De l'IA aux objets connectés : l'OMS présente un plan mondial pour les outils de santé numérique
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Place à la santé numérique ! Les montres connectées et les applications de santé ne sont pas réservées aux sportifs et aux personnes ayant accès à des soins de pointe : l’Organisation mondiale de la santé (OMS) compte sur ces dispositifs et d’autres technologies numériques pour améliorer la santé et le bien-être dans le monde entier.
Face à une population mondiale de plus en plus connectée, l'OMS a réaffirmé sa stratégie mondiale visant à encourager l'utilisation des outils de santé numériques.
L’objectif ? Inciter les pays à utiliser les outils de santé numérique pour soutenir la couverture sanitaire universelle et améliorer le bien-être dans le monde entier.
L’OMS définit la couverture sanitaire universelle comme « l’accès de tous à l’ensemble des services de santé de qualité dont ils ont besoin, au moment et à l’endroit où ils en ont besoin, sans difficultés financières ».
Le plan actualisé, intitulé « Stratégie mondiale pour la santé numérique 2020-2027 », publié le 1er décembre, présente une stratégie continue visant à mobiliser et à organiser les pays afin qu’ils utilisent de manière responsable les outils de santé numérique dans un domaine en constante évolution. L’OMS prévoit également de mettre à jour et de réviser à nouveau cette stratégie pour la période 2028-2033.
L'OMS affirme que la santé numérique englobe tout, des applications de santé de base sur un téléphone aux technologies de pointe comme l'intelligence artificielle (IA), l'analyse des mégadonnées et les objets connectés intelligents.
Les rendre accessibles, abordables et sûrs pour un public plus large sont des objectifs clés.
Selon l'OMS, au moins 129 pays ont mis en place des stratégies de santé numérique et plus de 1 600 responsables gouvernementaux ont reçu une formation en santé numérique et en intelligence artificielle.
La stratégie de santé numérique de l'OMS repose sur quatre piliers :
Travailler ensemble et partager les connaissances : cet objectif vise à inciter les pays et les partenaires à dialoguer et à partager des informations à l'échelle mondiale afin de garantir la qualité, la sécurité et la sûreté des produits de santé numériques, en particulier ceux commercialisés directement auprès des consommateurs.
Mise en œuvre des stratégies numériques nationales : cet objectif vise à aider chaque pays à élaborer sa stratégie nationale de santé numérique. L’OMS définit neuf composantes essentielles, notamment un leadership et une gouvernance solides, des modèles d’investissement durables et le développement d’un personnel de santé compétent en matière de numérique , pour une mise en œuvre efficace.
Développer la gouvernance numérique en santé : cet objectif vise à mettre en place des structures de gouvernance pérennes aux niveaux national et international. Il souligne la nécessité de normes élevées communes en matière de sûreté, de sécurité, de confidentialité , d’interopérabilité et d’utilisation éthique des données de santé, notamment pour les technologies utilisant l’IA et le big data.
Priorité aux systèmes de santé centrés sur l’humain : ce pilier préconise des solutions de santé numérique qui placent les personnes – patients, familles, communautés et professionnels de santé – au cœur du dispositif. Il vise à améliorer la culture numérique en santé au niveau de la population et à promouvoir des approches inclusives afin de garantir que les technologies numériques n’aggravent pas les inégalités.
L’OMS souligne le potentiel de ces outils , notant que des technologies telles que les soins virtuels , la surveillance à distance et l’analyse des mégadonnées « ont démontré leur capacité à améliorer les résultats en matière de santé en améliorant le diagnostic médical, les décisions de traitement fondées sur les données, les thérapies numériques, les essais cliniques, l’autogestion des soins et les soins centrés sur la personne ».
Ils soulignent que la santé numérique est appelée à jouer un rôle central dans la couverture sanitaire universelle, la préparation aux pandémies et les systèmes résilients face au changement climatique.