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Auteur/autrice : infohightech

Le Secteur des Biopharma peine à concrétiser sa transformation numérique (Étude Benchling)

Dans son rapport, l’éditeur Californien de logiciels conçus pour l’industrie de la biotechnologie souligne l’ampleur de l’adoption des technologies, mais aussi les freins de l’industrie pour tirer le meilleur parti des nouvelles technologies.

59 % des répondants du secteur biopharmaceutique utilisent déjà l’IA et l’apprentissage automatique au quotidien.

La société californienne Benchling, éditeur d’un Cloud R&D conçu spécifiquement pour l’industrie biotechnologique, a publié une étude qui montre que l’industrie pharmaceutique est confrontée à un environnement informatique et à des ensembles de données de plus en plus complexes et peinent à suivre les innovations numériques et technologiques alors qu’elle s’efforce d’intégrer l’IA.

Cette étude montre que bien que 59 % des répondants du secteur biopharmaceutique utilisent déjà l’IA et l’apprentissage automatique au quotidien, l’adoption des logiciels conçus pour le cloud est à la traîne, avec seulement 18 % des personnes interrogées qui utilisent le SaaS pour la majorité de leurs travaux de R&D et d’informatique. 

Avec l’absence de solutions technologiques conçues pour des utilisations spécifiques aux besoins de recherches et de développement de la science, les conditions de travaux de recherche dans les laboratoires s’appuient sur des outils complexes trop souvent encore peu adaptés aux besoins : 

  • 53 % des scientifiques utilisent plus de 5 applications logicielles scientifiques uniques par jour
  • 40 % des services informatiques des grandes entreprises prennent en charge plus de 20 applications
  • 84 % utilisent des logiciels customisés, indiquant une persistance des systèmes legacy existants. 

De plus, l’étude de Benchling souligne que 41 % des scientifiques considèrent encore aujourd’hui que la collaboration avec et entre les équipes est un défi, et 38 % ont besoin de collaborer avec 20 personnes ou plus dans leur travail quotidien. 

Les deux plus grands freins à l’adoption des technologies pour faciliter la recherche sont le manque de talents qualifiés et de solutions spécifiques adaptées aux besoins de la science moderne. Pour y remédier, l’industrie doit investir dans des talents adaptés à travailler sur les technologies émergentes et également des solutions conçues spécifiquement pour répondre à la complexité de la science moderne.

« Notre rapport met en évidence les obstacles qui doivent être surmontés pour accélérer les progrès scientifiques. Dans les années à venir, les données et l’IA prendront encore plus d’importance, intensifiant la nécessité pour l’industrie biopharma de se débarrasser des technologies héritées et de fortifier ses fondations numériques. Les entreprises capables d’attirer les meilleurs talents, de favoriser l’alignement entre la R&D et l’informatique, et d’adopter rapidement les nouvelles technologies conçues pour cette nouvelle ère de la biologie, sont en passe de devenir les acteurs les plus influents de la biopharmacie », ajoute Bob Burke, EMEA GM chez Benchling.

https://www.benchling.com/

Nutanix booste l’infrastructure IT d’UpCoop

Grâce à une architecture flexible, solide et simple fournie par Nutanix, la société coopérative UpCoop a significativement réduit ses incidents de service

Nutanix, un leader du cloud hybride et du multicloud annonce qu’UpCoop, société coopérative et participative connue pour son titre restaurant UpDejeuner notamment, a choisi ses solutions. Il s’agit pour cet acteur de l’économie sociale et solidaire de migrer vers un environnement entièrement Nutanix, pour se doter d’une architecture plus moderne. 

Le nouvel environnement Nutanix a apporté trois bénéfices à UpCoop : une réduction significative des incidents, une flexibilité accrue et une sécurité renforcée. La réduction significative des incidents a permis la disparition des dégradations de service comparativement à 2 incidents par mois en moyenne. La flexibilité accrue a été obtenue grâce aux solutions Nutanix Kubernetes Engine et Nutanix Cloud Clusters (NC2) pour pouvoir monter en charge facilement dans le cloud. Et enfin la sécurité renforcée grâce à la micro-segmentation du réseau via la solution Flow Network Security.  

