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Auteur/autrice : infohightech

Un robot escaladeur grimpe des murs rugueux grâce à des pinces bio-inspirées

Le robot LORIS, ici en train d’escalader un mur en béton

Des scientifiques ont créé un robot quadrupède bio-inspiré qui grimpe comme aucun autre. Il s’accroche aux surfaces verticales rugueuses à l’aide d’un mécanisme unique, très efficace et en même temps relativement simple.

Si certains robots expérimentaux utilisent des systèmes de préhension par succion pour grimper sur des surfaces lisses, cette technologie ne fonctionne pas sur des surfaces rugueuses comme la roche, où il est impossible de former un joint.

Une alternative consiste à utiliser ce que l’on appelle des préhenseurs microspinaux ou microcrochets. Celles-ci intègrent une série de minuscules crochets pointus qui s’accrochent aux petits coins et recoins de la surface à escalader. Les crochets se détachent de la surface lorsque la pince est soulevée pour passer à l’étape suivante.

Certains préhenseurs microspinaux ou microcrochets sont passifs et s’appuient sur le poids du corps suspendu du robot pour maintenir une prise. Ce type de préhenseur fonctionne bien sur les murs relativement plats, mais il a du mal à s’adapter aux surfaces plus irrégulières, comme les falaises, qui nécessitent une stratégie d’escalade plus variée.

Les préhenseurs actifs microspinaux contournent cette limitation en incorporant des actionneurs électriques qui enfoncent délibérément un anneau de crochets dans la surface, maintenant ainsi une prise motorisée qui fonctionne dans n’importe quelle direction. Cependant, ces dispositifs sont souvent encombrants, gourmands en énergie et mécaniquement complexes, et leur vitesse d’ascension est plutôt lente.

C’est là qu’intervient le robot quadrupède LORIS.

LORIS a été développé en partenariat avec la NASA, en vue de l’exploration d’autres planètes

Nommé d’après un marsupial grimpeur – et aussi d’après les mots « Lightweight Observation Robot for Irregular Slopes » (robot d’observation léger pour les pentes irrégulières) – l’appareil a été créé par Paul Nadan, Spencer Backus, Aaron M. Johnson et des collègues du laboratoire de robotique de l’université Carnegie Mellon.

À l’extrémité de chacune des quatre pattes du robot se trouve une pince à microcrochets évasée, incorporant deux groupes d’épines disposées à angle droit l’une par rapport à l’autre. La pince est reliée à la jambe par une articulation passive du poignet. En d’autres termes, la pince se déplace en fonction de ce que fait la jambe.

Chacune des microcrochets de LORIS est constituée d’un hameçon encapsulé dans un corps en plastique imprimé en 3D

À l’aide d’une caméra de détection de profondeur et d’un microprocesseur embarqués, le robot avance stratégiquement ses jambes de telle sorte que lorsque la pince d’une jambe s’accroche à la surface d’escalade, la pince d’une jambe opposée – de l’autre côté du corps, à l’autre extrémité du corps – le fait également.

Tant que ces deux jambes diagonalement opposées maintiennent une tension vers l’intérieur sur leurs pinces, celles-ci restent fermement attachées à la surface. Les deux autres pattes opposées du robot sont, quant à elles, libres de faire le pas suivant vers le haut. Il s’agit d’une stratégie d’escalade inspirée des insectes, connue sous le nom de saisie dirigée vers l’intérieur (DIG).

Selon les chercheurs, LORIS combine la légèreté, la vitesse, l’efficacité énergétique et la simplicité des préhenseurs passifs à microépines avec la fermeté et l’adaptabilité des préhenseurs actifs. En outre, le robot est conçu pour être facile et peu coûteux à fabriquer.

Un article sur cette étude a récemment été présenté à la Conférence internationale sur la robotique et l’automatisation.

https://www.ri.cmu.edu/publications/loris-a-lightweight-free-climbing-robot-for-extreme-terrain-exploration

https://www.cmu.edu

Les robots grimpeurs sont à la mode depuis quelques années. Des chercheurs du Korea Advanced Institute of Science and Technology ont mis au point en 2022, un robot à quatre pattes capable de grimper sur des murs et des plafonds en fer et en acier, comme le décrit une étude publiée mercredi dans la revue Science Robotics. Ils l’ont appelé MARVEL, abréviation de « Magnetically Adhesive Robot for Versatile and Expeditious Locomotion » (robot à adhésif magnétique pour une locomotion polyvalente et rapide). Il ne pèse qu’environ 5 kg et n’est pas plus grand qu’un petit chiot d’environ 13 cm de long.

De son côté, comme sa forme ressemble un peu à un avocat, ce robot innovant se nomme Avocado. Il est développé actuellement avec le soutien du Fonds national suisse. Un solide boîtier renferme une technologie qui permet à l’engin de se déplacer de façon autonome dans la canopée.

En 2019, en combinant, entre autres, des ventouses et des tuyaux de douche, des chercheurs japonais en robotique ont créé un robot d’escalade mural à corps souple qui s’inspire d’un des ventouses congénitales de la nature : la sangsue. Ce robot, surnommé LEeCH pour les raisons citées auparavant, peut grimper sur des surfaces verticales dans toutes les directions et – notamment – faire la transition d’un côté à l’autre du mur. Les chercheurs l’appellent « la première réalisation au monde dans le développement d’un robot souple et flexible, capable de se déplacer librement sur un mur ».

Et plus récemment, un nouveau robot inspiré de l’escargot pouvait grimper aux murs. Inspirés par ce phénomène, des chercheurs ont présenté un mécanisme de « succion coulissante » et mis au point un robot à succion coulissante, qui présente une capacité de glissement comparable à celle des escargots ». Le mucus jouant un rôle important dans le mécanisme de succion coulissante, l’équipe a utilisé l’eau comme mucus artificiel bon marché, facile d’accès et propre pour aider le robot à glisser tout en maintenant la succion. Ils ont optimisé les matériaux de la ventouse, conçu le système mécatronique du robot et ont pu démontrer les applications pratiques du robot, telles que le transport d’une masse de 200 g et l’évitement d’obstacles. Le robot a également démontré sa capacité à glisser sous forte charge en transportant une masse de 1 kg, dix fois plus lourde que lui.

Le drone hydraulique multirotor écossais pour une grande capacité de charge et à longue portée entre en production

Les essais du prototype du drone utilitaire FC100 sont terminés et Flowcopter a gelé la conception pour entrer en production.

La société écossaise à l’origine d’un nouveau drone utilitaire de transport lourd utilisant un moteur à combustion interne et des moteurs hydrauliques a gelé les plans de conception et se prépare à la production après des essais en vol réussis au Danemark.

Comme expliqué en 2022, « les moteurs à essence, avec leurs courbes de couple bizarres, ne sont pas assez réactifs pour maintenir l’équilibre d’un multicoptère face à des vents qui changent rapidement ». La solution de Flowcopter à ce problème consiste à utiliser un moteur à combustion interne pour entraîner un système de transmission hydraulique qui, à son tour, fait tourner les pales du rotor.

« Cette technologie de transmission confère au drone un rapport poids/puissance élevé, ce qui permet de transporter des charges utiles plus importantes sur de plus longues distances », explique Rob Menzies, de la société. « Elle offre également un haut niveau de contrôle à chacune des quatre hélices.

Les essais en vol du drone utilitaire FC100 ont récemment été effectués avec succès à l’aéroport Hans Christian Anderson au Danemark.

L’objectif initial était de construire un drone utilitaire capable de voler pendant six heures avec un seul réservoir d’essence tout en transportant des charges utiles allant jusqu’à 150 kg. Menzies nous a expliqué que le FC100 qui vient de subir avec succès des essais en vol à l’aéroport Hans Christian Andersen d’Odense, au Danemark, avait un poids maximal au décollage de 450 kg  – y compris une charge utile de 100 kg  – et un rayon d’action de 100 km.

Ce drone faisait partie d’une série initiale de trois exemplaires, dont l’un a déjà été vendu à « un grand équipementier aérospatial ». La phase suivante est déjà en cours et aboutira à un multirotor lourd capable de transporter une charge utile de 200 kg – et c’est cette conception qui « constituera la base de notre production future ».

Des appareils plus grands sont également prévus, une variante capable de transporter plus de 350 kg devant être mise au point d’ici la fin de l’année. En attendant, Flowcopter cherche à obtenir l’autorisation d’effectuer des essais en vol pour une démonstration au Royaume-Uni d’ici le mois de juin.

De nombreuses autres sociétés travaillent sur le même sujet. Par exemple, en 2022, Elroy Air a présenté une version de préproduction d’un drone cargo autonome capable de transporter des charges de 227 kg sur 482 km, et FedEx prévoyait de mettre ces capacités à l’épreuve.

Plus en arrière, en 2020, Avidrone adoptait une approche à « 2 têtes » ou 2 moteurs, pour la livraison des cargaisons. Aujourd’hui, le 740T d’Avidrone est la nouvelle génération en matière de mobilité du fret aérien sur les premiers et intermédiaires kilomètres, révolutionnant le transport de fret aérien grâce à une efficacité logistique améliorée, une réduction des émissions et des coûts réduits. Équipé du pilote automatique G4 d’Avidrone, leader mondial, les opérations du 740T ne nécessitent aucune compétence de pilotage. Sa charge utile en termes de frêt est de 227 kg, transportés sur 724 km.

Sans oublier un drone chinois, le Xian HH-100 capable de transporter une tonne sur 1500 km.

https://www.flowcopter.com/news/the-fc100-takes-flight-in-denmark

HoloBike vise à mettre les cyclistes en salle au cœur de l’action 3D sans lunettes

Le système immersif HoloBike est actuellement sur Kickstarter

Le cyclisme en salle pourrait bientôt devenir beaucoup plus attrayant. Le système HoloBike combine un vélo stationnaire avec un écran holographique 3D immersif et interactif… et il n’oblige pas les cyclistes à porter des casques ou des lunettes VR encombrants.

Tout d’abord, il existe déjà des plateformes comme Zwift et Bkool qui permettent aux cyclistes en salle de parcourir des routes ou des sentiers virtuels affichés sur leur ordinateur portable, leur tablette ou leur téléviseur. Cela dit, le paysage qui passe est bien évidemment une animation informatique visualisée sur un écran.

Il existe même des systèmes pour les personnes en fauteuil roulant baptisé Wheely-X

Des plates-formes comme VRide et BitGym adoptent une approche quelque peu différente, en utilisant des séquences vidéo à la première personne de véritables itinéraires de conduite qui accélèrent et ralentissent en synchronisation avec la vitesse de pédalage de l’utilisateur. Mais encore une fois, tout se résume à regarder un écran plat.

La startup californienne Saga Holographic a décidé de proposer une alternative plus immersive sous la forme de HoloBike, qui fait actuellement l’objet d’une campagne Kickstarter.

HoloBike s’adapte à une plage de hauteur de 150 cm jusqu’à 193 cm

Inventé par le cycliste et ancien chercheur de Google VR Samuel Matson, le système est basé sur un vélo stationnaire à entraînement par courroie équipé d’un écran vidéo LCD 4K de 27 pouces. Cet écran est recouvert d’une fine feuille de micro-lentilles, qui coupent essentiellement l’image en une série de dalles verticales étroites.

Le résultat est ce que l’on appelle un affichage de champ lumineux stéréoscopique , qui produit un effet 3D sans utiliser de lunettes spéciales. Lorsqu’une personne regarde le réseau de microlentilles sous différents angles, la perspective de l’image affichée change en conséquence.

Par conséquent, alors que les deux yeux du pilote HoloBike observent simultanément la perspective changeante des images qui passent, la personne se perçoit comme avançant dans un espace tridimensionnel (ou du moins, c’est ce que dit Saga). Pour renforcer encore l’effet immersif, une caméra infrarouge de détection de profondeur située sur l’écran suit en permanence la position du corps du pilote, provoquant également un changement électronique de la perspective des images .

Tous les itinéraires sont basés sur des scans volumétriques 3D de sentiers du monde réel

Les visuels d’itinéraires à la première personne du système sont créés en effectuant des analyses volumétriques 3D de routes et de sentiers réels dans divers endroits du monde. En d’autres termes, il ne s’agit pas seulement de CGI créés à partir de zéro, mais ils contiennent également plus d’informations que de simples séquences vidéo 2D du monde réel. On nous dit que cinq à six itinéraires de 32 à 40 km chacun, devraient être disponibles lorsque le système sera expédié, avec des itinéraires supplémentaires continuellement ajoutés par la suite.

Et pour une touche de réalisme supplémentaire, la résistance électromagnétique du volant d’inertie du vélo augmente à mesure que les collines à l’écran sont gravies et diminue à mesure que ces collines sont descendues. La résistance change également en réponse au changement de vitesse virtuel, qui s’effectue à l’aide des boutons situés sur le guidon.

En supposant que HoloBike atteigne la production, une promesse de don de 2 599 $ US vous permettra d’acquérir votre propre configuration. Le prix de détail prévu est de 2 999 $.

https://www.saga.inc

https://www.kickstarter.com/projects/saga-holographic/holobike

Un timbre de la taille d’un timbre-poste qui lit le flux sanguin dans le cerveau va être commercialisé

Le prototype du timbre à ultrasons, avec un centime pour l’échelle

Un timbre à ultrasons portable pourrait bientôt sauver des vies en surveillant le flux sanguin dans le cerveau des patients hospitalisés. Le dispositif n’a que la taille d’un timbre-poste et fonctionne en continu, contrairement aux méthodes traditionnelles.

Actuellement, pour vérifier le flux sanguin cérébral de patients tels que ceux qui se remettent d’un accident vasculaire cérébral, un technicien tient une sonde à ultrasons contre le côté de la tête de la personne. Selon les scientifiques de l’université de Californie à San Diego, cette approche présente deux inconvénients.

D’une part, la précision des mesures obtenues de cette manière varie en fonction des compétences de chaque technicien. D’autre part, les relevés sont généralement effectués à intervalles espacés tout au long de la journée. Cela signifie que les variations du flux sanguin qui ont lieu entre ces moments ne sont pas détectées. C’est là que le patch de l’UC San Diego est conçu pour intervenir.

Ce dispositif extensible, souple et en silicone reste collé à l’une des tempes du patient pendant toute la durée de son séjour à l’hôpital. Pendant cette période, il surveille et enregistre en permanence le flux sanguin dans le cerveau.

Le patch incorpore plusieurs couches d’électronique extensible, y compris des couches d’électrodes en cuivre et de transducteurs piézoélectriques. Lorsqu’ils sont stimulés par un courant électrique, les transducteurs produisent des ondes ultrasonores de 2 mégahertz qui se propagent dans le cerveau et sont réfléchies par les principales artères.

À l’aide d’un système d’imagerie ultrasonore ultrarapide, un ordinateur câblé analyse les échos ultrasonores pour produire un modèle numérique 3D en temps réel des artères, montrant leur volume, leur angle et leur position actuels. Lors d’essais en laboratoire effectués sur 36 volontaires sains, la technologie a permis de mesurer le débit systolique maximal, le débit moyen et la vitesse du flux sanguin en fin de diastole avec autant de précision qu’une sonde à ultrasons manuelle traditionnelle.

Des essais cliniques sur des patients atteints d’affections neurologiques sont maintenant prévus, ainsi qu’une version autonome et sans fil du patch. La technologie est commercialisée par l’entreprise dérivée Softsonics.

https://www.nature.com/articles/s41586-024-07381-5

https://today.ucsd.edu/story/wearable-ultrasound-patch-enables-continuous-non-invasive-monitoring-of-cerebral-blood-flow

Les écouteurs AI permettent à l’utilisateur d’écouter une seule personne dans une foule, en la regardant une seule fois

Les chercheurs ont utilisé l’IA attachée à des écouteurs disponibles dans le commerce pour isoler la voix d’un locuteur dans une foule bruyante simplement en le regardant. Le code de leur système de suppression du bruit de niveau supérieur est disponible gratuitement si vous souhaitez créer le vôtre.

Il est difficile d’entendre ce que dit une personne dans un espace bondé et bruyant où de nombreuses autres personnes parlent. Cela est particulièrement vrai pour les personnes malentendantes. Bien que les aides auditives modernes utilisent une technologie de suppression du bruit, elles ne peuvent pas éliminer complètement le bruit de fond.

Des chercheurs de l’Université de Washington (UW) ont mis au point une solution pour mieux entendre dans un environnement bruyant. À l’aide d’écouteurs antibruit ordinaires équipés d’IA, ils ont développé un système capable de distinguer la voix d’un locuteur simplement en le regardant une seule fois.

« Nous avons désormais tendance à considérer l’IA comme des chatbots basés sur le Web qui répondent aux questions », a déclaré Shyam Gollakota, professeur à la Paul G. Allen School of Computer Science and Engineering de l’UW et auteur principal de l’étude. « Mais dans ce projet, nous développons une IA pour modifier la perception auditive de toute personne portant des écouteurs, en fonction de ses préférences. Grâce à nos appareils, vous pouvez désormais entendre clairement un seul locuteur, même si vous êtes dans un environnement bruyant avec de nombreuses autres personnes qui parlent.« 

Les écouteurs disponibles dans le commerce sont équipés de microphones et d’un bouton

Le système « Target Speech Hearing » (THS) développé par les chercheurs est simple mais efficace. Les écouteurs disponibles dans le commerce sont équipés de deux microphones, un sur chaque oreillette. Tout en regardant la personne qu’il souhaite entendre, l’utilisateur appuie une fois sur un bouton situé sur le côté du casque, pendant trois à cinq secondes. Les ondes sonores de la voix de ce locuteur atteignent les deux microphones simultanément (il y a une marge d’erreur de 16 degrés) et sont envoyées à un ordinateur de bord, où un logiciel d’apprentissage automatique apprend les modèles vocaux du locuteur. La voix de l’orateur est alors isolée et canalisée via les écouteurs, même lorsqu’il bouge, et les bruits parasites sont filtrés.

