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14 Juil, 2022

Le système autonome de fret souterrain de la Suisse vise une entrée en service en 2031

Le système autonome de fret souterrain de la Suisse vise une entrée en service en 2031

Cargo Sous Terrain commence à travailler sur le premier tronçon de 70 km d’un système autonome de transport souterrain de marchandises.

Bien moins optimiste sur le plan technologique que le projet Hyperloop-TT Hyperport, Cargo Sous Terrain semble avoir beaucoup plus de chances de se réaliser, avec sa première série de 10 arrêts et de 70 km de tunnels souterrains qui devrait commencer à transporter des marchandises en 2031.

L’idée est de mettre au point un système de transport entièrement autonome, sans émissions, pour les petites cargaisons, afin de soulager le réseau routier qui, selon les prévisions, devrait subir une augmentation de près de 40 % du trafic d’ici 30 ans. Mais là où le projet Hyperloop-TT vise à faire circuler des conteneurs entiers autour de l’Europe à des vitesses transsoniques de 1 220 km/h dans des tubes sous vide à très faible traînée, Cargo Sous Terrain (CST) adopte une approche beaucoup plus humble et réalisable.

Chaque tunnel aura un diamètre d’environ 6 m et un sol plat divisé en trois voies. Le long de ces voies, des pelotons de petites nacelles se déplaceront à une vitesse de 30 km/h environ. Ces nacelles seront assez grandes pour contenir une ou deux palettes, et il y aura des nacelles réfrigérées pour les produits frais et autres. Elles seront propulsées par des moteurs électriques et seront alimentées par des rails à induction.

Des ascenseurs soulèveront et abaisseront les nacelles entre les plates-formes logistiques en surface et les tunnels souterrains.

Les nacelles seront chargées dans les installations logistiques en surface, puis descendues dans les sections de la rampe d’accès du système de tunnels par des ascenseurs. Les voies extérieures des tunnels seront à sens unique, tandis que les voies intérieures pourront être configurées de manière dynamique pour éviter les embouteillages si un grand nombre de nacelles attendent un seul ascenseur.

CST estime que trois milliards de francs suisses (~3 milliards d’euros) permettront de construire et de rendre opérationnel le premier tronçon, entre Zurich et Härkingen/Niederbipp, et affirme qu' »aucune subvention n’est utilisée pour construire l’infrastructure et exploiter le tunnel ». En effet, il semble que le projet sera entièrement financé par des fonds privés ; le Conseil fédéral suisse a exclu tout cofinancement de la CST par des fonds publics – mais le gouvernement suisse a mis en place une nouvelle législation pour ouvrir la voie à la réalisation du projet, ce qui permet à la société d’avoir accès à quelque 100 millions de dollars d’investissements privés préfinancés pour se lancer.

L’entreprise n’a pas encore commencé à poser les fondations, mais elle est entrée dans la phase d’obtention du permis de construire et a commencé à rechercher et à étudier les emplacements des dix premiers hubs, en donnant la priorité aux endroits qui permettront de réduire au maximum le trafic routier. Si tout se passe comme prévu, le réseau de tunnels de la CST s’étendra sur quelque 500 km à travers le pays, de Genève à Saint-Gall, avec de courtes lignes secondaires vers Bâle, Lucerne et Thoune.

L’ensemble du projet vise à utiliser des énergies renouvelables

Outre la diminution du trafic de surface, le CST est conçu pour avoir un impact minimal sur la vie quotidienne des citoyens. Il sera plus ou moins invisible à l’œil, presque silencieux, et fonctionnera entièrement à l’énergie renouvelable. La société ne semble pas avoir prévu de services de transport de passagers, une décision qui simplifie grandement les choses. En effet, tout cela semble plutôt raisonnable et faisable.

https://www.cst.ch/wp-content/uploads/2022/06/220602_MM_CST_E_final.pdf