« Nous avons rapidement été séduits par l’hyperconvergence. Malgré le surdimensionnement de notre ancienne infrastructure, nous étions régulièrement confrontés à des contentions sur les échanges de données avec nos bases » déclare Lyess Aboud, coordinateur des opérations informatiques d’UpCoop. « L’hyperconvergence permet de réduire ces goulets d’étranglement en distribuant la charge sur tous les nœuds. »

Avec l’accompagnement du partenaire Spie, UpCoop a profité de cette migration pour abandonner son hyperviseur existant au profit de AHV afin de bénéficier pleinement des avantages d’une infrastructure hyperconvergée homogène. « Aujourd’hui, nous disposons réellement de la très haute disponibilité grâce à notre architecture distribuée : les points de contention ont disparu, de même que les incidents liés, entre autres, aux campagnes de mises à jour », souligne Lyess Aboud.

Démarrée en janvier 2022, la migration des 700 VM de la coopérative s’est terminée six mois plus tard. Les VM sont désormais hébergées sur 10 nœuds Nutanix pour la partie production et 8 nœuds côté PRA. En faisant le choix de Nutanix, la coopérative a réussi à combiner une infrastructure gérée et maîtrisée en interne avec la possibilité de déborder si besoin dans le cloud, grâce aux solutions Nutanix Kubernetes Engine et NC2 pour le développement d’un environnement multicloud hybride qui ont pesé dans leur décision finale.

Depuis près de 60 ans, la coopérative de salariés UpCoop conçoit des moyens de paiement permettant aux entreprises et pouvoirs publics d’améliorer la qualité de vie et le pouvoir d’achat des salariés et des citoyens. Elle émet notamment le titre-restaurant UpDéjeuner et s’est développée à l’international dans 23 pays. En janvier dernier, les salariés-sociétaires ont voté la modification de ses statuts pour devenir UpCoop, la première société coopérative à mission, marquant ainsi une nouvelle étape dans sa longue histoire de démocratie et de progrès social. 

https://www.nutanix.com/fr

L’IA est au coeur des innovations de Snowflake dédiés au secteur des télécoms

À l’occasion du Mobile World Congress 2024, Snowflake dévoilera plusieurs améliorations avec différents partenaires pour booster le secteur des télécoms.

Le Data Cloud Snowflake annonce la mise en avant des nouvelles améliorations de son Telecom Data Cloud lors du prochain Mobile World Congress 2024 à Barcelone. Snowflake présentera plusieurs nouveautés dont les dernières innovations en matière d’intelligence artificielle et de Machine Learning (ML) et les collaborations intersectorielles visant à résoudre certains des problèmes auxquels l’industrie est confrontée. 

Au cours de l’année 2023, de nombreuses collaborations ont généré un certain nombre d’innovations pour le secteur des télécommunications. Celles-ci seront mises en avant pendant le Mobile World Congress sur le stand de Snowflake 5A31.

  • Le travail de Snowflake avec AWS aide à résoudre les questions techniques sur le réseau, réduisant le temps de résolution de plusieurs jours à quelques minutes seulement. Pour ce faire, Snowflake compile des données provenant de tours cellulaires, d’adresses physiques et de points d’intérêt et les combine avec des informations sur la fidélité des clients et des détails recueillis dans les systèmes d’aide à la facturation (BSS) et les systèmes d’aide à l’exploitation (OSS), grâce à un LLM sur Amazon SageMaker.  
  • La construction de GentWin en collaboration avec AWS, une solution d’exploitation de réseau combinant la 5G privée, l’IA générative utilisant Amazon Bedrock, et les jumeaux numériques utilisant AWS IoT TwinMaker. Cela permettant aux industries de bénéficier d’ efficacité, d’automatisation et d’adaptabilité, pour transformer la gestion des réseaux.
  • La collaboration avec Mapbox pour présenter une capacité de jumeau numérique holistique en combinant les couches de données géospatiales des télécommunications de Snowflake avec le terrain et l’imagerie haute définition de Maxar, et la capacité de Mapbox à rendre et à traiter la couverture cellulaire à l’échelle. Les entreprises de télécommunications bénéficieront ainsi d’un nouveau niveau de précision en matière de visualisation, ce qui permettra d’améliorer l’expérience des clients et de donner aux utilisateurs un avantage concurrentiel dans le paysage évolutif de la connectivité.
  • La solution commune entre Snowflake AWS, Amdocs, Vodafone et Carbon Footprint Ltd a remporté le prix Moonshot Catalyst du TM Forum. Elle permet aux entreprises de télécommunications de mieux analyser et comprendre leurs émissions de carbone, tout en les aidant à réduire l’empreinte carbone de leurs offres de produits.
  • La collaboration avec Amdocs Data Intelligence pour offrir des solutions basées sur le SaaS dans le domaine des télécommunications, telles que la facturation et le paiement, l’audit et la conformité, et la détection des fraudes.
  • La collaboration avec Ericsson pour créer une architecture axée sur les données qui permettra aux opérateurs de créer des applications innovantes à l’aide de l’écosystème Ericsson Intelligent Automation Platform (EIAP). Les développeurs d’applications rApp pourront accéder de manière transparente aux systèmes informatiques stratégiques et opérationnels des fournisseurs de services de communication grâce à la capacité de partage sécurisé des données du Snowflake Telecom Cloud. Les applications rApp pourront également utiliser des ensembles de données de tiers, tels que des données météorologiques et des cartes, pour les intégrer dans leurs applications grâce aux mêmes mécanismes.