La vidéo ci-dessous montre à quel point les écouteurs sont efficaces. Ils filtrent rapidement le bruit ambiant pour se concentrer sur l’enceinte, supprimant ainsi le bruit généré par une personne parlant au téléphone à proximité (à l’intérieur) et une fontaine extérieure très bruyante.

Les écouteurs AI filtrent le bruit pour que vous puissiez entendre une seule voix dans la foule

À quelle vitesse l’IA peut-elle traiter la voix de l’orateur et supprimer les sons indésirables ? Lors des tests, les chercheurs ont constaté que leur système avait une latence de bout en bout de 18,24 millisecondes. A titre de comparaison, un clignement des yeux dure entre 300 et 400 millisecondes. Cela signifie qu’il n’y a pratiquement aucun décalage entre regarder quelqu’un que vous souhaitez écouter et entendre uniquement sa voix dans vos écouteurs ; tout se passe en temps réel.

Ils ont soumis leur système THS à 21 sujets, qui ont évalué la suppression du bruit fournie par les écouteurs dans des environnements intérieurs et extérieurs réels. En moyenne, les sujets ont évalué la clarté de la voix de l’orateur presque deux fois plus élevée que lorsqu’elle n’était pas traitée.

Leur système THS s’appuie sur la technologie « d’audition sémantique » que les chercheurs de l’UW avaient précédemment développée. Comme THS, cette technologie utilisait un algorithme d’IA exécuté sur un smartphone connecté sans fil à des écouteurs antibruit. Le système auditif sémantique pourrait identifier des bruits comme le chant des oiseaux, les sirènes et les alarmes.

Actuellement, le nouveau système ne peut filtrer qu’un locuteur cible à la fois et uniquement lorsqu’aucune autre voix forte ne vient de la même direction que l’orateur. Mais si l’utilisateur du casque n’est pas satisfait de la qualité du son, il peut rééchantillonner la voix de l’orateur pour améliorer la clarté. Les chercheurs travaillent à étendre leur système aux écouteurs et aux appareils auditifs. Et ils ont rendu leur code THS accessible au public sur GitHub afin que d’autres puissent s’en servir. Le système n’est pas disponible dans le commerce.

Les chercheurs ont présenté leurs travaux plus tôt ce mois-ci lors de la conférence sur l’interaction ordinateur-humain (CHI) de l’Association of Computing Machinery (ACM) sur les facteurs humains dans les systèmes informatiques, qui s’est tenue à Honolulu, à Hawaï, où ils ont reçu une mention honorable . Le document de recherche non publié est disponible ici .

https://www.washington.edu/news/2024/05/23/ai-headphones-noise-cancelling-target-speech-hearing

L’IA s’apprête à inaugurer un nouveau niveau de services de conciergerie au public

Des chercheurs explorent comment les systèmes intelligents peuvent améliorer le secteur hôtelier

Les services de conciergerie basés sur l’intelligence artificielle ont le potentiel d’améliorer la façon dont les hôtels et autres entreprises de services interagissent avec les clients, suggère un nouveau document. 

Dans le premier travail visant à introduire le concept, les chercheurs ont décrit le rôle qu’un concierge IA, un assistant technologiquement avancé, peut jouer dans divers domaines du secteur des services ainsi que les différentes formes qu’un tel assistant pourrait incarner. 

Leur article envisage un gardien virtuel qui, en combinant le traitement du langage naturel, les données comportementales et l’analyse prédictive, anticiperait les besoins d’un client, suggérerait certaines actions et automatiserait les tâches de routine sans avoir à recevoir d’ordre explicite de le faire. 

Bien qu’il nous faudra encore des années pour trouver un assistant aussi compétent, Stephanie Liu, auteure principale de l’article et professeure agrégée de gestion hôtelière à l’Ohio State University , et ses collègues se sont inspirés de plusieurs domaines contemporains, notamment la gestion des services, la psychologie, les relations homme-machine, la recherche sur l’interaction et l’éthique, pour détailler les opportunités et les défis qui pourraient découler de la gestion des rencontres humaines par un concierge IA. 

« Le secteur des services traditionnel utilise des concierges pour les clients haut de gamme, ce qui signifie que seules quelques personnes y ont accès », a déclaré Stephanie Liu. « Désormais, grâce à l’aide de la technologie de l’IA, tout le monde peut avoir accès à un concierge offrant des expériences supérieures. »

Partant de là, les avantages de l’intégration de l’IA dans le service client sont doubles : cela permettrait aux entreprises d’offrir une disponibilité et une cohérence 24 heures sur 24 dans leurs opérations, ainsi que d’améliorer la manière dont les individus interagissent avec les organisations de services professionnels, a-t-elle déclaré. 

De plus, à mesure que la main-d’œuvre plus jeune se tourne vers des emplois plus axés sur la technologie et que les voyages internationaux deviennent plus courants, l’IA générative pourrait être une solution appropriée pour faire face aux demandes croissantes des tendances changeantes de l’hôtellerie, a déclaré Stephanie Liu. 

« Le développement de la technologie de l’IA pour les hôtels, les restaurants, les soins de santé, le commerce de détail et le tourisme présente un grand potentiel », a-t-elle déclaré. 

L’article a été publié récemment dans le Journal of Service Management . 

Malgré les avantages sociaux et économiques associés à la mise en œuvre de telles machines, l’efficacité des concierges IA dans l’accomplissement d’une tâche dépend à la fois de la situation spécifique et du type d’interface utilisée par les consommateurs, précise Stephanie Liu. 

Il existe quatre formes principales qu’une aide intelligente pourrait prendre, chacune avec des attributs distinctifs qui offriraient aux consommateurs différents niveaux de commodité, selon Stephanie Liu. 

Le premier type est une interface de dialogue qui utilise uniquement du texte ou de la parole pour communiquer, comme ChatGPT, un agent conversationnel souvent utilisé pour poser des questions et obtenir une assistance en temps réel. Beaucoup de ces dispositifs interactifs sont déjà utilisés dans les hôtels et les bâtiments médicaux pour effectuer des réservations sans contact ou pour connecter les consommateurs à d’autres services et ressources. 

Le second est un avatar virtuel qui utilise une apparence numérique vivante et une personnalité pleinement formée pour favoriser un lien émotionnel plus profond avec le consommateur. Cette méthode est souvent utilisée pour les consultations en télésanté et les programmes d’apprentissage en ligne.  

La troisième itération est une projection holographique dans laquelle une image 3D simulée est introduite dans le monde physique. Selon le document, cela convient parfaitement aux scénarios dans lesquels l’impact visuel est souhaité, mais où l’assistance physique elle-même n’est pas nécessaire. 

Le document complète la liste en suggérant un concierge IA qui se présenterait comme un robot tangible ou tactile. Cette forme offrirait les expériences sensorielles les plus humaines et serait probablement capable d’exécuter plusieurs tâches physiques, comme transporter des bagages lourds. 

Certaines entreprises internationales ont déjà développé ces outils de pointe pour une utilisation limitée. Un concierge robotique, connu sous le nom de Sam , a été conçu pour aider les personnes vivant dans des résidences pour personnes âgées en les aidant à s’enregistrer, à évaluer les risques de chute et à soutenir le personnel dans les tâches non médicales. Un autre déployé à l’aéroport international d’Incheon en Corée du Sud a aidé les consommateurs à s’orienter vers leur destination et a proposé des recommandations de premier ordre en matière de shopping et de restauration. 

Pourtant, à mesure que les algorithmes informatiques avancés deviennent de plus en plus étroitement liés à notre vie quotidienne, les experts du secteur devront probablement tenir compte des préoccupations des consommateurs en matière de confidentialité lorsqu’ils décideront quand et où mettre en œuvre ces systèmes d’IA. Une façon de résoudre ces problèmes serait de créer un concierge IA avec une mémoire limitée ou d’autres murs de sécurité pour protéger les données personnelles stockées, telles que l’identité et les informations financières, a déclaré Stephanie Liu.  

« Différentes entreprises en sont à des stades différents avec cette technologie », a déclaré Stephanie Liu. « Certains disposent de robots capables de détecter les émotions des clients ou de prendre des données biométriques, tandis que d’autres disposent de robots très basiques. Cela ouvre la voie à un niveau de service totalement différent auquel nous devons réfléchir de manière critique.

De plus, le document note que le fait de disposer d’une diversité d’options de conciergerie parmi lesquelles les consommateurs peuvent choisir est également avantageux du point de vue de la santé mentale.

Parce que l’IA est considérée comme ayant moins d’action que ses homologues humains, elle pourrait aider à atténuer les situations de service psychologiquement inconfortables qui pourraient survenir en raison de la façon dont les consommateurs pensent qu’ils pourraient être perçus par un concierge humain. Cette appréhension réduite concernant l’opinion d’une machine peut encourager des niveaux de confort accrus et entraîner des réponses plus favorables quant au succès du concierge IA, a déclaré Stephanie Liu. 

En fin de compte, il reste encore beaucoup de tests multidisciplinaires à réaliser pour garantir que ces technologies peuvent être appliquées de manière généralisée et équitable. Stephanie Liu ajoute que les recherches futures devraient chercher à déterminer comment certains éléments de conception, tels que le sexe perçu, l’origine ethnique ou la voix de ces assistants robotiques, auraient un impact sur la satisfaction globale des consommateurs. 

https://news.osu.edu/ai-poised-to-usher-in-new-level-of-concierge-services-to-the-public

L’IA repose sur la surveillance de masse, avertit la patronne de Signal

Meredith Whittaker a déclaré que les inquiétudes concernant la surveillance et celles concernant l’IA étaient « deux façons d’aborder la même chose

Les outils d’IA qui traitent les chiffres, génèrent du texte et des vidéos et trouvent des modèles dans les données reposent sur la surveillance de masse et exercent un contrôle sur nos vies, a déclaré jeudi à l’AFP la patronne de l’application de messagerie cryptée Signal.

A l’occasion de VivaTech à Paris, la plus grande conférence européenne sur les start-ups où les acteurs de l’industrie vantent les mérites de leurs produits, Meredith Whittaker a déclaré que les inquiétudes sur la surveillance et celles sur l’IA étaient « deux façons d’appréhender la même chose ».

« Les technologies d’IA dont nous parlons aujourd’hui reposent sur la surveillance de masse », a-t-elle déclaré.

« Elles nécessitent d’énormes quantités de données qui sont les dérivés de ce modèle commercial de surveillance de masse qui s’est développé dans les années 90 aux États-Unis et qui est devenu le moteur économique de l’industrie technologique.« 

Meredith Whittaker, qui a passé des années à travailler pour Google avant de contribuer à l’organisation d’un débrayage du personnel en 2018 sur les conditions de travail, a créé l’AI Now Institute à l’Université de New York en 2017.

Elle fait désormais campagne pour la protection de la vie privée et s’insurge contre les modèles commerciaux construits sur l’extraction de données personnelles.

Et elle dit clairement qu’elle n’a pas confiance dans le fait que l’industrie de l’IA évolue dans la bonne direction.

Déséquilibres de pouvoir

Les systèmes d’IA sont avides de données à saisir, mais ils en produisent également de grandes quantités.

Même si elles sont incorrectes, ces données « ont le pouvoir de classer, d’ordonner et de diriger nos vies d’une manière qui devrait nous préoccuper tout autant », a-t-elle déclaré.

Elle a également souligné les déséquilibres de pouvoir créés par une industrie contrôlée par « une poignée de géants de la surveillance » qui « n’ont pas de comptes à rendre ».

« La plupart d’entre nous ne sont pas les utilisateurs de l’IA », a-t-elle déclaré.

« La plupart d’entre nous sont soumis à son utilisation par nos employeurs, par les forces de l’ordre, par les gouvernements, par qui que ce soit.« 

« Ils ont leurs propres objectifs, mais ce ne sont pas forcément des objectifs qui nous profitent ou qui profitent à la société.« 

Selon elle, un exemple frappant est la façon dont les entreprises d’IA aiment à dire qu’elles aident à trouver des solutions à la crise climatique.

En fait, elles reçoivent de l’argent des entreprises de combustibles fossiles et leur technologie est utilisée pour trouver de nouvelles ressources à extraire.

« Car, bien sûr, où sont les revenus ? Il ne s’agit pas de sauver le climat », a-t-elle déclaré. « Il s’agit de contrats massifs avec BP, Exxon et d’autres grandes compagnies pétrolières et gazières.« 

En fin de compte, elle a soutenu que les Européens ne devraient pas penser en termes de concurrence avec les grandes entreprises américaines d’intelligence artificielle.

Une autre option pourrait être de « réimaginer une technologie qui puisse servir des sociétés plus démocratiques et plus respectueuses des droits ou pluralistes ».

https://techxplore.com/news/2024-05-ai-mass-surveillance-boss.html

L’utilisation d’appareils intelligents pour programmer les transports publics à la demande permet d’économiser du temps et de l’argent

Les habitants des banlieues ont souvent du mal à bénéficier de transports en commun fiables et accessibles – les usagers se plaignent souvent de la rareté des horaires et des longs temps d’attente. Souvent, les agences de transport ne sont pas en mesure de fournir des bus supplémentaires car la densité de population dans ces zones est généralement faible.

Le transport à la demande (ODT en anglais pour On-Demand Transit) est une méthode de transport innovante qui améliore l’accessibilité et la qualité du service tout en réduisant les coûts d’exploitation.

Malgré la croissance rapide des services de transport à la demande dans plusieurs villes du Canada et des États-Unis, le mécanisme de dépôt des demandes de transport auprès de nombreux fournisseurs de services de transport à la demande reste tributaire d’applications mobiles, d’appels téléphoniques ou de sites web.

Cependant, les préoccupations en matière de protection de la vie privée peuvent conduire les passagers à hésiter à utiliser les applications mobiles pour réserver un trajet. De plus, les personnes qui n’ont pas accès à un téléphone se heurtent à des obstacles dans l’accès à ces services.

Informations en temps réel

La recherche menée par la société canadienne BusPas étudie le potentiel de l’ODT en simulant une nouvelle configuration qui utilise des dispositifs intelligents installés aux arrêts de bus. Les dispositifs SCiNe (Smart City Network) sont utilisés pour la communication locale avec les passagers et leur fournissent également des informations en temps réel. Des prototypes de dispositifs SCiNe, développés par BusPas, Inc. ont été installés à des arrêts de bus à Montréal et à Laval, au Québec.

Un panneau d’arrêt de bus sur lequel est fixé un dispositif SCINe fonctionnant à l’énergie solaire et connecté un arrêt de bus à Montréal. (BusPas)

Les dispositifs SCiNe fournissent des informations utiles, telles que l’heure d’arrivée prévue, les retards potentiels et le nombre de passagers des services de transport en commun. La fourniture de ces informations en temps réel peut améliorer la satisfaction des passagers tout en permettant aux agences de transport de prendre des décisions fondées sur des données qui optimisent les opérations.

Dans la configuration proposée, les passagers se trouvant à un arrêt de bus équipé d’un SCiNe utilisent l’appareil pour demander une course. Dès réception de la demande du passager, chaque SCiNe envoie à l’agence de transport des informations, notamment l’emplacement de l’arrêt de bus, l’heure de la demande et l’emplacement de la destination.

L’agence reçoit également des données en temps réel de la flotte de véhicules, principalement des fourgonnettes, qui circulent sur le réseau. Ces données lui permettent de connaître en permanence le statut des véhicules en termes de disponibilité, de position actuelle, d’emplacements demandés et d’itinéraires.

Optimisation des horaires et des itinéraires

Les données en temps réel reçues des véhicules et des SCiNes sont transmises à l’algorithme de répartition.

L’algorithme de répartition est chargé de faire correspondre dynamiquement les passagers aux véhicules disponibles en tenant compte de différents paramètres tels que les temps d’attente et de détour. L’algorithme tient également compte de la manière dont deux ou plusieurs demandes peuvent être traitées simultanément.

Lorsqu’il attribue des trajets aux passagers, l’algorithme tient compte de la disponibilité des véhicules, de la proximité du lieu où se trouve le passager et de la durée prévue du trajet. Une fois qu’un véhicule est attribué à un passager, l’algorithme détermine l’itinéraire optimal pour que le véhicule l’atteigne. Pour sélectionner le meilleur itinéraire, il tient compte des conditions de circulation en temps réel, de la distance et de la durée estimée du trajet.

L’algorithme de répartition affecte les véhicules aux passagers, et ces derniers reçoivent des informations personnalisées par l’intermédiaire du SCiNes, y compris le temps d’attente estimé. Les véhicules reçoivent également des informations sur les passagers qui doivent être pris en charge et sur l’emplacement des arrêts de bus.

Mise en œuvre des services à la demande

La configuration proposée a été mise en œuvre pour simuler un service de transport à la demande sur le premier kilomètre, c’est-à-dire l’étape initiale du trajet d’un banlieusard. Terrebonne, une banlieue de Montréal, a été choisie comme zone d’étude, et le service de transport à la demande proposé a été comparé au service de transport en commun par autobus existant dans cette zone.

Les résultats des simulations suggèrent que si un tel service ODT était disponible, les usagers des transports en commun verraient leur temps de trajet réduit par rapport à l’utilisation d’un service de bus régulier. L’ODT rationalise les déplacements en transport public, les rendant plus rapides et plus fluides.

Si un tel système était développé et adopté à grande échelle, l’ODT pourrait avoir un impact important sur l’organisation et la performance des transports en commun dans les banlieues. En utilisant des technologies innovantes, telles que les dispositifs SCiNe et des algorithmes de répartition sophistiqués, l’ODT offre une méthode potentielle pour améliorer l’accessibilité, réduire les temps de trajet et améliorer l’expérience globale des usagers des transports en commun.

