La puce effectue des tests de résistance sur les cellules sanguines pour vérifier si le sang donné est encore suffisamment bon.

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Bien que le sang donné soit généralement conservé au réfrigérateur pendant 42 jours maximum, il ne reste pas nécessairement utilisable aussi longtemps.

Chaque année, des millions de personnes donnent leur sang, sauvant ainsi d'innombrables vies. Après un don, le plasma et les globules blancs sont séparés des globules rouges, qui constituent le produit sanguin le plus fréquemment transfusé. Dans la plupart des pays, les globules rouges peuvent être conservés au réfrigérateur – sous forme liquide – pendant 42 jours maximum.

Au fil du temps, les globules rouges subissent des modifications structurelles : leurs membranes s’affaiblissent et des déchets métaboliques nocifs s’accumulent. De ce fait, la solution de globules rouges devient moins adaptée à la transfusion, raison pour laquelle elle ne peut plus être utilisée après six semaines.

Voici le problème : même conservé dans les mêmes conditions et pendant la même durée, le sang donné ne vieillit pas à la même vitesse. La qualité des globules rouges et leur vitesse de dégradation peuvent varier considérablement selon le métabolisme, le mode de vie, le poids, le sexe et l’âge du donneur. Or, ces variations sont souvent négligées dans les hôpitaux et les centres de transfusion sanguine. La principale raison ? Le manque de méthodes rapides et abordables pour mesurer la qualité du sang conservé juste avant la transfusion.

Des chercheurs de l'Université du Colorado à Boulder et de l'Université du Colorado à Anschutz ont mis au point un dispositif compact, peu coûteux et facile à utiliser pour résoudre ce problème.

« Notre vision est de créer une puce de la taille d'une pièce de dix cents que l'on pourrait brancher sur son téléphone portable », explique Xiaoyun Ding, professeure agrégée au département de génie mécanique Paul M. Rady de l'université de Boulder. « Elle pourrait utiliser l'appareil photo du téléphone et une application pour afficher les résultats en seulement deux minutes. »

Comment ça marche ? La puce génère des ondes acoustiques, semblables aux ondes sonores, mais qui ne mettent en mouvement que la couche supérieure de la puce, qui contient des électrodes. Une minuscule goutte de sang est déposée à sa surface, et lorsqu'un courant électrique traverse la puce, les ondes acoustiques font vibrer les globules rouges et les chauffent jusqu'à ce qu'ils se rompent. C'est en quelque sorte un test de résistance miniature pour les cellules sanguines : plus elles se rompent rapidement, moins le sang est sain.

Le fonctionnement interne de la puce

Au cours des expériences, des échantillons de sang provenant de plusieurs donneurs sains ont été analysés chaque semaine pendant 42 jours. Les résultats ont montré qu'avec le temps, les globules rouges de certains donneurs se dégradaient plus rapidement à des températures plus basses que ceux d'autres donneurs, entraînant une baisse significative de la qualité du sang avant même sa date de péremption officielle.

Générer des vibrations sur une puce minuscule n'est pas chose aisée ; les chercheurs ont donc vérifié si la chaleur seule pouvait suffire. Ils ont contrôlé la température avec précision durant les tests afin de pouvoir comparer équitablement les résultats entre les donneurs et au fil du temps. Mais cela n'a pas fonctionné. Sans les vibrations acoustiques, il était impossible de détecter les différences entre les globules rouges selon les donneurs.

Cette technologie démontre que la durée de conservation et les différences biologiques entre donneurs influent sur la qualité des globules rouges. En identifiant les échantillons sanguins de moindre qualité, les hôpitaux peuvent les utiliser en priorité plus rapidement, garantissant ainsi une meilleure prise en charge des patients. Le dispositif permet également de prédire la qualité du sang transfusé.

Il reste encore beaucoup de travail à accomplir avant que cette méthode puisse être largement adoptée dans les hôpitaux, mais à l'avenir, les chercheurs espèrent appliquer la même approche pour mesurer différents facteurs qui affectent les cellules sanguines ou les niveaux de protéines dans le sang.

https://www.colorado.edu/today/2026/01/21/donated-blood-has-shelf-life-new-test-tracks-how-its-aging

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