De nouvelles solutions de partenaires télécoms sont aussi à noter aidant à l’optimisation intelligente des dépenses d’investissement, la planification des capacités, les opérations sur le terrain, la lutte contre les émissions de carbone, la maintenance prédictive et automatisée des réseaux, ainsi que la gestion des données de l’Open Radio Access Network (ORAN).

Avec les nouveaux ajouts au Telecom Data Cloud de Snowflake, les entreprises peuvent ainsi réduire les exigences de montée en compétences et augmenter la productivité, enrichir les données avec des modèles d’IA et de ML, accélérer la découverte et l’analyse des données en temps quasi réel et en toute sécurité, aider à répondre aux exigences de durabilité et enfin permettre aux fournisseurs de services de télécommunications d’augmenter leurs revenus de services tout en répondant aux besoins verticaux des entreprises

« L’industrie des télécommunications est à un tournant, évoluant au-delà des services traditionnels. Les télécommunications deviennent une couche fondamentale pour tous les secteurs, offrant de riches informations pour améliorer les expériences des clients, optimiser les réseaux et informer la planification urbaine », a déclaré Phil Kippen, Global Industry GTM, Télécommunications chez Snowflake. « Dans notre monde de plus en plus connecté, l’explosion des données est monumentale. Dans le secteur des télécommunications en particulier, ce déluge n’est pas seulement un défi, mais une opportunité. Comprendre et exploiter ces données grâce au Telecoms Data Cloud de Snowflake est essentiel pour ouvrir de nouvelles voies à l’innovation et à la collaboration interprofessionnelles. »

Plus de 70 clients de l’écosystème mondial utilisent désormais le Telecom Data Cloud de Snowflake pour stimuler les innovations dans les télécommunications, notamment Eutelsat Group, Spark New Zealand, CityFibre, Virgin Media Ireland et AT&T. Snowflake a également élargi son travail avec des entreprises leaders du secteur, passant de 21 partenaires à près de 40 (depuis février 2023), afin de fournir des solutions innovantes aux opérateurs de télécommunications, notamment : Ericsson, Amdocs, Amazon Web Services (AWS) ; des partenaires technologiques CARTO, Mapbox et Squid Cloud ; et des intégrateurs de systèmes régionaux et mondiaux éprouvés, notamment EY, IBM Consulting, Deloitte, Prodapt Consulting et DAS42. 

https://www.snowflake.com/fr/

Les cellules solaires bosselées pourraient récolter jusqu’à 66 % d’énergie en plus

Une nouvelle conception de cellule solaire composée d' »hémisphères » à la surface, comme des points de braille, pourrait améliorer l’efficacité.

L’efficacité des cellules solaires pourrait être améliorée par les bosses. De nouvelles recherches suggèrent que l’intégration de minuscules dômes à la surface des cellules solaires organiques pourrait accroître leur efficacité de deux tiers, tout en captant la lumière sous un angle plus large.

Les cellules solaires sont généralement plates, ce qui permet de maximiser la surface exposée à la lumière du soleil à tout moment. Cette conception est optimale lorsque le soleil se trouve dans un certain angle, de sorte que les panneaux sont généralement inclinés de 15 à 40 degrés pour tirer le meilleur parti de la journée.