Ici, cela se passe au Canada.

https://theconversation.com/using-smart-devices-to-schedule-on-demand-public-transportation-can-save-time-and-money-227101

Alibaba Cloud se développe à l’international en investissant fortement sur l’IA

Selina Yuan, présidente de l’activité internationale d’Alibaba Cloud Intelligence, a annoncé qu’Alibaba Cloud renforce ses investissements à l’international pour stimuler l’innovation en matière d’IA.

Alibaba Cloud, la branche data intelligence et technologie numérique d’Alibaba Group, se développe à l’international avec comme premier pays le Mexique puis prévoit d’ouvrir des data centers supplémentaires en Malaisie, aux Philippines, en Thaïlande et en Corée du Sud, au cours des trois prochaines années. Cet investissement sur des marchés clés vise à améliorer son offre cloud et IA pour ses clients internationaux, tout en renforçant ses partenariats et en favorisant le développement de talents en intelligence artificielle afin de développer l’expertise numérique de demain.

“Face à l’augmentation rapide de la demande en IA dans tous les secteurs, nous renforçons notre engagement à développer notre infrastructure IA et à améliorer nos capacités cloud dans le monde entier”, a déclaré Selina Yuan, présidente des activités internationales d’Alibaba Cloud Intelligence, lors de l’Alibaba Cloud Global Summit à Paris. “Parallèlement, nos initiatives en matière de développement de talents, en collaboration avec des universités internationales et des partenaires locaux sur nos marchés clés, permettront de doter davantage la génération à venir des compétences requises en matière d’IA.”

Model Studio, la première plateforme de développement d’IA générative d’Alibaba Cloud, sera bientôt disponible pour les clients internationaux.Les clients peuvent accéder à la famille de modèles de langage Qwen d’Alibaba Cloud, pour faciliter le développement d’applications d’IA générative personnalisées.

Cela comprend des modèles propriétaires et open source ainsi que des capacités multimodales avec des tailles allant de 0,5 milliard à plusieurs centaines de milliards de paramètres. Des outils et des services supplémentaires de mise au point de modèles et d’inférence seront disponibles au cours du second semestre, ce qui favorise le développement de tâches d’IA plus sophistiquées avec un meilleur rapport coût-efficacité. 

Alibaba Cloud a annoncé approfondir sa collaboration avec SAP pour lancer une solution entreprise pour les petites et moyennes entreprises (PME) en Asie afin de les aider à un déploiement rapide et des capacités d’expansion à la demande.

En combinant les capacités de gestion globale de SAP Business One avec l’infrastructure évolutive, sécurisée et rentable d’Alibaba Cloud, cette solution intégrée de gestion d’entreprise basée sur le cloud fournit aux PME un système de planification des ressources d’entreprise (ERP) puissant et évolutif sur le cloud, sans qu’il soit nécessaire d’effectuer un investissement initial substantiel.

S’appuyant sur la technologie « compute nest » d’Alibaba Cloud, la nouvelle solution offre une intégration plus transparente des services SAP Business One afin aux produits et services à Alibaba Cloud, ce qui permet aux partenaires SAP Business One de déployer rapidement la solution pour leurs clients sur le cloud. Cette synergie permet aux PME de faire face aux fluctuations du marché avec agilité, d’optimiser leur efficacité opérationnelle et de saisir les opportunités de croissance.

Alibaba Cloud développe un cours de formation Salesforce sur Alibaba Cloud en Chine. Ce cours exclusif est conçu pour les entreprises multinationales et met l’accent sur l’utilisation et la maîtrise de la plateforme CRM Salesforce, ainsi que de ses fonctionnalités et produits intégrés et localisés fonctionnant sur Alibaba Cloud et pris en charge par ce dernier en Chine.

Depuis sa disponibilité exclusive sur Alibaba Cloud en Chine depuis fin 2023, Salesforce a aidé les marques multinationales à répondre aux besoins uniques du marché chinois tout en assurant la cohérence de ses produits Salesforce mondiaux, notamment Salesforce Sales Cloud, Service Cloud et Salesforce Platform.

Conçu pour les débutants, le cours permet aux participants d’appréhender la navigation et l’utilisation du système et de ses fonctionnalités localisées sur l’infrastructure cloud de confiance d’Alibaba Cloud. Cette formation leur apprend à migrer et à s’intégrer dans l’écosystème Salesforce, favorisant ainsi une synergie et une coordination plus efficaces au sein d’un environnement de travail mondial. 

Le déploiement progressif du programme à grande échelle vise à doter plus de 10 000 participants des compétences nécessaires pour maîtriser la plateforme Salesforce en Chine d’ici fin 2025.

Alibaba Cloud a annoncé un nouveau partenariat avec Demos Group, un organisme de formation leader en Europe. Ils développeront une série de cours en ligne Alibaba Cloud, axés sur le cloud computing, l’analyse de données et l’IA conçus pour améliorer les compétences numériques des entreprises clientes de Demos.

Alibaba Cloud s’associe également à OxValue.AI, une entreprise de deep-tech de l’Université d’Oxford, afin d’élargir la gamme des capacités d’Alibaba Cloud comme les services d’évaluation basés sur l’IA. Alibaba Cloud collabore avec plusieurs universités internationales telles que l’Université de Reading, l’Université des sciences sociales de Singapour, l’Université technologique King Mongkut de Thonburi Université en Thaïlande, l’Université Arovy à Madagascar ou encore l’Université Saint Thomas du Mozambique. Ces collaborations permettent de former une nouvelle génération d’experts en matière d’IA.

Alibaba Cloud a été choisie par de nombreux clients internationaux pour ses capacités de cloud computing de confiance et ses technologies d’IA éprouvées, qui jouent un rôle central dans leur parcours de transformation numérique accélérée et la poursuite de l’innovation en matière d’IA :

  • Le groupe LVMH, leader mondial des produits de haute qualité, et Alibaba Group ont annoncé un partenariat élargi visant à repousser les limites de l’expérience du luxe en Chine, en s’appuyant sur les technologies cloud d’Alibaba, à travers des innovations dans le retail, alimentées par l’IA et le site e-commerce Tmall. LVMH a déjà commencé à intégrer les capacités d’IA générative d’Alibaba Cloud, notamment Qwen, le « large language model » propriétaire d’Alibaba, et Model Studio, une plateforme complète de construction de modèles d’IA. Cette intégration ouvre la voie à la création d’applications et de services inédits, soulignant ainsi l’engagement du Groupe de luxe à rester leader de l’innovation et exploiter au mieux les dernières technologies pour améliorer l’offre de produits et de services haut de gamme, tout en favorisant une croissance axée sur l’innovation. 
  • FathomX, une entreprise d’IA dans le domaine de la santé numérique issue de l’Université nationale de Singapour, a utilisé l’infrastructure d’Alibaba Cloud pour soutenir son système de détection du cancer du sein basé sur l’IA. Le partenariat a permis une réduction annuelle de 27,6 % des coûts d’infrastructure. Ce gain d’efficacité permet à FathomX d’étendre ses activités et de fournir des solutions de santé sophistiquées dans le monde entier.
  • Fédération internationale de canoë (ICF) : Alibaba Cloud aide ICF à trouver des moyens de mesurer et d’améliorer la durabilité de ses événements dans le monde entier depuis qu’ils ont signé une collaboration stratégique l’année dernière. Dans le prolongement de ce partenariat stratégique, l’ICF explorera le potentiel d’utilisation des solutions ESG pilotées par l’IA d’Alibaba Cloud pour réduire l’impact environnemental et l’empreinte carbone lors de ses événements, et organisera conjointement des activités durables pour promouvoir les efforts de collaboration. 

https://www.alibabacloud.com

La stimulation vertébrale non invasive reçoit un coup de pouce (actuel) 

La nouvelle stimulation vertébrale d’Onward Medical utilise des électrodes non invasives pour stimuler l’activité et la croissance nerveuses. L’ARC-EX offre cinq fois l’ampérage d’appareils similaires

En 2010, Melanie Reid est tombée de cheval et est restée paralysée sous les épaules. « Vous pensez : « Je suis là où je suis ; rien ne va changer », a-t-elle déclaré, mais plusieurs années après son accident, elle a participé à un essai médical d’un nouvel appareil de rééducation non invasif capable de délivrer plus de stimulation électrique que des appareils similaires sans nuire à l’utilisateur. Pour Melanie Reid, l’utilisation de l’appareil a entraîné de légères améliorations dans sa capacité à utiliser ses mains et des changements significatifs dans sa vie quotidienne.

« Tout le monde pense qu’avec une blessure à la colonne vertébrale, tout ce que vous voulez, c’est pouvoir marcher à nouveau, mais si vous êtes tétraplégique, ce qui compte le plus, c’est de travailler vos mains », a déclaré Melanie Reid, chroniqueur au Times , dans le cadre d’une conférence de presse. Compte rendu. « Il n’y a pas de miracles en matière de blessures à la colonne vertébrale, mais de petits progrès peuvent changer la vie. »

Pour l’étude, Reid a utilisé un nouveau dispositif thérapeutique non invasif produit par Onward Medical . L’appareil, ARC-EX (« EX » signifiant « externe »), utilise des électrodes placées le long de la colonne vertébrale près du site de la blessure (dans le cas de la quadriplégie, le cou) pour favoriser l’activité nerveuse et la croissance pendant les exercices de physiothérapie. L’objectif est non seulement d’augmenter la fonction motrice pendant que l’appareil est fixé et opérationnel, mais aussi l’efficacité à long terme des exercices de rééducation. Une étude axée sur les capacités des bras et des mains chez des patients quadriplégiques a été publiée le 20 mai dans Nature Medicine .

Les chercheurs étudient la stimulation électrique comme traitement des lésions de la moelle épinière depuis environ 40 ans, mais « l’une des innovations de ce système utilise une forme d’onde à très haute fréquence », a déclaré le co-auteur Chet Moritz , neurotechnologue à l’Université de Washington. L’ARC-EXutilise une superposition de fréquence porteuse de 10 kHz, qui, selon les chercheurs, pourrait engourdir la peau sous l’électrode, permettant aux patients de tolérer un ampérage cinq fois plus élevé que celui des dispositifs exploratoires similaires. Pour Melanie Reid, cela s’est manifesté par un « bourdonnement » perceptible, étrange, mais pas douloureux.

L’étude a inclus 60 participants répartis sur 14 sites à travers le monde. Chaque participant a suivi deux mois de physiothérapie standard, suivis de deux mois de thérapie combinée avec l’ARC-EX. Bien que les aspects du traitement tels que le placement des électrodes soient assez standardisés, l’amplitude du courant était personnalisée pour chaque patient, et parfois des exercices individuels, a déclaré Moritz.

L’ARC-EX utilise un courant de 10 kilohertz pour fournir une stimulation plus forte aux personnes souffrant de lésions médullaires.

Plus de 70 pour cent des patients ont montré une augmentation d’au moins une mesure de la force et de la fonction entre le traitement standard et le traitement ARC-EX. Ces changements signifiaient également que 87 pour cent des participants à l’étude ont noté une certaine amélioration de leur qualité de vie dans un questionnaire de suivi. Aucun problème de sécurité majeur lié au dispositif ou au processus de rééducation n’a été signalé.

Onward demandera l’approbation de la Food and Drug Administration des États-Unis pour le dispositif d’ici la fin 2024, a déclaré Grégoire Courtine , co-auteur de l’étude, neuroscientifique et co-fondateur d’Onward Medical. Onward travaille également sur un stimulateur spinal implantable appelé ARC-IM ; d’autres approches prothétiques, telles que les exosquelettes robotiques, sont étudiées ailleurs. ARC-EX a été présenté comme une option de traitement non invasive et abordable, potentiellement importante, en particulier dans la fenêtre critique de récupération, environ un an après une lésion de la moelle épinière. Cependant, le prix d’une version commerciale pour les assureurs ou les patients est encore sujet à négociation.

L’ Organisation mondiale de la santé estime que plus de 15 millions de personnes souffrent de lésions médullaires. Chet Moritz estime qu’environ 90 pour cent des patients, même ceux dont les mains ne bougent pas, pourraient bénéficier de la nouvelle thérapie.

Dimitry Sayenko, qui étudie la guérison des lésions médullaires au Houston Methodist et n’a pas participé à l’étude, a salué la taille relativement importante de l’échantillon et son souci évident de la sécurité des patients. Mais il souligne que les mécanismes sous-jacents à la stimulation vertébrale ne sont pas bien compris. « Jusqu’à présent, c’est littéralement plug and play », a déclaré Sayenko. « Nous ne comprenons pas avec certitude ce qui se passe sous les électrodes ; nous ne pouvons que supposer ou spéculer indirectement. »

La nouvelle étude soutient l’idée selon laquelle la stimulation non invasive de la moelle épinière peut apporter certains avantages à certaines personnes, mais n’a pas été conçue pour aider à prédire qui en bénéficiera, précisément comment les personnes en bénéficieront ou comment optimiser les soins. Les auteurs de l’étude ont reconnu la portée limitée et la nécessité de recherches plus approfondies, qui pourraient aider à transformer les « gains minimes » actuels en ce que Dimitry Sayenko appelle « des effets plus importants, plus spectaculaires et plus robustes ».

https://spectrum.ieee.org/spinal-stimulation-arc-ex

Le premier patient Neuralink veut un robot Tesla qu’il peut contrôler avec son esprit

« Cela éliminerait probablement 90 pour cent des choses pour lesquelles j’ai besoin d’autres personnes. »

Maintenant que le premier patient de Neuralink, Nolan Arbaugh, est un expert dans l’art de jouer à des jeux vidéo et de jouer avec son ordinateur portable grâce à la puissance de son nouvel implant cérébral, il a dit à Wired qu’il aimerait aller plus loin et se procurer un  robot Tesla Optimus et contrôlez-le avec son esprit.

« Je pense que ce serait vraiment cool si j’avais un robot [Tesla] Optimus que je pourrais contrôler avec lui et qui ferait pratiquement tout pour moi et serait un gardien », a déclaré Nolan Arbaugh, tétraplégique, à Wired . « Cela éliminerait probablement 90 pour cent des choses pour lesquelles j’ai besoin d’autres personnes. »

Nolan Arbaugh aimerait également un véhicule Tesla auquel il pourrait se connecter via le dispositif Neuralink dans son cerveau et se déplacer en ville.

« Si je pouvais faire tout ça tout seul, ça changerait tout », a-t-il déclaré.

Pour l’instant, le fait que Nolan Arbaugh puisse effectuer des tâches quotidiennes avec son implant cérébral – mettre de la musique, allumer un livre audio ou la télévision – est une réalisation majeure pour lui, les scientifiques et chercheurs de Neuralink et d’autres patients handicapés envisageant d’essayer l’appareil. .

« Cela nécessite très peu de puissance cérébrale », a-t-il déclaré à propos de l’implant cérébral. « Ce à quoi je pense tout le temps, c’est exactement l’endroit où je veux que le curseur aille. »

L’implant est si puissant que Nolan Arbaugh envisage désormais de travailler et de gagner de l’argent à la maison pour aider sa famille et « ne pas être un fardeau ».

Dans un article récent sur la plateforme de médias sociaux X, anciennement Twitter, Nolan Arbaugh a déclaré qu’il souhaitait gagner de l’argent et éventuellement construire une maison pour sa famille. Il a lancé un sondage lui demandant s’il devait monétiser ses comptes de réseaux sociaux, diffuser ses activités de jeux vidéo en ligne, faire un GoFundMe ou tout ce qui précède (le gagnant était tout ce qui précède, avec 56 % des votes).

Être un fardeau pour sa famille semble être un facteur majeur qui pèse sur l’esprit d’Nolan Arbaugh, comme en témoigne l’ interview de Wired . Avant de recevoir l’implant, il était au lit la plupart du temps et prenait une douche tous les deux jours avec l’aide de sa famille.

Cela dit, il a admis qu’il avait quelques inquiétudes à propos de l’opération.

« La première est que je suis tétraplégique et que tout ce que j’ai, c’est mon cerveau », a-t-il déclaré dans l’interview accordée à Wired. « Laisser quelqu’un entrer là-dedans et faire des bêtises, c’est un gros engagement. Si quelque chose tourne mal, c’est un peu la fin pour moi. Mais je savais que je voulais aider, et je ne voulais pas laisser mes peurs m’en empêcher ».

Le problème majeur survenu depuis qu’il a reçu son implant est que certains fils à l’intérieur de son cerveau se sont détachés et que son implant a cessé de fonctionner aussi efficacement jusqu’à ce que Neuralink modifie le logiciel.

« Il semble que les fils se soient stabilisés, et même certains qui avaient été retirés de mon cerveau ont retrouvé leur chemin », a-t-il déclaré. « Je ne m’en inquiète plus maintenant. »

Avec l’annonce que Neuralink se prépare pour un deuxième essai sur des humains – bien que les législateurs américains soulèvent des questions sur les horribles essais sur les singes de l’entreprise – Nolan Arbaugh veut être un grand frère pour cette personne et la guider tout au long du processus.

« Je suis ravi d’avoir un ami dans ce dossier, quelqu’un avec qui comparer mes notes », a-t-il déclaré. « Ce serait bien d’avoir une perspective différente. »

https://futurism.com/neoscope/neuralink-patient-tesla-robot

Implant « bio-papier » : Électrothérapie personnalisée sans fil pour la maladie de Parkinson

Un papier biodégradable peut délivrer une stimulation électrique sans fil au cerveau

Selon une nouvelle étude, un papier biodégradable innovant qui adhère à la surface du cerveau comme un pansement et délivre une stimulation électrique sans fil, pourrait révolutionner le traitement de maladies neurologiques telles que la maladie de Parkinson et la maladie d’Alzheimer.

Les thérapies qui délivrent une stimulation électrique au cerveau pour traiter les maladies neurodégénératives telles que la maladie de Parkinson et la maladie d’Alzheimer se sont avérées efficaces. Pour réaliser cette stimulation cérébrale profonde (SCP), des électrodes sont implantées dans des zones du cerveau par de petits trous percés dans le crâne. Un dispositif ressemblant à un stimulateur cardiaque est également inséré sous la peau du thorax pour alimenter les électrodes.

