournisseur cloud local ou souverain.

Mais le choix de l’hébergement ne règle pas à lui seul la question du contrôle. 62 % des répondants déclarent ne pas avoir une visibilité complète sur les personnes pouvant accéder à leurs données, les contrôler ou les gérer. La même proportion ne dispose d’aucune stratégie d’atténuation face aux risques d’exfiltration liés aux tensions géopolitiques ou aux interruptions de service.

Les entreprises sont pourtant conscientes des conséquences possibles : 93 % estiment qu’un échec en matière de souveraineté des données entraînerait un risque financier ou réputationnel important. Malgré cela, 58 % ne disposent pas de stratégie formelle. Seules 7 % placent la protection contre les demandes d’accès de gouvernements étrangers parmi leurs priorités majeures, et 11 % donnent la priorité à la réduction de leur dépendance envers des fournisseurs technologiques étrangers.

Le mouvement vers des infrastructures locales ou souveraines est néanmoins engagé. 37 % des entreprises ont déjà transféré la majorité ou la totalité de leurs données vers ces environnements. Elles pourraient être 53 % à le faire dans les trois prochaines années. En parallèle, 34 % limitent déjà l’usage de plateformes SaaS reposant sur des infrastructures d’hébergement non nationales.

« Le défi pour les dirigeants ne consiste pas uniquement à savoir où leurs données sont hébergées », déclare Rahiel Nasir, Research Director et Lead Analyst, Worldwide Digital Sovereignty chez IDC.

Il souligne la nécessité de maîtriser les accès et transferts de données, y compris les métadonnées, et de prendre en compte les risques liés aux fournisseurs et aux juridictions. Pour Alex McMullan, Chief Technology Officer, International chez Everpure, une stratégie de souveraineté doit donc considérer les personnes qui peuvent accéder aux données, les règles juridiques applicables et les risques d’interruption des services. L’étude, commandée par Everpure et menée par Vanson Bourne, s’appuie sur les réponses de 300 organisations françaises.

https://www.everpuredata.com/fr

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