Les scientifiques ont envisagé d’autres formes pour la surface, notamment l’intégration de nanocoques sphériques de silice qui piègent et font circuler la lumière du soleil pour permettre à l’appareil d’en capter davantage d’énergie. Pour cette nouvelle étude, des scientifiques de l’université Abdullah Gül de Türkiye ont réalisé des simulations complexes sur la manière dont les bosses en forme de dôme pourraient améliorer les surfaces solaires organiques.

L’équipe a étudié des cellules photovoltaïques composées d’un polymère organique dénommé P3HT:ICBA comme couche active, au-dessus d’une couche d’aluminium et d’un substrat de PMMA, le tout recouvert d’une couche protectrice transparente d’oxyde d’indium et d’étain (ITO). Cette structure en sandwich a été conservée pour l’ensemble du dôme, ou « enveloppe hémisphérique » comme l’équipe l’appelle.

Coupe transversale des dômes sur la nouvelle surface de la cellule solaire

Les chercheurs ont effectué ce que l’on appelle une analyse par éléments finis (FEA : finite element analysis) en 3D, qui décompose les éléments d’un système complexe en morceaux gérables afin de pouvoir mieux les simuler et les analyser.

Par rapport aux surfaces planes, les cellules solaires parsemées de bosses ont amélioré l’absorption de la lumière de 36 % et 66 %, en fonction de la polarisation de la lumière. Ces bosses ont également permis à la lumière de pénétrer dans un plus grand nombre de directions qu’une surface plane, offrant une couverture angulaire allant jusqu’à 82 degrés.

Bien que l’équipe n’ait pas encore construit de versions physiques de ces cellules solaires, si le principe fonctionne, il pourrait être utile non seulement pour l’énergie solaire sur les toits, mais aussi dans les systèmes où les conditions de luminosité sont changeantes, comme l’électronique portable.

« Grâce à l’amélioration des caractéristiques d’absorption et d’omnidirectionnalité, les couches actives proposées en forme de coquille hémisphérique seront bénéfiques dans divers domaines d’application des cellules solaires organiques, tels que les dispositifs biomédicaux, ainsi que les applications telles que les fenêtres et les serres productrices d’énergie, l’internet des objets, et ainsi de suite », a déclaré le professeur Dooyoung Hah, auteur de l’étude.

https://www.spiedigitallibrary.org/journals/journal-of-photonics-for-energy/volume-14/issue-01/018501/Hemispherical-shell-shaped-organic-photovoltaic-cells-for-absorption-enhancement-and/10.1117/1.JPE.14.018501.full?webSyncID=9a74d490-e658-b71c-a7ac-18bacc57304b&sessionGUID=b0730740-8728-a409-c842-7c71c09ab461&_ga=2.99749915.403740089.1708299984-2002273903.1708299983#_=_

https://spie.org/news/harnessing-light-with-hemispherical-shells#_=_

Une nouvelle IA étonnante ajoute des effets sonores réalistes à n’importe quelle vidéo

« Et si vous pouviez décrire un son et le générer avec l’IA ? », lance ElevenLabs alors que des effets sonores et des dialogues générés par l’IA sont ajoutés à des séquences vidéo générées par Sora d’OpenAI.

La semaine dernière, OpenAI a publié un nouveau modèle d’IA appelé Sora, capable de générer des clips vidéo haute résolution à partir d’invites textuelles. Mais il s’agit essentiellement de films muets intelligents. ElevenLabs vient d’ajouter des sons de fond aux séquences créées par Sora.

La startup ElevenLabs, spécialisée dans le clonage de voix par l’IA, a été cofondée par Piotr Dabkowski, ancien ingénieur en apprentissage automatique chez Google, et Mati Staniszewski, ancien stratège en déploiement chez Palantir, en 2022. Elle a depuis lancé un logiciel de synthèse vocale par l’IA et un outil de doublage par l’IA conçu pour traduire automatiquement le discours d’une vidéo dans plus de 20 langues en « conservant le ton et le style de la voix d’origine ».

Aujourd’hui, l’entreprise travaille sur un nouveau produit, qui serait capable de générer des sons pour accompagner des séquences vidéo autrement silencieuses, en se basant sur les descriptions d’une scène données par un utilisateur.