L’insertion d’électrodes dans le cerveau comporte des risques, l’un d’entre eux étant que les fils porteurs de ces électrodes peuvent être mal placés, migrer ou se rompre. Des chercheurs de l’Institut national des sciences et technologies d’Uhlan (UNIST), en Corée du Sud, ont mis au point un implant biodégradable en « bio-papier », activé sans fil, qui évite ces problèmes.

« Le matériau développé offre des options de traitement personnalisées adaptées aux besoins individuels et aux caractéristiques physiques, simplifiant les processus de traitement, améliorant la flexibilité et la polyvalence des applications cliniques basées sur la stimulation électrique », a déclaré l’auteur principal de l’étude, Jun Kyu Choe, du département de science et d’ingénierie des matériaux de l’UNIST.

Le matériau est constitué de nanoparticules magnétoélectriques synthétisées (MEN), comprenant un noyau magnétostrictif et une enveloppe piézoélectrique qui peut générer un champ électrique lorsqu’un champ magnétique externe est appliqué. En termes simples, le noyau magnétostrictif convertit le champ magnétique appliqué en contrainte mécanique, que l’enveloppe piézoélectrique convertit en champ électrique.

La structure d’une MEN individuelle et son intégration dans une feuille de nanofibres poreuses

Les MEN cœur-coquille sont intégrés dans des nanofibres biodégradables électrofilées pour produire une feuille souple et légère, semblable à du papier, poreuse et biodégradable. La porosité du matériau garantit le passage de petites molécules importantes comme l’oxygène et les nutriments. Au bout de deux mois, le matériau était presque entièrement biodégradé.

« La combinaison de matériaux fibreux magnétoélectriques à l’échelle nanométrique et biodégradables offre des avantages par rapport aux dispositifs électroniques sans fil traditionnels au niveau du système qui reposent sur l’assemblage complexe de composants encombrants qui ne peuvent pas être reconçus après la fabrication », ont déclaré les chercheurs.

Le papier bioélectronique est souple et peut être coupé, roulé et plié

Grâce à ses propriétés physiques, le « papier » s’adapte aux surfaces courbes et complexes, comme celles du cerveau, et peut être coupé, roulé et plié tout en conservant sa fonctionnalité. En effet, il était suffisamment souple pour que les chercheurs créent un cylindre d’un rayon de 400 µm qui pouvait être enroulé autour d’un nerf et utilisé pour le régénérer. Il peut également être fabriqué à la taille souhaitée.

« En principe, le papier bioélectrique peut être simplement personnalisé à l’échelle d’un organe de plusieurs dizaines de centimètres ou miniaturisé à des échelles inférieures au micromètre pour des opérations peu invasives, et la magnétoélectricité ou la microstructure ne dépendent pas de son échelle », a déclaré Jiyun Kim, l’un des auteurs correspondants de l’étude. « Dans l’ensemble, notre papier bioélectrique, dont l’application est facile et étendue, pourrait ouvrir une nouvelle voie vers des implants bioélectroniques sans fil peu invasifs et biodégradables ».

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/adma.202311154

https://news.unist.ac.kr/flexible-biodegradable-and-wireless-magnetoelectric-paper-for-simple-in-situ-personalization-of-bioelectric-implants

Un film détecteur de proximité permet de communiquer en clignant des yeux

Le film a été présenté dans ces lunettes qui permettent au porteur de communiquer en clignant des yeux en code morse.

Les interfaces homme-machine telles que les écrans de smartphones seraient beaucoup plus propres et plus durables si nous n’avions pas à les toucher. Des scientifiques viennent de créer un film à détection de proximité qui rend ce scénario plus possible et plus pratique que jamais.

Tout d’abord, il existe déjà des « capteurs sans contact » chargés électriquement qui sont capables de détecter les mouvements d’objets proches grâce à leur effet sur les champs magnétiques et/ou électriques. Cela dit, ces dispositifs sont généralement difficiles à fabriquer, ils ne peuvent détecter que certains types d’objets et ils ne tiennent pas la charge très longtemps.

C’est là qu’intervient le nouveau film expérimental.

Mis au point par des scientifiques de l’université des sciences et technologies de Chine orientale (East China University of Science and Technology), il se compose de trois couches transparentes : du propylène éthylène fluoré (PEF) sur le dessus, un matériau conducteur d’électricité au milieu et une base d’élastomère flexible sur le dessous. Le PEF est un type de matériau connu sous le nom d’électret, ce qui signifie qu’il produit continuellement un champ électrostatique externe après avoir été initialement chargé.

Le film entier ne fait que 0,34 mm d’épaisseur.

Lorsqu’un objet quelconque s’en approche, la charge statique de cet objet interagit avec le champ électrostatique du PEF, provoquant un courant électrique dans la couche conductrice du film. En analysant l’intensité de ce courant, il est possible de déterminer la distance qui sépare l’objet du film.

Lors des tests, la technologie a permis de détecter des objets en verre, en caoutchouc, en aluminium et en papier, à des distances allant de 2 à 20 mm. De plus, elle a conservé sa charge électrique même après plus de 3 000 cycles d’approche et de retrait sur une période de près de deux heures.

Pour démontrer les capacités du film, les scientifiques l’ont appliqué à une lentille d’une paire de lunettes, où il a détecté les clignements de paupières du porteur par l’approche et le retrait de ses cils. Grâce à cette configuration, un sujet d’expérience a pu faire clignoter les initiales de l’université – E C U S T – en code morse.

Cette démonstration suggère qu’une fois développée, la technologie pourrait permettre aux personnes privées de la parole de communiquer ou d’avertir les conducteurs de leur état de somnolence. Et oui, elle pourrait également être utilisée dans des interfaces telles que les écrans tactiles sans contact.

https://www.acs.org/pressroom/presspacs/2024/may/flexible-film-senses-nearby-movements-featured-in-blink-tracking-glasses.html

https://pubs.acs.org/doi/10.1021/acsami.4c02741

Les nanocordes révolutionnaires vibrent plus longtemps que n’importe quel matériau à l’état solide

Vue d’artiste des nouvelles nanocordes qui, lorsqu’elles sont suspendues au-dessus d’une puce électronique, sont « l’équivalent de la fabrication de cordes de guitare en verre suspendues sur un demi-kilomètre sans presque aucun affaissement », selon la TU Delft

« Imaginez une balançoire qui, une fois poussée, continue de se balancer pendant près de 100 ans car elle ne perd presque aucune énergie à travers les cordes. » C’est ce que dit un chercheur de l’Université de technologie de Delft qui a aidé son équipe à accomplir un exploit parallèle à l’échelle nanométrique.

En créant leurs nanocordes super-vibratoires, Richard Norte et ses collègues de la TU Delft – ainsi que des scientifiques de l’Université Brown – ont étiré un brin de nitrure de silicium extrêmement résistant (Si3N4) sur une longueur de 3 cm (1,2 po) tout en le maintenant à une hauteur de 3 cm. épaisseur de seulement 70 nanomètres. Cela équivaut à « produire de manière fiable des structures céramiques d’un millimètre d’épaisseur, suspendues sur près d’un demi-kilomètre », écrivent les chercheurs dans un article publié dans Nature Communications.

« Notre processus de fabrication va dans une direction différente par rapport à ce qui est possible aujourd’hui dans la nanotechnologie », déclare Andrea Cupertino, co-auteur de l’étude, également de la TU Delft.

« Ces types de structures extrêmes ne sont réalisables qu’à l’échelle nanométrique, où les effets de la gravité et du poids entrent différemment », ajoute-t-elle. « Cela permet de réaliser des structures qui seraient irréalisables à notre échelle quotidienne, mais qui sont particulièrement utiles dans les dispositifs miniatures utilisés pour mesurer des grandeurs physiques telles que la pression, la température, l’accélération et les champs magnétiques, que nous appelons détection MEMS. »

Une fois les nanocordes fabriquées, elles ont été fixées au-dessus d’une micropuce. Il a ensuite été démontré que les cordes étaient capables de vibrer 100 000 fois par seconde sans perdre beaucoup de leur élan à température ambiante. Un tel exploit n’avait auparavant été démontré que par des matériaux proches du zéro absolu.

« Les nanocordes nouvellement développées présentent les facteurs de qualité mécanique les plus élevés jamais enregistrés pour tout objet de serrage dans des environnements à température ambiante ; dans leur cas, ils sont serrés sur une micropuce », indique le rapport de la TU Delft.

Norte ajoute que l’incroyable capacité vibratoire des nanocordes est due à leur structure et à leur composition, ce qui rend difficile la fuite d’énergie et également l’entrée du bruit ambiant.

« Cette innovation est essentielle pour étudier les phénomènes quantiques macroscopiques à température ambiante – des environnements où ces phénomènes étaient auparavant masqués par le bruit », explique-t-il. « Alors que les lois étranges de la mécanique quantique ne sont généralement visibles que dans des atomes uniques, la capacité des nanocordes à s’isoler de notre bruit vibratoire quotidien basé sur la chaleur leur permet d’ouvrir une fenêtre sur leurs propres signatures quantiques : des cordes constituées de milliards d’atomes. Dans les environnements quotidiens, ce type de capacité aurait des utilisations intéressantes pour la détection quantique. »

Les chercheurs affirment que leur découverte pourrait conduire à des microphones de nouvelle génération et à d’autres dispositifs acoustiques à l’échelle nanométrique, ou pourrait être utilisée pour créer des accéléromètres avancés pour la navigation. Les résonateurs mécaniques à rapport d’aspect élevé, comme on appelle les nanofils, sont également régulièrement utilisés dans les équipements de détection de précision tels que les détecteurs d’ondes macroscopiques.

Dans leur article, les scientifiques affirment également que des nanocordes possédant les mêmes qualités que celles qu’ils ont créées pourraient aider les chercheurs de matière noire, les études de l’entropie et du temps, ainsi que la compréhension du phénomène quantique connu sous le nom d’effet Casimir.

https://www.tudelft.nl/en/2024/me/news/strings-that-can-vibrate-forever-kind-of

Si la nourriture dans les avions est épouvantable, les compagnies aériennes misent désormais sur l’IA pour y remédier

Airbus développe des scanners embarqués pour évaluer les préférences des passagers.

Ne nous voilons pas la face : manger un plat préparé réchauffé dans une petite barquette avec des couverts en bois ou en plastique alors que l’on est entassé dans un siège d’avion n’a rien d’une expérience gastronomique. Mais les compagnies aériennes se tournent désormais vers les nouvelles technologies pour tenter de nous offrir davantage de ce que nous voulons et moins de ce qui nous fait regretter de ne pas avoir eu recours au distributeur automatique à la porte d’embarquement. On espère que l’IA aidera également le secteur aérien à réduire la quantité honteuse de déchets alimentaires.

Quel est donc le problème avec la nourriture des compagnies aériennes ? Selon un rapport récent, l’industrie du transport aérien génère environ 11 millions de tonnes de déchets de cabine chaque année, dont la moitié est attribuée à la nourriture et aux boissons jetées. Toutefois, il est difficile d’obtenir des chiffres exacts, car les estimations reposent en grande partie sur des suppositions en raison de la manière dont les déchets sont collectés et éliminés. Ce même rapport 2024 estime que la nourriture et les boissons laissées sur les plateaux coûtent au secteur plus de 5 millions de dollars par an, sans compter l’élimination des déchets, estimée à 50 millions de dollars.

Afin de rendre les passagers plus heureux et de réduire l’impact des restes de nourriture, Air New Zealand est une compagnie aérienne qui n’a pas tardé à exploiter le potentiel de l’intelligence artificielle pour rendre les repas en vol plus agréables, tout en réduisant les quantités de nourriture qui finissent incinérées ou mises en décharge.

En octobre dernier, la compagnie aérienne, en collaboration avec son partenaire de restauration LSG, a lancé un essai utilisant l’IA générative pour évaluer les succès et les échecs des repas en vol sur la ligne Los Angeles-Hong Kong.

En deux étapes, plus de 30 000 plateaux-repas ont été photographiés après le service, les données étant ensuite analysées par l’IA pour déterminer quels aspects du menu n’étaient pas satisfaisants. Air New Zealand a découvert que, étonnamment, on peut se faire des amis avec la salade, et a fait d’autres découvertes intéressantes sur les préférences des passagers.

« Par exemple, l’IA a révélé que des quantités de fromage bleu et de houmous à la betterave étaient souvent laissées dans l’assiette, nous allons donc prochainement remplacer ces ingrédients », a déclaré Nikhil Ravishankar, directeur numérique de la compagnie aérienne. « Sur notre menu économique [coach], nous savons aussi maintenant que les salades sont populaires lorsqu’elles sont à base de salade plutôt qu’à base de céréales, et nous chercherons à faire des changements ici aussi. »

Forte de ces enseignements, la compagnie aérienne envisage d’étendre l’expérimentation de l’IA à l’ensemble de ses itinéraires.

« Cela nous a permis de mieux comprendre ce qui a séduit les papilles dans toutes les cabines et de nous assurer que nous continuons à servir des plats dont nous savons que nos clients raffolent », a déclaré M. Ravishankar.

Air New Zealand n’est pas la seule à chercher à utiliser l’innovation pour améliorer ce qui est servi sur le plateau. En 2022, le géant de l’aéronautique Airbus a annoncé le Food Scanner, un appareil doté d’une intelligence artificielle qui se pose sur le bord du chariot de service et capture des images des repas distribués puis ramassés, tout en scannant également les codes-barres des boissons depuis le haut du chariot. Les données peuvent ensuite être analysées au sol, afin de dégager des tendances et d’autres statistiques susceptibles d’aider les compagnies aériennes à cibler les points problématiques dans leurs choix en matière de restauration.

« Les chiffres parlent d’eux-mêmes : on estime que chaque passager produit 1,43 kilogramme de déchets de cabine par vol », explique Michael Bauer, architecte de cabine et de fret chez Airbus. « La situation est d’autant plus critique que l’on s’attend à ce que les déchets de cabine des compagnies aériennes doublent d’ici à 2030.« 

La société de restauration LSG Group, basée en Allemagne, a mis au point son système AICA (Artificial Intelligence Consumption Analytics), une technologie sur le terrain qui scanne les plateaux de nourriture passant sur un tapis roulant après le vol, les images étant ensuite traitées par une IA basée sur le cloud, comme l’explique cette vidéo.

L’AICA du groupe LSG vous fait passer du gaspillage à la sagesse

« Nous envisageons un avenir où l’optimisation des repas à bord grâce aux données de consommation est une norme dans la restauration aérienne », a déclaré Robin Sippel, responsable de la stratégie numérique au sein du groupe LSG. « Pour les compagnies aériennes, les passagers et la planète ».

La compagnie aérienne allemande Lufthansa est l’une de celles qui ont établi un partenariat avec le groupe LSG sur cette technologie, qui devrait être déployée dans l’ensemble de la compagnie dès l’année prochaine.

De son côté, la compagnie néerlandaise KLM a également mis en place un nouveau système d’IA pour limiter le gaspillage des repas, en prédisant quels passagers n’effectueront pas de vol de correspondance avec la compagnie, de sorte que ces repas ne soient pas embarqués. Selon la compagnie aérienne, 3 à 5 % des passagers ne se présenteront pas à leur vol avant la fermeture de la porte d’embarquement.

« Le dernier modèle d’IA (TRAYS) est le premier modèle spécifiquement développé pour les activités de restauration de KLM », a déclaré la compagnie aérienne dans un communiqué en février. « Le modèle d’IA prédit le nombre de passagers à bord sur la base de données historiques. Le système de repas à bord (MOBS) reçoit le nombre de passagers prévu par vol, avec des prévisions distinctes pour les classes Business, Premium Comfort et Economy. La prévision à l’aide du modèle d’intelligence artificielle commence 17 jours avant le départ et se poursuit jusqu’à 20 minutes avant le départ du vol. Cela signifie que le nombre le plus précis possible de passagers est prévu pour l’ensemble du processus de restauration, de l’achat au chargement, ce qui permet d’éviter les surplus de repas. »

Lancé l’année dernière, le système semble fonctionner. Sur une période de trois mois, le gaspillage alimentaire a diminué de 63 % par rapport à ce qu’il aurait été si KLM avait disposé d’un repas pour chaque siège réservé.

« L’amélioration la plus importante est observée sur les vols intercontinentaux de KLM au départ de Schiphol, où 2,5 repas de moins (1,3 kg) doivent être jetés par vol », selon le communiqué de la compagnie aérienne. « Sur une base annuelle, cela représente une économie de 111 000 kg de repas sur tous les vols KLM dont le service de restauration est assuré à partir de Schiphol.

L’Association internationale du transport aérien (IATA) prévoit que le nombre de passagers doublera, passant de 4,7 milliards cette année à 10 milliards en 2050, et que les flottes des compagnies aériennes passeront de 26 000 à 47 000 avions. Il n’est pas nécessaire d’être un génie des mathématiques pour comprendre qu’en l’absence de meilleures mesures pour cibler les déchets, ce problème va également prendre de l’ampleur.

« À ce stade, les premières indications montrent que l’IA générative commencera à jouer un rôle important dans presque tous les secteurs de la compagnie aérienne, en tant qu’outil puissant supplémentaire dans notre boîte à outils », a ajouté M. Ravishankar d’Air New Zealand.

https://www.airnewzealand.com.au

Etude Piwik PRO : Six après l’entrée en application du RGPD, une majorité d’entreprises françaises le considèrent comme une loi importante

En 2024, les entreprises françaises considèrent que le RGPD est nécessaire et utile, et qu’il ne freine pas l’efficacité de leurs stratégies marketing, tout en respectant la vie privée des utilisateurs.