Il s’agit d’une équipe d’effets sonores et de bruitage dans une boîte, et pour démontrer ses prouesses, ElevenLabs l’a lâchée sur du contenu généré par Sora.

Nous avons utilisé des textes tels que « vagues qui s’écrasent », « métal qui s’entrechoque », « gazouillis d’oiseaux » et « moteur de voiture de course » pour générer des sons que nous avons superposés à certains de nos clips préférés de l’annonce OpenAI Sora », explique la société dans un billet de blog.

Les effets sonores arrivent bientôt chez ElevenLabs

Les détails de Sound Effects by ElevenLabs n’ont pas encore été dévoilés, mais la démo montre une série de clips vidéo générés par Sora et accompagnés de sons d’arrière-plan assez réalistes – des bruits de pas dans une rue animée au bourdonnement de la ville, en passant par les bips et le bourdonnement mécanique d’un robot bipède du futur, jusqu’à une narration de type cinématographique avec une voix promotionnelle de style hollywoodien. Tout cela apparemment à partir de messages texte-audio.

Comme pour Sora, il y aura sans doute des problèmes à résoudre, ainsi que des protections contre la fraude et des protocoles de sécurité à mettre en place, mais le rythme de développement de l’IA étant si rapide, peut-on s’attendre à ce que les Oscars du meilleur produit soient décernés à une IA dans un avenir proche ? Des temps intéressants (et peut-être effrayants) nous attendent.

Nous ne savons pas encore quand la technologie des effets sonores sera mise en place, mais les personnes intéressées sont invitées à manifester leur intérêt.

https://twitter.com/elevenlabsio/status/1759240084342059260

Une méthode de stockage quadruple permet d’écrire des données sur un seul atome de quatre manières différentes

Interprétation artistique des 16 états quantiques de l’atome d’antimoine

Selon une nouvelle étude, il est possible d’augmenter considérablement la puissance de traitement quantique dans un espace donné en utilisant quatre méthodes différentes pour stocker des données sur un seul atome. Cette méthode permet de créer des ordinateurs quantiques plus puissants et plus faciles à contrôler.

Alors que les ordinateurs traditionnels peuvent traiter et stocker des informations sous la forme d’un 0 ou d’un 1, les ordinateurs quantiques peuvent faire la même chose en plus d’une superposition des deux en même temps. Cela leur confère une puissance exponentielle au fur et à mesure que l’on ajoute des bits quantiques (qubits), ce qui leur permet de s’attaquer à des problèmes qui sont tout simplement trop complexes pour les machines classiques.

Le problème est que la manipulation de ces qubits peut s’avérer délicate, en particulier lorsque les ordinateurs quantiques en utilisent de plus en plus. Aujourd’hui, des scientifiques de l’université de Nouvelle-Galles du Sud (UNSW) à Sydney ont montré comment des données peuvent être écrites sur un qubit – dans ce cas, un seul atome – de quatre manières différentes, en fonction de ce qui est nécessaire à chaque fois.

L’atome en question est un élément appelé antimoine, qui peut être implanté dans une puce de silicium où il remplace l’un des atomes de silicium. Cet atome lourd a été choisi parce que son noyau contient déjà huit états quantiques distincts qui peuvent être utilisés pour coder des données quantiques.

De plus, il possède un électron qui possède lui-même deux états quantiques, ce qui double le total offert par l’atome d’antimoine en le portant à 16 (chacun des huit états quantiques d’origine, jumelé à tour de rôle avec chacun des deux états quantiques de l’électron). Si vous deviez utiliser d’autres matériaux pour créer un ordinateur quantique avec 16 états, vous auriez besoin de quatre qubits couplés ensemble.

Mais la véritable percée de l’étude réside dans la manière dont l’équipe a pu manipuler les données sur l’atome, en utilisant quatre méthodes différentes. L’électron a pu être contrôlé à l’aide d’un champ magnétique oscillant. Une méthode de résonance magnétique, comme celle utilisée dans les appareils d’IRM, a permis de manipuler le spin du noyau de l’atome.

Un champ électrique pourrait également être utilisé pour contrôler le noyau. Enfin, une technique appelée « flip-flop qubits » permet de contrôler le noyau et l’électron en opposition l’un à l’autre, à l’aide d’un champ électrique.