Paris, 23 mai 2024 – A l’occasion du sixième anniversaire de l’entrée en application du RGPD, Piwik PRO, fournisseur d’une suite logicielle d’analyse de données numérique, publie les résultats de son étude menée auprès de 1800 entreprises européennes, dont 300 entreprises françaises, pour en savoir plus sur la façon dont elles parviennent à concilier les exigences de conformité au règlement sur la protection des données et une stratégie marketing efficace.

Les résultats obtenus indiquent que les entreprises françaises, en 2024, considèrent la conformité au RGPD comme nécessaire et utile, et qu’elles réussissent progressivement à s’en accommoder, au profit du respect de la vie privée des utilisateurs. Cette dynamique s’illustre notamment par leur attention portée à choisir des solutions marketing et d’analyse plus respectueuses de la vie privée, en particulier en matière d’activation des données et d’adoption des plateformes de données clients.

Le RGPD n’est pas un frein à l’activité des entreprises

75 % des entreprises françaises interrogées considèrent le RGPD et les lois similaires comme importantes. Près de 7 entreprises sur 10 (69,3 %) trouvent que ces réglementations sont faciles à comprendre et 6 entreprises sur 10 (60,6%) qu’elles sont faciles à implémenter. La principale motivation à se conformer au RGPD citée par les entreprises françaises est la capacité à instaurer un climat de confiance avec les utilisateurs et clients, à 57%. Les valeurs de l’entreprise arrivent en deuxième position (48,7 %).

En ce qui concerne l’impact de la conformité au RGPD sur les entreprises, 33,7% d’entre elles déclarent que celui-ci a été positif sur leur activité, et 86,3% déclarent qu’il n’a pas eu un effet négatif (tandis que seuls 13,7 % constatent un impact négatif). 81,7 % des répondants français pensent qu’il est tout à fait possible pour les entreprises de respecter les lois sur la protection de la vie privée tout en menant des activités de marketing efficaces.

Les entreprises françaises accusent un certain retard sur certains aspects de la question par rapport aux autres pays européens

Comparé aux résultats dans les autres pays européens, les entreprises françaises présentent quelques spécificités, à commencer par la connaissance qu’elles ont de l’endroit où sont stockées leurs données marketing : seules 68,7 % savent où sont stockées toutes les données de leur pile marketing, ce qui est inférieur à la moyenne européenne de l’enquête (70,7 %).

Il est également préoccupant de constater que 27 % des entreprises françaises admettent que leurs données marketing quittent l’Espace économique européen (EEE) – il s’agit du taux de réponse le plus élevé parmi tous les pays –, et que plus de 15 % ne sont même pas sûres de cette information, ce qui indique des problèmes potentiels en matière de conformité des données et de juridiction.

De plus, quand il s’agit de choisir des solutions technologiques de marketing européennes plutôt que des solutions fournies par les Big Tech, les entreprises françaises sont 68,3% à valider ce choix, ce qui est légèrement inférieur à la moyenne de tous les pays, à 70,9%. Parmi les motivations pour opérer ce choix européen, l’hébergement local est cité par 48% des répondants, le support client par 43% et le prix à 42%. La conformité au RGPD arrive en dernière position, à 25,3%, chez les entreprises françaises, alors qu’elle atteint 34,9% tous pays confondus.

Focus sur l’activation des données en France

L’activation des données est considérée comme cruciale par 84,6 % des répondants français, alors que la moyenne de l’enquête est de 80 %. 73,7 % des répondants français envisagent de mettre en place une plateforme de données clients (CDP), une dynamique à nouveau beaucoup plus élevée que la moyenne générale de l’enquête (65 %). Les entreprises françaises donnent la priorité à l’activation des données pour personnaliser l’expérience des utilisateurs (48,7 %) et optimiser les efforts de marketing (44,0 %).

Les principales sources de collecte de données marketing sont les sites web des entreprises (53,7%) et les profils de médias sociaux des entreprises (43,0%).

« Avec l’entrée en application du RGPD, il y a déjà six ans, les entreprises françaises et, par extension, européennes, ont dû intégrer dans leurs habitudes et leurs méthodes de travail une contrainte supplémentaire, susceptible d’impacter l’efficacité de leurs stratégies marketing. Avec cette étude, nous voyons qu’elles ont dans l’ensemble su prendre ce virage avec succès, sans sacrifier leurs objectifs ni leur activité, avec la conscience solide que la protection de la vie privée de leurs utilisateurs prime sur le reste » commente Piotr Korzeniowski, CEO de Piwik PRO.

« Si cette transition a pu se faire avec une relative souplesse, dont témoignent les entreprises à travers leurs réponses, c’est en grande partie grâce à l’existence de solutions adaptées, conformes aux règles de confidentialité, qui intègrent le principe du consentement des utilisateurs sur leurs données, tout en maximisant ces dernières » ajoute Elie Makany, Business Development Manager chez Piwik PRO.

Tous ces résultats ainsi que ceux des autres pays européens sont à retrouver dans l’étude complète de Piwik PRO accessible ici : https://piwik.pro/report/harmonizing-marketing-and-privacy/

Kyndryl et Rubrik annoncent une alliance stratégique mondiale pour construire des environnements cyber-résilients

Le partenariat et les services Kyndryl avec Rubrik accélèrent la protection des données et améliore la cyber-résilience.

NEW YORK – Le 22 mai 2024 – Kyndryl, le plus grand fournisseur de services d’infrastructure informatique au monde, a annoncé une alliance stratégique mondiale et de nouveaux services Kyndryl avec Rubrik, le spécialiste de la sécurité des données Zéro Trust, afin d’aider les clients de Kyndryl à atteindre la cyber-résilience avec la récupération des cyber-incidents, la protection des données, l’analyse des données et la posture de sécurité des données.

L’annonce s’appuie sur la collaboration établie entre Kyndryl et Rubrik autour de la construction d’environnements cyber-résilients pour les clients de Kyndryl et de Rubrik à travers les industries, telles que la santé, la banque et l’éducation. 

Dans le cadre de cette alliance stratégique, Rubrik a collaboré avec Kyndryl pour développer et lancer Kyndryl Incident Recovery with Rubrik. Cette solution « as-a-service » entièrement gérée offre aux clients une protection des données et une récupération en cas de cyber-incident, une sauvegarde et une reprise après sinistre pour les charges de travail dans le cloud et on-premise. La solution est conçue pour réduire de manière significative l’impact des cyber-incidents et restaurer les opérations critiques de l’entreprise avec les avantages clés suivants :

  • Récupération en cas de cyber-incident : Permet de réduire le temps et le risque d’indisponibilité du système et de mieux prendre en charge les résultats de la modernisation informatique, ce qui contribuera considérablement à atténuer l’impact des cyber-incidents et à réduire les coûts et la complexité de l’informatique pour les clients.
  • Sauvegarde gérée : Réduit le risque de perte de données en permettant l’accès aux données critiques et en aidant à la récupération en cas de conditions défavorables, de stress, d’incidents et de compromission des données. 
  • Reprise après sinistre : Accélère la récupération des données, des applications et de l’infrastructure informatique à la suite d’une panne grâce à la réplication continue des données. Les entreprises peuvent ainsi se remettre des catastrophes et des menaces croissantes de cyber-incidents.

« Les données sont aujourd’hui l’actif le plus critique des entreprises – et plus les organisations accumulent de données, plus elles doivent s’assurer que leurs données sont protégées et que leurs processus métier critiques sont récupérables », a déclaré Michelle Weston, Vice President of Global Offerings for Security & Resiliency chezKyndryl.

« De plus, de nombreuses organisations dans le monde sont confrontées à des exigences rigoureuses en matière de reprise d’activité, imposées par les réglementations, ce qui accroît encore l’urgence de la cyber-résilience. Grâce à notre partenariat avec Rubrik, nous nous engageons à aider nos clients communs à améliorer leur cyber-résilience tout en les aidant à réduire les coûts et la complexité de leur informatique. »

« Kyndryl et Rubrik travaillent à un objectif commun : maintenir les systèmes critiques des organisations en état de marche après un cyber-incident, la cyber-résilience ultime », a déclaré Ghazal Asif, Vice President of Global Channels & Alliances chez Rubrik. « Ayant vu de près comment nos équipes travaillent ensemble, nos clients peuvent être cyber-résilients face à un paysage de menaces en constante évolution. »

https://www.rubrik.com

Un modèle d’IA sournois corrompt délibérément les images d’entraînement pour contourner les droits d’auteur

Ambient Diffusion est un modèle d’IA texte-image qui protège les droits d’auteur d’un artiste en utilisant des images fortement corrompues.

Les modèles d’IA texte-image formés sur des images originales peuvent les mémoriser, générant des répliques qui posent un problème de violation du droit d’auteur. Un nouveau modèle d’IA a été mis au point, qui n’est formé que sur des images corrompues, ce qui élimine ce problème juridique particulier.

L’un des grands problèmes des générateurs de texte vers des images est leur capacité à reproduire les œuvres originales utilisées pour les entraîner, violant ainsi les droits d’auteur d’un artiste. Selon la loi américaine, si vous créez une œuvre originale et la « fixez » sous une forme tangible, vous possédez son copyright – littéralement, le droit de la copier. Dans la plupart des cas, une image protégée par le droit d’auteur ne peut être utilisée sans l’autorisation du créateur.

En mai, Alphabet, la société mère de Google, a fait l’objet d’une action collective en justice pour violation des droits d’auteur de la part d’un groupe d’artistes qui affirmaient qu’elle avait utilisé leurs œuvres sans autorisation pour entraîner son générateur d’images à base d’IA, Imagen. Stability AI, Midjourney et DeviantArt – qui utilisent tous l’outil de diffusion stable de Stability – font l’objet de poursuites similaires.

Pour éviter ce problème, des chercheurs de l’université du Texas (UT) à Austin et de l’université de Californie (UC) à Berkeley ont mis au point un cadre d’IA générative basé sur la diffusion qui n’est entraîné que sur des images qui ont été corrompues au point d’être méconnaissables, ce qui élimine la probabilité que l’IA mémorise et reproduise une œuvre originale.

Les modèles de diffusion sont des algorithmes avancés d’apprentissage automatique qui génèrent des données de haute qualité en ajoutant progressivement du bruit à un ensemble de données, puis en apprenant à inverser ce processus. Des études récentes ont montré que ces modèles peuvent mémoriser des exemples de leur ensemble d’apprentissage.

Cela a des conséquences évidentes sur la vie privée, la sécurité et les droits d’auteur. Voici un exemple qui n’a rien à voir avec les œuvres d’art : une IA qui doit être formée aux scanners à rayons X, mais qui ne doit pas mémoriser les images de patients spécifiques, ce qui porterait atteinte à la vie privée de ces derniers. Pour éviter cela, les créateurs de modèles peuvent introduire une corruption d’image.

Les chercheurs ont démontré avec leur cadre Ambient Diffusion qu’un modèle de diffusion peut être entraîné à générer des images de haute qualité uniquement à l’aide d’échantillons fortement corrompus.

Résultats d’Ambient Diffusion générés à partir d’images d’entraînement « propres » (à gauche) et corrompues (à droite)

L’image ci-dessus montre la différence dans la production d’images lorsque la corruption est utilisée. Les chercheurs ont d’abord entraîné leur modèle avec 3 000 images « propres » provenant de CelebA-HQ, une base de données d’images de haute qualité de célébrités.

Le modèle a généré des images presque identiques aux originaux (panneau de gauche) lorsqu’on le lui demandait. Ils ont ensuite réentraîné le modèle en utilisant 3 000 images fortement corrompues, où jusqu’à 90 % des pixels individuels étaient masqués de manière aléatoire. Bien que le modèle ait généré des visages humains réalistes, les résultats étaient beaucoup moins similaires (panneau de droite).

« Le cadre pourrait s’avérer utile pour des applications scientifiques et médicales également », a déclaré Adam Klivans, professeur d’informatique à l’UT Austin et coauteur de l’étude. « Cela serait vrai pour pratiquement toutes les recherches pour lesquelles il est coûteux ou impossible de disposer d’un ensemble complet de données non corrompues, de l’imagerie des trous noirs à certains types d’IRM. »

Comme pour les générateurs de texte-image existants, les résultats ne sont pas toujours parfaits. L’essentiel est que les artistes puissent dormir sur leurs deux oreilles en sachant qu’un modèle comme Ambient Diffusion ne mémorisera pas et ne reproduira pas leurs œuvres originales. Cela empêchera-t-il d’autres modèles d’IA de mémoriser leurs images originales et de les reproduire ? Non, mais les tribunaux sont là pour ça.

Les chercheurs ont mis leur code et leur modèle de diffusion ambiante en libre accès afin d’encourager la poursuite des recherches. Ils sont disponibles sur GitHub.

https://news.utexas.edu/2024/05/20/artificial-intelligence-trained-to-draw-inspiration-from-images-not-copy-them

https://arxiv.org/abs/2305.19256

https://github.com/giannisdaras/ambient-diffusion

Un béton durable à faible teneur en carbone remplace 80 % de son ciment par des cendres de charbon

Chamila Gunasekara tient un échantillon du béton à faible teneur en carbone.

Des chercheurs du RMIT (L’Institut royal de technologie de Melbourne, est une université australienne publique de Melbourne dans l’État de Victoria) ont mis au point un nouveau type de « béton vert » qui incorpore deux fois plus de cendres de charbon recyclées que les bétons à faible teneur en carbone existants, réduit de moitié la quantité de ciment nécessaire et dure encore plus longtemps que le béton de ciment Portland ordinaire.

Les cendres de charbon sont abondantes autour des centrales électriques au charbon. Au niveau mondial, les centrales produisent environ 1,2 milliard de tonnes par an et, en Australie, les cendres de charbon représentent près de 20 % de l’ensemble des déchets. C’est un chiffre stupéfiant, et il y a fort à parier que ces cendres resteront abondantes pendant toute la durée de la transition vers les énergies renouvelables.

Il s’agit donc d’une ressource matérielle potentielle énorme, et les fabricants de béton à faible teneur en carbone l’utilisent comme substitut du ciment, remplaçant généralement jusqu’à 40 % du ciment. D’un point de vue environnemental, cela permet de faire d’une pierre deux coups : utiliser un déchet massif tout en réduisant la consommation de ciment, qui représente à lui seul environ 8 % de l’ensemble des émissions de carbone dans le monde.

Une équipe du RMIT a travaillé avec l’Ash Development Association of Australia et la centrale électrique AGL Loy Yang pour mieux utiliser cet atout douteux, en essayant d’augmenter la teneur en cendres pour remplacer plus de 80 % du ciment.

Pour ce faire, les chercheurs ont utilisé un mélange de cendres volantes à faible teneur en calcium, avec 18 % de chaux hydratée et 3 % de nano-silice agissant comme agents de renforcement, puis ils ont coulé du béton et commencé à tester ses propriétés mécaniques.

Le béton de cendres volantes à haut volume (HFVA-80) ainsi obtenu a vu sa résistance à la compression passer de 22 à 71 MPa (Mégapascal) entre les jours 7 et 450. Il a atteint des résistances à la flexion de 2,7 à 8,7 MPa, des résistances à la traction par fendage de 1,6 à 5,0 MPa et un module d’élasticité de 28,9 à 37,0 GPa. Exposé à des acides et à des sulfates pendant deux ans, il a surpassé le ciment Portland ordinaire dans le temps.

« Notre ajout de nano-additifs pour modifier la chimie du béton permet d’ajouter davantage de cendres volantes sans compromettre les performances techniques », a déclaré dans un communiqué de presse le Dr Chamila Gunasekara, chef de projet à l’école d’ingénierie du RMIT.

L’énorme barrage de cendres de la centrale d’Eraring lui fait de l’ombre.

Mieux encore, l’équipe constate que la technique ne nécessite pas de cendres volantes fines et semble fonctionner aussi bien avec des cendres de bassin de faible qualité. Elle a créé et testé des poutres de béton structurel à partir de ces dernières, qui ont obtenu la certification des normes australiennes en matière de performances techniques.

« Il est passionnant de constater que les résultats préliminaires montrent des performances similaires avec des cendres d’étang de qualité inférieure, ce qui pourrait ouvrir une toute nouvelle ressource largement sous-utilisée pour le remplacement du ciment », déclare Chamila Gunasekara. « Comparées aux cendres volantes, les cendres d’étang sont sous-exploitées dans la construction en raison de leurs caractéristiques différentes.

« Des centaines de mégatonnes de cendres sont stockées dans des barrages en Australie, et bien plus encore dans le monde. Ces bassins de cendres risquent de devenir un danger pour l’environnement, et la possibilité de réutiliser ces cendres dans des matériaux de construction à grande échelle serait un gain considérable. »

L’équipe du RMIT a également collaboré avec l’université d’Hokkaido pour mettre au point un système pilote de modélisation informatique permettant de prévoir les performances de ces nouveaux mélanges de béton dans le temps, et l’équipe espère utiliser ce logiciel pour analyser et optimiser d’autres nouveaux mélanges.

https://www.rmit.edu.au/news/all-news/2024/may/fly-ash-concrete

Un ordinateur inspiré du cerveau s’approche de la taille d’un cerveau

Quarante-huit puces SpiNNaker2, dont chacune contient un microprocesseur ARM et divers accélérateurs, travaillent ensemble sur cette carte haute performance pour permettre un traitement neuromorphique efficace et un traitement traditionnel de l’intelligence artificielle.    

Aujourd’hui, la startup SpiNNcloud Systems, basée à Dresde en Allemagne, a annoncé que sa plateforme hybride de supercalcul, la SpiNNcloud Platform, est disponible à la vente. La machine combine des accélérateurs d’IA traditionnels avec des capacités de calcul neuromorphique, en utilisant des stratégies de conception de système qui s’inspirent du cerveau humain.

Les systèmes disponibles à l’achat varient en taille, mais la plus grande machine disponible dans le commerce peut simuler 10 milliards de neurones, soit environ un dixième du nombre de neurones du cerveau humain. L’annonce a été faite lors de la conférence ISC High Performance à Hambourg, en Allemagne.

« Nous essayons essentiellement de combler le fossé entre l’inspiration cérébrale et les systèmes artificiels ».
-HECTOR GONZALEZ, SPINNCLOUD SYSTEMS

SpiNNcloud Systems a été fondée en 2021 en tant que spin-off de l’université de technologie de Dresde. Sa puce originale, le SpiNNaker1, a été conçue par Steve Furber, le principal concepteur du microprocesseur ARM, la technologie qui équipe aujourd’hui la plupart des téléphones portables. La puce SpiNNaker1 est déjà utilisée par 60 groupes de recherche dans 23 pays, selon SpiNNcloud Systems.

Le cerveau humain comme superordinateur

Les ordinateurs à émulation cérébrale promettent de réduire considérablement la consommation d’énergie des calculs et d’améliorer les performances de certaines tâches. « Le cerveau humain est le superordinateur le plus avancé de l’univers, et il ne consomme que 20 watts pour réaliser des choses dont les systèmes d’intelligence artificielle d’aujourd’hui ne font que rêver », déclare Hector Gonzalez, cofondateur et codirecteur général de SpiNNcloud Systems. « Nous essayons essentiellement de combler le fossé entre l’inspiration cérébrale et les systèmes artificiels.

Outre sa taille, le système SpiNNaker2 se distingue par sa flexibilité. Traditionnellement, la plupart des ordinateurs neuromorphiques émulent la nature des pointes du cerveau : Les neurones émettent des pointes électriques pour communiquer avec les neurones qui les entourent. Le mécanisme réel de ces pics dans le cerveau est assez complexe, et le matériel neuromorphique met souvent en œuvre un modèle simplifié spécifique. Le SpiNNaker2 peut toutefois mettre en œuvre un large éventail de modèles de ce type, car ils ne sont pas intégrés dans son architecture.

Au lieu d’étudier le fonctionnement de chaque neurone et de chaque synapse dans le cerveau et d’essayer de l’émuler de bas en haut, explique Hector Gonzalez, l’approche de son équipe a consisté à mettre en œuvre les principales caractéristiques de performance du cerveau. « Il s’agit davantage de s’inspirer concrètement du cerveau, en suivant des aspects particulièrement fascinants tels que la proportionnalité énergétique du cerveau et son haut degré de parallélisme », souligne Hector Gonzalez.

Pour construire un matériel proportionnel à l’énergie – chaque pièce ne consomme de l’énergie que lorsqu’elle est activement utilisée – et hautement parallèle, l’entreprise a commencé par les blocs de construction. L’unité de base du système est la puce SpiNNaker2, qui héberge 152 unités de traitement. Chaque unité de traitement est dotée d’un microcontrôleur ARM et, contrairement à son prédécesseur, le SpiNNaker1, elle est également équipée d’accélérateurs pour les modèles neuromorphiques et les réseaux neuronaux traditionnels.

Le supercalculateur SpiNNaker2 a été conçu pour modéliser jusqu’à 10 milliards de neurones, soit environ un dixième du nombre de neurones du cerveau humain. SYSTÈMES SPINNCLOUD

Les unités de traitement peuvent fonctionner de manière événementielle : Elles peuvent rester éteintes jusqu’à ce qu’un événement déclenche leur mise en marche et leur fonctionnement. Cela permet un fonctionnement proportionnel à l’énergie. Les événements sont acheminés entre les unités et entre les puces de manière asynchrone, ce qui signifie qu’il n’y a pas d’horloge centrale coordonnant leurs mouvements, ce qui peut permettre un parallélisme massif. Chaque puce est connectée à six autres puces, et l’ensemble du système est connecté sous la forme d’un tore afin de s’assurer que tous les fils de connexion sont également courts.

Le plus grand système commercialisé est non seulement capable d’émuler 10 milliards de neurones, mais aussi d’effectuer 0,3 milliard de milliards d’opérations par seconde (exaops) de tâches d’IA plus traditionnelles, ce qui le place à une échelle comparable à celle des 10 plus grands superordinateurs actuels.

Parmi les premiers clients du système SpiNNaker2 figure une équipe du Sandia National Labs, qui prévoit de l’utiliser pour poursuivre ses recherches sur les systèmes neuromorphiques surpassant les architectures traditionnelles et exécutant des tâches de calcul autrement inaccessibles.

« La possibilité de disposer d’un modèle de neurones programmable général permet d’explorer certaines de ces règles d’apprentissage plus complexes qui ne s’adaptent pas nécessairement aux anciens systèmes neuromorphiques », explique Fred Rothganger, membre senior de l’équipe technique de Sandia. « Ils peuvent bien sûr fonctionner sur un ordinateur à usage général. Mais ces ordinateurs à usage général ne sont pas nécessairement conçus pour gérer efficacement le type de modèles de communication qui se produisent à l’intérieur d’un réseau de neurones à pointes. Avec [le système SpiNNaker2], nous obtenons la combinaison idéale d’une plus grande programmabilité et d’une communication efficace ».

https://spectrum.ieee.org/neuromorphic-computing-spinnaker2

Une nouvelle technique imprime des cellules vivantes à l’intérieur du corps à l’aide d’ondes ultrasoniques

Cette méthode révolutionnaire d’impression acoustique peut être utilisée pour éviter les interventions chirurgicales invasives et présente un large éventail d’applications potentielles.

Une nouvelle technique d’administration de médicaments et d’implantation de tissus utilisant des ondes ultrasoniques comme alternative à la chirurgie a été mise au point dans le laboratoire de cellules souches et d’ingénierie tissulaire (Stem Cell and Tissue Engineering Lab) du professeur Shulamit Levenberg au Technion-Israel Institute of Technology.

Prof. Shulamit Levenberg. Photo avec l’aimable autorisation du bureau du porte-parole du Technion

Cette technique permet d’imprimer des cellules et des tissus vivants à l’intérieur du corps en utilisant une irradiation externe par ondes sonores.

Cette approche élimine le besoin de procédures invasives qui comportent des risques tels que des infections, des lésions tissulaires et des temps de récupération prolongés.

Traditionnellement, l’administration de matériaux biocompatibles pour des applications telles que la libération localisée de médicaments et la greffe de tissus nécessite des interventions chirurgicales invasives.

La nouvelle méthode permet de délivrer directement des cellules ou des médicaments dans une encre biologique fluide vers la zone ciblée, soit par injection, soit par cathétérisme. Les ondes sonores émises par un transducteur ultrasonique externe déclenchent l’impression de tissus artificiels à partir de cette encre, ce qui permet de créer des structures tissulaires complexes sans exposer le site de traitement interne.

Images représentatives d’une microstructure d’hydrogels formés sous différentes durées d’induction ultrasonore, prises par un microscope électronique à balayage. Avec l’aimable autorisation du Technion-Israel Institute of Technology.

Les propriétés mécaniques des greffons générés peuvent être personnalisées en fonction des tissus cibles et des taux de libération de médicaments souhaités, ce qui permet une approche plus personnalisée des interventions médicales.

Dr. Lior Debbi. Avec l’aimable autorisation du Technion – Institut israélien de technologie

La méthode a été mise au point par le postdoctorant Lior Debbi dans le laboratoire de Levenberg au Technion avec Majd Machour, étudiant en doctorat dans le programme MD/PhD.

Ils affirment que cette technologie pourrait être utilisée dans une variété d’applications ; selon l’étude complète publiée dans Small Methods. Les cas d’utilisation démontrés comprennent « l’administration de cellules viables et fonctionnelles, l’administration de médicaments avec des profils de libération soutenus et l’impression 3D ».

« Cette technologie prometteuse pourrait modifier le paradigme de l’approche locale et non invasive de l’administration de matériaux dans de nombreuses applications cliniques », affirment les auteurs de l’étude, qui présentent également « une nouvelle méthode d’impression – l’impression acoustique – pour l’impression 3D et la bio-impression in situ ».

https://www.israel21c.org/new-technique-bioprints-live-cells-inside-the-body-using-ultrasonic-waves

Un outil de diagnostic pour la maladie « oubliée » de l’endométriose

EndoCure combine l’échographie et l’IA pour permettre aux médecins de voir clairement les minuscules lésions invisibles aux systèmes d’imagerie standard – un outil qui pourrait transformer le diagnostic.

EndoCure développe un système d’échographie et d’IA pour diagnostiquer l’endométriose. Image gracieuseté d’EndoCure.

On estime que 200 millions de femmes souffrent d’une maladie « oubliée ». L’endométriose est, dans de nombreux cas, déclenchée par les premières règles et risque de persister jusqu’à la ménopause.

Il s’agit d’une maladie chronique et évolutive caractérisée par la croissance de minuscules lésions dans la cavité pelvienne. C’est la première cause d’infertilité et peut se propager à d’autres organes, avec des conséquences parfois mortelles. 

Pourtant, elle est largement considérée comme une maladie négligée. Les symptômes – règles douloureuses et abondantes, douleurs pendant ou après les rapports sexuels, douleurs pour aller aux toilettes pendant les règles, difficultés à tomber enceinte – se confondent facilement avec d’autres affections.

L’endométriose est souvent confondue avec d’autres pathologies.

L’endométriose est difficile à diagnostiquer, il faut en moyenne sept à 11 ans, et les médecins ne la comprennent toujours pas pleinement. Aux États-Unis, plus de la moitié des patients finissent par subir une intervention chirurgicale diagnostique avant d’obtenir un diagnostic définitif. 

Les médecins prescrivent généralement un traitement hormonal (comme la pilule contraceptive) comme première ligne de défense, suivi d’une intervention chirurgicale en trou de serrure si cela ne fonctionne pas. Mais l’opération échoue souvent et doit être répétée.

Hadas Ziso et son équipe d’ EndoCure , une nouvelle startup basée à Haïfa, dans le nord d’Israël, travaillent sur ce qu’ils décrivent comme un « bond en avant transformateur dans le domaine ».

Ils développent un outil de diagnostic qui permettrait, pour la première fois, aux médecins de voir clairement les minuscules lésions « d’aiguille dans une botte de foin » – mesurant souvent seulement 1 millimètre – qui sont invisibles pour les systèmes d’imagerie standard. 

Rendre le transparent apparent

La technologie d’EndoCure est essentiellement une forme améliorée d’ultrasons et d’ intelligence artificielle (IA). La sonde à ultrasons est montée sur un bras robotique, plutôt que portatif, pour fournir des images beaucoup plus détaillées, et l’IA, actuellement en cours de développement, parcourra ensuite les images pour identifier et cartographier les éventuelles lésions.

« On peut dire que nous rendons la transparence apparente », déclare Hadas Ziso, PDG de l’entreprise. 

L’une des principales raisons pour lesquelles la chirurgie visant à détruire ou à enlever les lésions ne fonctionne pas est que les médecins ne peuvent tout simplement pas les voir.

« Ils arrivent au bloc opératoire presque aveugles, à moins que les lésions ne soient très, très grandes », explique-t-elle. « L’opération sera basée sur des suppositions. Mais s’ils savent exactement où se trouvent les lésions, ils peuvent opérer avec une grande précision. »

Capture d’écran d’EndoCure

Grâce à la solution d’EndoCure, actuellement en cours de développement, les médecins pourraient voir exactement ce qui arrive aux lésions, plutôt que de compter sur les patients pour décrire leurs symptômes.

Bien que l’échographie soit sûre et rentable, la qualité de l’échographie bidimensionnelle dépend de l’opérateur qui l’utilise et ne peut pas fournir le même degré de détail qu’un appareil IRM beaucoup plus grand et plus coûteux.

Hadas Ziso a trouvé un moyen d’améliorer considérablement la qualité de l’image, en utilisant un bras robotique pour contrôler le mouvement de la sonde à ultrasons avec une grande précision, en la déplaçant beaucoup plus lentement qu’une main humaine et en éliminant autant de détails que possible de chaque image.

« Nous balayons toute la zone d’intérêt, en nous déplaçant lentement dans la même orientation, pour produire une série d’images parallèles distantes de 10 microns [un millième de millimètre] les unes des autres. »

Le balayage manuel dépend de l’angle sous lequel l’opérateur tient la sonde à ultrasons, dit-elle. Même avec le meilleur système d’échographie et la meilleure résolution, l’opérateur ne pourra pas voir une lésion en temps réel car la sonde se déplace trop vite pour que le cerveau humain puisse l’interpréter.

Mais le scan robotisé, qui ne prend généralement que trois minutes, remplace un système aléatoire par un système contrôlé avec précision.

Essai préclinique

La prochaine étape, sur laquelle ils travaillent actuellement, est un système d’IA qui trouvera et cartographiera toutes les lésions – généralement entre trois et 20 – à partir des données échographiques d’un patient.

Pour le moment, c’est une tâche ardue que de regarder une vidéo à 60 images par seconde pour trouver quelque chose qui peut être manqué en un clin d’œil. 

EndoCure peut capturer des données de haute qualité. L’entreprise travaille désormais sur la vision par ordinateur pour effectuer le post-traitement et détecter réellement les lésions.

« Nous venons de terminer un essai préclinique et nous prévoyons d’avoir le premier essai sur l’homme dans environ six mois, probablement au centre médical Sheba [à Ramat Gan] », explique Hadas Ziso. Elle espère commercialiser le produit d’ici deux ou trois ans.

L’entreprise opère sous le radar – en mode furtif – depuis janvier 2023 et a été officiellement lancée en novembre, quelques semaines seulement après les attaques du Hamas du 7 octobre.

Ziso dit que son mari a été appelé pendant un mois comme réserviste de Tsahal, la laissant avec des enfants à charge et une nouvelle entreprise à lancer, mais elle a quand même décidé d’aller de l’avant. 

« Quoi qu’il en soit, j’avance et je vais y parvenir », a-t-elle déclaré.

Besoins non satisfaits

Elle a lancé EndoCure avec le professeur du Technion Moshe Shoham , qui a développé le système de guidage robotique SmartAssist pour la chirurgie de la colonne vertébrale et qui a réalisé un « petit investissement ». L’entreprise bénéficie également d’une subvention de l’ Autorité israélienne de l’innovation du gouvernement .

Hadas Ziso, une ingénieure biomédicale qui a passé sa carrière à développer des dispositifs médicaux , affirme que sa vaste expérience dans de nombreuses disciplines – imagerie par ultrasons, ultrasons thérapeutiques, systèmes robotiques, biologie et logiciels – lui a permis d’envisager une solution qui n’avait jamais été essayée auparavant.

Il existe actuellement un test salivaire de type Covid qui permet de savoir si un patient est atteint de la maladie, mais il ne donne aucun détail. Et il existe des systèmes d’imagerie robotique, mais aucun ne vise spécifiquement les patientes « oubliées » – environ 10 % des femmes et des filles en âge de procréer dans le monde – souffrant d’endométriose.

« Je voulais vraiment faire quelque chose pour les femmes et j’ai commencé à m’intéresser à leurs besoins non satisfaits », a déclaré Hadas Ziso.  « L’endométriose touche un nombre considérable de patientes, qui recherchent désespérément une solution, et j’ai décidé de faire quelque chose. »

https://www.israel21c.org/a-diagnostic-tool-for-forgotten-disease-of-endometriosis

Nvidia va acquérir la startup d’IA Deci pour 300 millions de dollars

Le géant des puces a dépensé 1 milliard de dollars pour acheter deux startups israéliennes en une semaine après avoir annoncé un accord pour acheter Run:ai pour 700 millions de dollars la semaine dernière

Nvidia a accepté d’acquérir la société israélienne d’intelligence artificielle (IA) Deci. Selon les estimations obtenues par Calcalist, la valeur de la transaction est de 300 millions de dollars. Lors de la dernière levée de fonds de Deci en juillet 2022, sa valeur était estimée à 200 millions de dollars. L’acquisition est soumise aux approbations réglementaires et devrait être finalisée au cours du deuxième trimestre.

Nvidia a confirmé l’accord à Calcalist, déclarant que « l’expertise de NVIDIA en matière d’IA sera complétée par les capacités de Deci en matière de NAS, qui automatise la conception de modèles d’apprentissage profond pour améliorer les performances. L’équipe d’ingénierie de Deci possède des connaissances en NAS, en modèles fondamentaux, en inférence et en développement. des algorithmes complexes. »

Avec cette acquisition, Nvidia finalise le rachat de deux sociétés israéliennes d’IA en une semaine, pour une valeur totale d’un milliard de dollars. Cela survient après avoir annoncé l’achat de Run:ai mercredi dernier dans le cadre d’un accord d’une valeur de 700 millions de dollars .

Co-fondateurs de Deci

Deci a été fondée en 2019 par Yonatan Geifman, Ran El-Yaniv et Jonathan Elial. La plateforme de développement d’apprentissage profond de bout en bout de Deci aide les développeurs d’IA à créer, optimiser et déployer des modèles d’IA dans n’importe quel environnement tel que le cloud, la périphérie et le mobile.

L’achat de Run:ai était la plus grande acquisition de Nvidia en Israël depuis l’achat de Mellanox pour 6,9 milliards de dollars en mars 2019. Depuis l’acquisition, le centre de R&D local de Nvidia en Israël, créé pour la première fois en 2016, a connu une croissance d’environ 100 %, atteignant 4 000 employés en 2019. le pays. Nvidia a également annoncé l’acquisition de la startup Excelero basée à Tel-Aviv, fournisseur de stockage défini par logiciel hautes performances, en février 2022.

Optimiser l’IA avec l’IA

Deci a levé 25 millions de dollars lors d’un cycle de financement de série B en juillet 2022 dirigé par l’investisseur mondial de logiciels Insight Partners, avec la participation des investisseurs existants Square Peg, Emerge, Jibe Ventures et Fort Ross Ventures, ainsi que du nouvel investisseur ICON. L’investissement est intervenu sept mois seulement après que Deci a obtenu un financement de série A de 21 millions de dollars, également dirigé par Insight Partners, portant le financement total de Deci à 55,1 millions de dollars.

La plateforme d’apprentissage en profondeur de Deci aide les data scientists à éliminer le déficit d’efficacité de l’IA en adoptant un paradigme de développement plus productif. Grâce à la plateforme, les développeurs d’IA peuvent tirer parti de la recherche d’architecture neuronale (NAS) adaptée au matériel pour créer rapidement des modèles d’apprentissage en profondeur hautement optimisés, conçus pour répondre à des objectifs de production spécifiques.

La startup israélienne a annoncé le lancement de sa plateforme Generative AI en mars, conçue pour répondre aux besoins des entreprises en matière d’efficacité et de confidentialité. La plateforme Gen AI de Deci comprend une série de grands modèles de langage (LLM) exclusifs et ajustables, un moteur d’inférence et une solution de gestion de cluster d’inférence d’IA.

https://www.calcalistech.com/ctechnews/article/bkj6phggr

https://www.calcalistech.com/ctechnews/article/bjwcwvp11r

Neuralink espère réussir l’implantation cérébrale dès le deuxième essai

Le premier patient humain de Neuralink, Noland Nolan Arbaugh, a eu quelques problèmes avec l’appareil, mais l’aime toujours

Noland Arbaugh a eu un accident de natation en 2016 qui l’a laissé tétraplégique. En janvier de cette année, il est devenu la première personne à recevoir l’implant cérébral Neuralink d’Elon Musk appelé Link, qui lui permettrait à terme d’avoir des pouvoirs télékinésiques.

« Je n’avais aucune raison de me réveiller le matin, et cela a changé la donne pour moi », a déclaré Nolan Arbaugh dans une interview accordée à Good Morning America . Grâce à l’implant, Nolan Arbaugh est capable d’avoir un contrôle presque total sur son ordinateur simplement en pensant. Avant, il était relégué à taper sur son écran avec un stylet entre les dents. Il dit que sa nouvelle capacité de contrôle mental a complètement changé sa vie pour le mieux.

L’implant Link a à peu près la taille d’une grosse pièce de monnaie et comporte 1 024 électrodes réparties sur 64 fils, ou « fils », qui sont connectés à diverses parties du cerveau qui contrôlent les fonctions motrices. Ces fils ont une épaisseur d’environ 4 micromètres et une longueur d’environ 20 mm; plus petit qu’un cheveu humain.

En raison des petites subtilités, une précision absolue est nécessaire lors de la pose de l’implant. Neuralink a développé un robot exclusif spécial appelé R1 pour effectuer la micro-procédure. Les pointes des aiguilles utilisées par le R1 pour implanter ces fils sont à peine plus grandes qu’un globule rouge afin de minimiser les dommages au tissu cérébral lors de l’installation matérielle de type Deus Ex.

La procédure de Nolan Arbaugh s’est apparemment déroulée sans accroc. Il est sorti de l’hôpital le lendemain et n’a eu aucun effet secondaire indésirable. En un mois, il avait appris à contrôler le curseur de la souris sur son ordinateur via Bluetooth en utilisant ses pensées.

L’implant lui-même était intégré juste sous son cuir chevelu, le rendant relativement invisible. Il utilise une charge par induction et la batterie durerait environ huit heures avant de devoir être rechargée. Nolan Arbaugh joue à des jeux comme Chess , Mario Kart et Civilization VI , ce dernier auquel il a joué toute la nuit jusqu’à ce que sa batterie se décharge complètement – ​​le tout avec une télékinésie littérale.

Façonnez l’avenir des technologies d’assistance avec Neuralink

Plus récemment, certains fils de l’implant de Noland ont commencé à se rompre en se rétractant de son tissu cérébral. Le problème a entraîné une « réduction du nombre de bits par seconde (BPS) », c’est-à-dire la rapidité avec laquelle Nolan Arbaugh est capable de contrôler son ordinateur avec son esprit. Neuralink n’a pas révélé exactement combien de threads se sont rétractés, mais ils ont pu atténuer les problèmes de perte de données liés au nombre réduit de threads disponibles et même améliorer l’implant Link au-delà de ses spécifications d’origine en retravaillant son algorithme.

« Dans les semaines qui ont suivi l’opération, un certain nombre de fils se sont rétractés du cerveau, entraînant une nette diminution du nombre d’électrodes efficaces », a déclaré Neuralink dans un article de blog . « Cela a conduit à une réduction du BPS. En réponse à ce changement, nous avons modifié l’algorithme d’enregistrement pour qu’il soit plus sensible aux signaux de la population neuronale, amélioré les techniques permettant de traduire ces signaux en mouvements de curseur et amélioré l’interface utilisateur. Ces améliorations ont produit un amélioration rapide et soutenue du BPS, qui a désormais dépassé la performance initiale de Noland. »

Ils pensent qu’il est possible que les fils se soient rétractés en raison d’une maladie appelée pneumocéphalie, où l’air est emprisonné à l’intérieur du crâne après une intervention chirurgicale, provoquant la déconnexion de certains fils. Neuralink a envisagé de retirer entièrement l’implant avant de modifier la sensibilité des électrodes et d’obtenir un meilleur BPS.

Face à l’annonce initiale selon laquelle son implant pourrait être retiré, Nolan Arbaugh était très ému en disant : « C’était très, très difficile d’abandonner toutes les choses incroyables que j’étais capable de faire. Je pense que j’avais pleuré après. » Il a ajouté : « [The Link] m’a aidé à renouer avec le monde, mes amis et ma famille. Cela m’a donné la possibilité de faire à nouveau des choses par moi-même sans avoir besoin de ma famille à toute heure du jour et de la nuit. « 

Nolan Arbaugh se porte bien, de bonne humeur et très reconnaissant après que les mises à jour de l’algorithme lui aient redonné ses super pouvoirs. Il n’y a aucun souci de sécurité pour sa santé et son bien-être même si certains fils restent déplacés.

Elon Musk recherche désormais un deuxième patient humain pour des essais cliniques. Pour être admissible, vous devez être tétraplégique ou SLA. Les patients potentiels peuvent s’inscrire sur le site Web de Neuralink .

Neuralink accepte les candidatures pour le deuxième participant.

Il s’agit de notre implant cérébral cybernétique de télépathie qui vous permet de contrôler votre téléphone et votre ordinateur simplement en pensant.

Personne de mieux que Noland ( @ModdedQuad ) lui-même pour vous parler du premier ! https://t.co/k9DaZ3xr5g

– Elon Musk (@elonmusk) 17 mai 2024

Musk et Neuralink espèrent que les futures itérations et le matériel iront au-delà du contrôle mental de type Jedi sur les curseurs et les claviers et visent à restaurer électroniquement le mouvement chez une personne souffrant de lésions de la moelle épinière.

Neuralink n’a pas été sans controverse avec plus d’une douzaine de morts de singes lors des premiers essais . Alors qu’Elon a soutenu que seuls des singes en phase terminale ont été testés, des rapports d’employés de Neuralink contredisent les affirmations de Musk.

Tout ce que nous savons, c’est que la FDA a donné le feu vert aux tests sur les humains et cela pourrait être un petit pas pour un tétraplégique… ou même un pas de géant pour un tétraplégique dans les années à venir.

OpenAI supprime la voix dans ChatGPT qui ressemble trop à Scarlett Johansson

Un aveu de culpabilité ? OpenAI dit non.

Folie cinématographique. OpenAI ne se sent apparemment plus très flatté par les comparaisons avec le film « Her ». Dimanche, la startup soutenue par Microsoft a annoncé qu’elle mettait en pause l’utilisation de Sky, une voix disponible pour la dernière version de ChatGPT qui peut avoir des conversations en temps réel, après que des utilisateurs aient fait remarquer qu’elle ressemblait beaucoup à l’actrice Scarlett Johansson.

Dans « Her », Scarlett Johansson incarne un chatbot nommé Samantha, dont le protagoniste mélancolique du film, joué par Joaquin Phoenix, tombe amoureux après lui avoir parlé par l’intermédiaire de son téléphone et de son ordinateur.

Ces parallèles ne sont pas passés inaperçus auprès des utilisateurs du « Voice Mode », le produit phare de GPT-4o, qui ont plaisanté sur le fait que la voix de Sky devrait s’appeler Samantha. Mais OpenAI, dans son dernier billet de blog, insiste sur le fait que ces similitudes ne sont qu’une coïncidence.

« La voix de Sky n’est pas une imitation de Scarlett Johansson, mais appartient à une actrice professionnelle différente qui utilise sa propre voix naturelle », peut-on lire sur le blog. « Pour protéger leur vie privée, nous ne pouvons pas divulguer les noms de nos chanteurs. »

Pour en savoir plus sur la façon dont les voix ont été choisies : https://t.co/R8wwZjU36L

– OpenAI (@OpenAI) 20 mai 2024

Imitation

Ce démenti soulève plus de questions qu’il n’apporte de réponses. Si Sky n’est pas une imitation de ScarJo (Scarlett Johanson), pourquoi interrompre l’utilisation de la voix ? Il semblerait qu’il s’agisse moins d’un cas de soumission à l’examen de la communauté que d’un cas où OpenAI marche sur des œufs sur le plan juridique. Après tout, Scarlett Johansson n’a pas hésité à poursuivre des entreprises aussi importantes que Disney par le passé.

OpenAI met en avant le fait que Sky est interprétée par une autre actrice comme preuve de son innocence. Bien entendu, cela n’exclut pas que l’actrice ait reçu l’ordre d’évoquer l’image de Johannson dans son interprétation.

Que ce soit le cas ou non, le PDG d’OpenAI, Sam Altman, n’a fait qu’alimenter les comparaisons. Il a expliqué que « Her » était l’un de ses films de science-fiction préférés et l’a qualifié d' »incroyablement prophétique ». Et le jour où GPT-4o a été lancé avec le « Voice Mode », Sam Altman a tweeté avec insolence le seul mot « her », établissant ainsi un lien direct entre la mise à jour et le film.

On peut suspecter que si des problèmes juridiques se préparent à ce sujet – le langage plausible de l’entreprise en est la preuve – OpenAI voudra gérer cette affaire à huis clos. Elle a certainement déjà assez de procès à son actif.

https://futurism.com/the-byte/openai-remove-voice-chatgpt-scarlett-johansson

La dernière tour de Snøhetta en Norvège maintient une température agréable à l’intérieur sans aucune source d’énergie.

Baptisée Vertika Nydalen, cette impressionnante tour est le projet récemment achevé de Snøhetta. Située en Norvège, cette tour à haute efficacité énergétique est vraiment unique en son genre ! Le studio de création a fusionné un design ingénieux avec des caractéristiques durables pour former une tour qui maintient une température confortable tout au long de l’année, sans avoir besoin d’une quelconque alimentation électrique.

Concepteur : Snøhetta

La Vertikal Nydalen a une forme asymétrique et comprend deux tours reliées entre elles. Les tours ont été choisies pour protéger la vue des voisins, ne laissant ainsi aucune place à l’ombre. L’extérieur de la structure est revêtu de pin qui, avec l’âge, passera du brun au gris. Le bâtiment est marqué par des balcons en acier en saillie, qui contrastent parfaitement avec le bois brut et chaud. L’intérieur du Vertikal Nydalen comprend des restaurants au rez-de-chaussée, un espace de bureaux au-dessus, et une quarantaine d’appartements aux étages supérieurs.

La tour n’a besoin d’aucun réseau électrique pour refroidir ou chauffer l’intérieur. Elle n’en a même pas besoin pour ventiler les intérieurs, mais l’énergie du réseau est utilisée pour l’éclairage. Pour assurer le maintien d’une température confortable, le studio a eu recours à une « solution triple zéro », qui utilise essentiellement des puits géothermiques enfouis dans le sol.

Ces puits font circuler de l’eau dans les murs d’argile et les dalles de béton de la tour, chaque fois qu’il est nécessaire de la refroidir ou de la chauffer. Le toit est équipé de panneaux solaires qui alimentent une pompe à chaleur, laquelle contribue également au système de chauffage et de refroidissement.

Une quantité généreuse de vitrages a été incorporée dans toute la structure pour maximiser la lumière naturelle à l’intérieur. Il n’y a pas de ventilateurs, mais de grandes bouches d’aération qui s’ouvrent automatiquement lorsque le besoin s’en fait sentir. Les murs inclinés ont été construits de manière à ce que les intérieurs restent bien ventilés.

« Comme les systèmes de ventilation traditionnels dans les immeubles de bureaux nécessitent souvent un plafond abaissé jusqu’à un mètre de la dalle, cette solution naturelle sans conduits ni ventilateurs permet d’économiser beaucoup d’espace – un espace qui est mieux utilisé pour la lumière et l’ouverture, et qui peut améliorer considérablement les qualités spatiales des pièces », a déclaré le studio. « La façade inclinée est conçue pour créer des différences de pression qui permettent à l’air de circuler dans le bâtiment. L’air pénètre par des vannes dans la façade, qui s’ouvrent et se ferment en fonction des besoins. Lorsque deux fenêtres s’ouvrent de part et d’autre du bâtiment, la différence de pression oblige l’air à se déplacer dans les locaux, ce qui permet à l’air de circuler. »

https://www.yankodesign.com/2024/05/20/snohettas-newest-high-rise-maintains-a-comfy-temperature-indoors-without-any-grid-based-power

https://www.snohetta.com

Les ordinateurs portables Dell AI seront équipés de processeurs Qualcomm de nouvelle génération

Cinq nouveaux ordinateurs portables utilisent le processeur Qualcomm Snapdragon X Series pour faire fonctionner l’IA. Les offres Dell en matière d’IA s’étoffent avec NVIDIA, Hugging Face et d’autres.

Les partenariats dans le domaine de l’IA ont été à l’honneur lors de la conférence Dell Technologies World 2024, qui s’est tenue à Las Vegas du 20 au 23 mai. Parmi les principales nouveautés de la conférence, citons

  • Cinq nouveaux ordinateurs portables compatibles avec l’IA.
  • Davantage d’intégrations entre NVIDIA et Dell’s AI Factory, le programme d’activation de l’IA de Dell.
  • De nouveaux partenariats avec Hugging Face, Meta et Microsoft.

Dell dévoile les capacités d’IA des ordinateurs portables XPS, Latitude et Inspiron

Les nouveaux ordinateurs Dell participent à l’essor de l’IA générative, avec l’arrivée du processeur Qualcomm Snapdragon X Series sur cinq nouveaux modèles :

  • Le XPS 13, qui sera disponible plus tard dans l’année et dont les précommandes débuteront le 20 mai aux États-Unis. Le prix commence à 1 299 $. Les précommandes débuteront le 21 mai au Royaume-Uni, en Allemagne, en France et au Japon.
  • L’Inspiron 14, dont le prix sera annoncé plus tard dans l’année.
  • L’Inspiron 14 Plus sera disponible dans le courant de l’année et les précommandes débuteront le 20 mai aux États-Unis. Le prix commence à 1 099 dollars. Les précommandes débuteront le 21 mai au Royaume-Uni, en Allemagne, en France et au Japon.
  • Latitude 5455, disponible dans le courant de l’année et dont le prix sera annoncé ultérieurement.
  • Latitude 7455, disponible dans le courant de l’année à un prix qui sera annoncé ultérieurement.

Le processeur Qualcomm apporte 45 NPU TOPS, ce qui signifie que 13 milliards de paramètres de grands modèles de langage, comme le modèle de taille moyenne Llama 2 de Meta, peuvent être exécutés sur ces PC, a déclaré Dell.

L’ordinateur portable Dell XPS 13 peut exécuter de grands modèles de langage.

AI Factory est un environnement guidé par Dell pour le déploiement de l’IA

Lors d’un pré-briefing organisé par Dell le 16 mai, Sam Grocott, vice-président senior du marketing produit, a souligné que l’AI Factory n’est pas un produit ou une UGS unique, mais plutôt une feuille de route de produits potentiels basés sur le cas d’utilisation du client.

Ce graphique montre différentes façons d’aborder le concept d’usine d’intelligence artificielle en fonction du cas d’utilisation ou des besoins du client.

Les services professionnels de Dell comprendront désormais Microsoft Copilot, Copilot for Sales, Copilot for Security et GitHub Copilot. Ce partenariat s’inscrit dans le cadre d’un effort visant à permettre aux clients de découvrir, valider, planifier et concevoir plus facilement des solutions d’IA générative qui s’attachent aux outils et aux flux de travail déjà utilisés par les équipes.

Les services pour les assistants numériques sont conçus « pour aider les clients à fournir, clés en main, des assistants numériques là où cela fait sens pour leur entreprise », a déclaré Varun Chhabra, Senior Vice President of Product Marketing de Dell.

AI Factory avec NVIDIA

Dell propose également, séparément, AI Factory With NVIDIA, qui utilise l’IA de NVIDIA, l’infrastructure et la structure réseau à haut débit de NVIDIA. Depuis l’annonce de ce partenariat à la NVIDIA GTC en mars, Dell a ajouté :

– Des services d’accélération pour la recherche et la génération augmentée.
– Services professionnels pour les assistants numériques.
– NVIDIA NIM.
– Déploiement automatisé des solutions NVIDIA.
– Dell PowerEdge.
– Dell NativeEdge.

Les services d’accélération pour RAG  » permettent aux développeurs d’expérimenter et d’explorer l’IA générative dans un format mobile pratique pour faciliter les démonstrations au sein de leur entreprise « , a déclaré M. Chhabra.

L’IA se dirige vers la périphérie

Une autre nouvelle manifestation du partenariat Dell/NVIDIA est l’arrivée des GPU NVIDIA Blackwell sur les serveurs Dell PowerEdge. Plus précisément, le serveur Dell PowerEdge XE9680L sera équipé de huit GPU NVIDIA Blackwell 200 et d’un refroidissement liquide direct.

Le logiciel NVIDIA AI Enterprise s’associe à Dell NativeEdge, qui sera en mesure d’automatiser le logiciel NVIDIA directement dans la plate-forme d’orchestration Dell.

Les dates de disponibilité du serveur Dell PowerEdge XE9680L et d’autres matériels de périphérie n’ont pas été communiquées à l’heure où nous écrivons ces lignes.

Partenariats élargis avec Hugging Face, Meta et Microsoft

Dell et Hugging Face ont étendu leur partenariat avec le Dell + Hugging Face Enterprise Hub, une voie directe permettant de déployer des modèles d’IA open source de Hugging Face sur l’infrastructure Dell.

Serveurs Dell PowerEdge conçus pour Meta AI

Avec Meta, Dell a optimisé certains serveurs PowerEdge pour Llama 3. Le serveur PowerEdge XE9680, en particulier, prend en charge 8GPU pour améliorer les performances et la sécurité lors de l’exécution de Llama 3. Dell publiera des guides de déploiement pour Llama 3, afin d’aider les clients à déployer et à optimiser le modèle.

Azure AI arrive sur la plateforme Dell APEX Cloud

Avec Microsoft, Dell ajoute les capacités d’Azure AI sur site à la plateforme Dell APEX Cloud avec Microsoft Azure, l’infrastructure automatisée pour relier les nuages publics et privés. Les entreprises pourront utiliser Azure AI avec les mêmes API que celles auxquelles elles sont déjà habituées dans Azure, ce qui pourrait faciliter l’utilisation des services de vision, de traduction et de parole de l’IA, entre autres services.

PowerStore et Dell APEX sont mis à niveau

L’IA était également présente dans d’autres portefeuilles de produits. Parmi les autres annonces majeures du Dell Technologies World figure PowerStore Prime, une augmentation des performances et un ensemble de nouvelles améliorations pour la plateforme de stockage tout-flash PowerStore.

Les clients PowerStore recevront PowerStore Prime par le biais d’une mise à jour logicielle gratuite. PowerStore Prime apporte une nouvelle réplication synchrone pour les fichiers et les blocs, des améliorations à la fonction de volume métropolitain et des politiques personnalisées et réutilisables pour la protection des données.

Dell APEX a reçu un module d’extension AI : AIOps. APEX AIOps est un outil de gestion des opérations informatiques destiné à accroître l’observabilité des infrastructures sur site ou multicloud, l’observabilité des applications et la gestion des incidents grâce à l’intelligence artificielle et à l’apprentissage automatique.

APEX AIOps est accompagné d’un chatbot appelé AIOps Assistant, qui peut répondre à des questions sur tous les produits d’infrastructure Dell. Dell APEX AIOps est disponible dans Dell APEX Navigator, un service de stockage de blocs et de fichiers dans le cloud public ou de stockage persistant dans Kubernetes.

https://www.techrepublic.com/article/dell-technologies-world-2024

https://www.dell.com/en-us/blog/dell-introduces-comprehensive-portfolio-of-copilot-ai-pcs

Microsoft s’apprête à dévoiler sa vision des PC à intelligence artificielle lors de la conférence Build pour les développeurs

La conférence Build de Microsoft pour les développeurs débute mardi à Seattle. L’entreprise devrait annoncer comment Windows va permettre de créer des ordinateurs intelligents. Les puces Qualcomm devraient équiper certains ordinateurs Windows de nouvelle génération.

La conférence Build de Microsoft pour les développeurs débute mardi, donnant à l’entreprise l’occasion de présenter ses derniers projets d’intelligence artificielle, après les événements très médiatisés organisés ce mois-ci par OpenAI et Google

L’un des domaines dans lesquels Microsoft a un net avantage sur les autres dans la course à l’IA est la propriété de Windows, qui donne à l’entreprise une base massive d’utilisateurs de PC.

Le PDG de Microsoft, Satya Nadella, a déclaré en janvier que 2024 marquerait l’année où l’IA deviendrait « un élément de premier ordre de chaque PC ».

L’entreprise propose déjà son chatbot Copilot dans le moteur de recherche Bing et, moyennant paiement, dans le logiciel de productivité Office. Désormais, les utilisateurs d’ordinateurs pourront en savoir plus sur la manière dont l’IA sera intégrée dans Windows et sur ce qu’ils pourront faire avec elle sur les nouveaux PC dotés de l’IA.

Le projet Build intervient quelques jours après la conférence Google I/O, au cours de laquelle le géant de la recherche a dévoilé son modèle d’IA le plus puissant à ce jour et montré comment son IA Gemini fonctionnera sur les ordinateurs et les téléphones. Avant l’événement de Google, OpenAI a annoncé son nouveau modèle GPT-4o. Microsoft est l’investisseur principal d’OpenAI et sa technologie Copilot est basée sur les modèles d’OpenAI.

Pour Microsoft, le défi est double : conserver une position de premier plan dans le domaine de l’IA et soutenir les ventes de PC, qui sont en perte de vitesse depuis deux ans à la suite d’un cycle de mise à niveau pendant la pandémie.

Dans une note récente sur Dell adressée aux investisseurs, Erik Woodring, analyste chez Morgan Stanley, a écrit qu’il restait « optimiste sur la reprise du marché des PC » en raison des commentaires des clients et des récentes « révisions à la hausse des constructions des fabricants de conception originale (ODM) d’ordinateurs portables ».

Le cabinet d’études technologiques Gartner a estimé que les livraisons de PC ont augmenté de 0,9 % au cours du trimestre, après une chute de plusieurs années. La demande de PC a été « légèrement supérieure aux prévisions », a déclaré Amy Hood, directrice financière de Microsoft, lors de la conférence téléphonique sur les résultats trimestriels de l’entreprise le mois dernier.

Les nouveaux outils d’intelligence artificielle de Microsoft pourraient constituer une raison supplémentaire pour les entreprises et les particuliers de mettre à niveau leurs ordinateurs vieillissants, qu’ils soient fabriqués par HP, Dell ou Lenovo.

« Bien que Copilot for Windows ne génère pas directement de monétisation, nous pensons qu’il devrait augmenter l’utilisation de Windows, la fidélité à Windows, les clients vers des PC plus puissants et plus chers (et donc plus de revenus pour Microsoft par appareil), et probablement les revenus de la recherche », ont écrit les analystes de Bernstein dans une note aux investisseurs le 26 avril, le lendemain de la publication des résultats de Microsoft.

Alors que Microsoft fournira le logiciel pour gérer certaines des tâches d’IA envoyées sur l’internet, ses ordinateurs seront équipés de puces d’AMD, d’Intel et de Qualcomm pour les tâches d’IA hors ligne. Il pourra s’agir, par exemple, d’utiliser votre voix pour demander à Copilot de résumer une transcription sans connexion.

Qu’est-ce qu’un PC IA ?

Le principal ajout matériel à un PC IA est ce que l’on appelle une unité de traitement neuronal. (NPU : Neural Processing Unit). Les NPU dépassent les capacités des unités centrales de traitement (CPU) traditionnelles et sont conçues pour traiter spécifiquement les tâches d’intelligence artificielle. Elles sont traditionnellement utilisées par des entreprises comme Apple pour améliorer les photos et les vidéos ou pour la reconnaissance vocale.

Microsoft n’a pas encore indiqué ce dont les PC IA seront capables sans connexion internet. Mais le téléphone PIxel 8 Pro de Google, qui ne dispose pas d’un processeur informatique complet, peut résumer et transcrire des enregistrements, recommander des réponses à des messages texte et bien d’autres choses encore grâce à son IA Gemini Nano.

Les ordinateurs équipés des dernières puces Lunar Lake d’Intel avec un NPU dédié devraient arriver fin 2024. La puce Snapdragon X Elite de Qualcomm dotée d’un NPU sera disponible au milieu de cette année, tandis que la dernière puce Ryzen Pro d’AMD est attendue dans le courant du trimestre.

Selon Intel, ces puces permettent des applications telles que « la traduction linguistique en temps réel, l’inférence automatisée et les environnements de jeu améliorés ».

Apple utilise des NPU depuis des années et les a récemment mis en avant dans sa nouvelle puce M4 pour l’iPad Pro. La puce M4 devrait être lancée dans la prochaine série de Mac dans le courant de l’année.

Windows sur Arm

Qualcomm, contrairement à Intel et AMD, propose des puces basées sur l’architecture Arm. L’une des sessions de Microsoft portera sur « la nouvelle génération de Windows sur Arm », qui couvrira probablement la façon dont Windows fonctionne sur les puces Qualcomm et en quoi cela diffère des versions de Windows d’Intel et d’AMD.

Selon des données récentes de Canalys, Intel contrôle toujours 78 % du marché des puces pour PC, suivi par AMD avec 13 %.

Dans le passé, Qualcomm a fait la promotion des ordinateurs basés sur le Snapdragon Arm en vantant leur plus grande autonomie, leur conception plus fine et d’autres avantages tels que les connexions cellulaires. Mais les premières versions des puces de Qualcomm étaient limitées dans ce qu’elles offraient aux consommateurs. En 2018, par exemple, la puce Snapdragon 835 de l’entreprise ne pouvait pas exécuter la plupart des applications Windows.

Depuis, Microsoft a amélioré Windows pour qu’il puisse gérer les applications traditionnelles sur Arm, mais des questions subsistent. La société dispose même d’une page de FAQ consacrée aux ordinateurs fonctionnant sur du matériel ARM.

L’IA partout ailleurs

Microsoft organisera également des sessions telles que « AI Everywhere », qui traitera de la manière d' »accélérer les modèles d’IA générative » sur les appareils fonctionnant dans le nuage.

Une session « Azure AI Studio » examinera comment les développeurs peuvent créer leurs propres chatbots Copilot, ce qui pourrait être similaire à ce que Google et OpenAI font avec Gemini et ChatGPT. Imaginons, par exemple, qu’une entreprise crée un chatbot capable d’aider les employés à choisir des prestations de santé.

https://www.cnbc.com/2024/05/19/microsoft-ai-pcs-build-2024.html

https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7173194948257808385

Google Cloud supprime accidentellement le compte en ligne d’UniSuper en raison d’une « mauvaise configuration sans précédent ».

Le patron de la caisse de retraite australienne et le PDG de Google Cloud publient une déclaration commune pour s’excuser d’une panne « extrêmement frustrante et décevante ».

Ousp, petite boulette. Plus d’un demi-million de membres du fonds UniSuper n’ont pas eu accès à leurs comptes de pension de retraite pendant une semaine après qu’une « mauvaise configuration » de Google Cloud, « unique en son genre », a conduit à la suppression du compte privé du fournisseur de services financiers, ont révélé Google et UniSuper.

UniSuper gère environ 125 milliards de dollars de fonds, tout de même en Australie !!!

Les services ont commencé à être rétablis pour les clients d’UniSuper jeudi, plus d’une semaine après la mise hors service du système. Les soldes des comptes d’investissement reflètent les chiffres de la semaine dernière et UniSuper a déclaré qu’ils seraient mis à jour dès que possible.

Le PDG d’UniSuper, Peter Chun, a écrit aux 620 000 membres du fonds mercredi soir, expliquant que la panne n’était pas le résultat d’une cyber-attaque et qu’aucune donnée personnelle n’avait été exposée à la suite de la panne. M. Chun a désigné le service « cloud » de Google comme étant à l’origine de la panne.

Dans une déclaration commune extraordinaire de M. Chun et du directeur général de Google Cloud, Thomas Kurian, les deux hommes se sont excusés auprès des membres pour la panne et ont déclaré qu’elle avait été « extrêmement frustrante et décevante ».

Ils ont déclaré que la panne avait été causée par une mauvaise configuration qui a entraîné la suppression du compte cloud d’UniSuper, ce qui n’était jamais arrivé à Google Cloud auparavant.

« Le PDG de Google Cloud, Thomas Kurian, a confirmé que la perturbation résultait d’une séquence d’événements sans précédent : une mauvaise configuration involontaire lors du provisionnement des services de Cloud privé d’UniSuper a finalement entraîné la suppression de l’abonnement au Cloud privé d’UniSuper », ont déclaré les deux responsables.

« Il s’agit d’un événement isolé, unique en son genre, qui ne s’est jamais produit auparavant avec aucun des clients de Google Cloud dans le monde. Cela n’aurait pas dû se produire. Google Cloud a identifié les événements qui ont conduit à cette perturbation et a pris des mesures pour s’assurer que cela ne se reproduise pas ».

Alors qu’UniSuper a normalement mis en place une duplication dans deux zones géographiques, pour s’assurer que si un service tombe en panne ou est perdu, il peut être facilement restauré, la suppression de l’abonnement au cloud du fonds a entraîné la suppression dans les deux zones géographiques.

UniSuper a pu finalement restaurer les services parce que le fonds avait des sauvegardes en place avec un autre fournisseur.

« Ces sauvegardes ont permis de minimiser la perte de données et d’améliorer considérablement la capacité d’UniSuper et de Google Cloud à mener à bien la restauration », ont déclaré les 2 responsables.

« La restauration de l’instance de Cloud privé d’UniSuper a nécessité une quantité incroyable de concentration, d’efforts et de partenariat entre nos équipes pour permettre une restauration complète de tous les systèmes centraux. »

« Le dévouement et la collaboration entre UniSuper et Google Cloud ont permis une restauration complète de notre Cloud privé, qui comprend des centaines de machines virtuelles, de bases de données et d’applications.

https://www.theguardian.com/australia-news/article/2024/may/09/unisuper-google-cloud-issue-account-access

Des chercheurs mettent au point le plus petit détecteur quantique de lumière au monde sur une puce de silicium

La puce quantique ePIC en silicium, montée sur un circuit imprimé pour les essais et semblable à une carte mère à l’intérieur d’un ordinateur personnel. Crédit : Université de Bristol

Des chercheurs de l’université de Bristol ont réalisé une percée importante dans la mise à l’échelle de la technologie quantique en intégrant le plus petit détecteur quantique de lumière au monde sur une puce de silicium. L’article intitulé « A Bi-CMOS electronic photonic integrated circuit quantum light detector » a été publié dans Science Advances.

Le moment où les scientifiques et les ingénieurs ont réussi à miniaturiser les transistors sur des micropuces bon marché, dans les années 1960, a été déterminant pour l’avènement de l’ère de l’information.

Aujourd’hui, pour la première fois, des universitaires de l’université de Bristol ont démontré l’intégration d’un détecteur quantique de lumière – plus petit qu’un cheveu humain – sur une puce de silicium, ce qui nous rapproche de l’ère des technologies quantiques utilisant la lumière.

La réalisation de l’électronique et de la photonique de haute performance à grande échelle est fondamentale pour réaliser la prochaine génération de technologies de l’information avancées. Trouver le moyen de fabriquer des technologies quantiques dans des installations commerciales existantes est un effort international permanent auquel s’attellent des universités et des entreprises du monde entier.

Il pourrait s’avérer crucial pour l’informatique quantique de pouvoir fabriquer du matériel quantique de haute performance à grande échelle en raison de la grande quantité de composants nécessaires pour construire ne serait-ce qu’une seule machine.

Dans cette optique, des chercheurs de l’université de Bristol ont fait la démonstration d’un type de détecteur quantique de lumière mis en œuvre sur une puce dont le circuit occupe 80 micromètres sur 220 micromètres.

Cette petite taille permet au détecteur de lumière quantique d’être rapide, ce qui est essentiel pour débloquer les communications quantiques à grande vitesse et permettre le fonctionnement à grande vitesse des ordinateurs quantiques optiques.

L’utilisation de techniques de fabrication établies et commercialement accessibles favorise les perspectives d’intégration rapide dans d’autres technologies telles que la détection et les communications.

« Ces types de détecteurs, appelés détecteurs homodynes, sont omniprésents dans les applications de l’optique quantique », explique le professeur Jonathan Matthews, qui a dirigé la recherche et qui est directeur du Quantum Engineering Technology Labs.

« Ils fonctionnent à température ambiante et peuvent être utilisés pour les communications quantiques, dans des capteurs incroyablement sensibles, tels que les détecteurs d’ondes gravitationnelles de pointe, et il existe des modèles d’ordinateurs quantiques qui utiliseraient ces détecteurs. »

En 2021, l’équipe de Bristol a montré comment l’association d’une puce photonique et d’une puce électronique distincte pouvait accroître la vitesse des détecteurs quantiques de lumière. Aujourd’hui, avec une seule puce électronique-photonique intégrée, l’équipe a encore augmenté la vitesse d’un facteur 10 tout en réduisant l’encombrement d’un facteur 50.

Si ces détecteurs sont rapides et petits, ils sont également sensibles.

« La clé de la mesure de la lumière quantique est la sensibilité au bruit quantique », explique l’auteur, le Dr Giacomo Ferranti.

« La mécanique quantique est responsable d’un niveau de bruit infime et fondamental dans tous les systèmes optiques. Le comportement de ce bruit révèle des informations sur le type de lumière quantique qui voyage dans le système, il peut déterminer la sensibilité d’un capteur optique et il peut être utilisé pour reconstruire mathématiquement les états quantiques. Dans notre étude, il était important de montrer que le fait de rendre le détecteur plus petit et plus rapide ne bloquait pas sa sensibilité pour la mesure des états quantiques ».

Les auteurs notent qu’il reste encore des recherches passionnantes à mener pour intégrer d’autres technologies quantiques perturbatrices à l’échelle de la puce. Avec le nouveau détecteur, l’efficacité doit être améliorée et il reste du travail à faire pour tester le détecteur dans un grand nombre d’applications différentes.

Le professeur Matthews a ajouté : « Nous avons construit le détecteur avec une fonderie commerciale afin de rendre ses applications plus accessibles. Bien que nous soyons incroyablement enthousiasmés par les implications dans toute une gamme de technologies quantiques, il est essentiel que nous continuions, en tant que communauté, à relever le défi de la fabrication évolutive de la technologie quantique.

« Sans la démonstration d’une fabrication véritablement évolutive du matériel quantique, l’impact et les avantages de la technologie quantique seront retardés et limités.« 

https://www.science.org/doi/10.1126/sciadv.adk6890

https://www.bristol.ac.uk