Selon l’équipe, cette étude contribuera à rendre les ordinateurs quantiques plus « denses », en faisant entrer plus de qubits dans un espace plus restreint.

« Nous investissons dans une technologie plus difficile et plus lente, mais pour de très bonnes raisons, l’une d’entre elles étant l’extrême densité d’informations qu’elle sera capable de gérer », explique le professeur Andrea Morello, auteur principal de l’étude. « C’est bien beau d’avoir 25 millions d’atomes dans un millimètre carré, mais il faut les contrôler un par un. La possibilité d’utiliser des champs magnétiques, des champs électriques ou n’importe quelle combinaison d’entre eux nous offrira de nombreuses options pour développer le système ».

L’équipe prévoit ensuite d’utiliser ces atomes pour coder des qubits logiques, ce qui pourrait éventuellement ouvrir la voie à des ordinateurs quantiques plus pratiques.

https://link.springer.com/article/10.1038/s41467-024-45368-y

https://www.unsw.edu.au/newsroom/news/2024/02/four-different-ways-to-write-quantum-information-on-just-one-ato

Un potentiel géothermique massif découvert au large des côtes, là où la Terre se divise

Selon CGG, les rifts d’expansion des fonds marins pourraient offrir certaines des meilleures ressources géothermiques au monde.

Selon un livre blanc de la société de conseil en géosciences CGG, les fonds marins recèlent un potentiel énergétique qui pourrait changer la donne et qui est encore largement inexploré. Les conditions uniques qui règnent sous les fonds marins promettent une énergie géothermique moins chère et plus accessible.

L’énergie solaire et l’énergie éolienne ne suffiront pas à mettre en place un réseau d’énergie propre. La géothermie est une source d’énergie propre rêvée à bien des égards ; les roches chaudes sous nos pieds contiennent plus d’énergie que l’humanité ne pourrait en utiliser en un million d’années… Mais pour être clair, il ne s’agit pas d’un défi… Amener cette énergie à la surface, et on pourra directement utiliser la chaleur ou récolter de l’énergie électrique. L’énergie est disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, contrairement au solaire et à l’éolien, les coûts d’infrastructure ne sont pas terribles, et elle est disponible juste sous nos pieds, n’importe où sur la planète.

Et pourtant, elle représente moins de 1 % de la production mondiale d’énergie, car s’il y a des roches chaudes quelque part sous vos pieds, où que vous vous trouviez, elles sont beaucoup plus faciles à atteindre dans certains endroits, où elles sont plus proches de la surface, que dans d’autres, où elles sont enfouies si profondément qu’il est pratiquement impossible d’y accéder de manière économique. Du moins, jusqu’à ce que les foreuses à faisceau de particules soient prêtes.

De plus, les forages d’exploration géothermique sont relativement coûteux et ne sont pas toujours couronnés de succès. Les entreprises ont donc tendance à s’en tenir aux zones dont elles sont relativement sûres qu’elles seront productives, comme la « ceinture de feu » indo-pacifique, une ceinture tectonique qui s’étend le long de la côte ouest des Amériques, jusqu’à la pointe orientale de la Russie, en passant par l’Asie de l’Est et jusqu’à la Nouvelle-Zélande. En gros, là où il y a des volcans, l’industrie géothermique s’améliore pour les exploiter en tant que ressources énergétiques.

Toutefois, selon le cabinet de conseil en technologies des énergies renouvelables CGG, ces zones volcaniques sont très complexes et variées, ce qui nécessite des approches sur mesure pour chacune d’entre elles, et les températures diminuent rapidement à mesure que l’on s’éloigne du volcan.

En revanche, il existe une vaste ressource beaucoup plus cohérente que nous pourrions cibler, selon CGG, au fond des mers, à l’endroit même où les plaques tectoniques s’éloignent constamment les unes des autres et génèrent de nouveaux morceaux de croûte dans le cadre d’un processus appelé « épandage sur les fonds marins ».

L’étalement du plancher océanique

Dans ces immenses failles sous-marines, que CGG estime à environ 65 000 kilomètres carrés, le magma terrestre est, en toute fiabilité, assez proche de la surface, car il se déverse littéralement à travers l’espace créé par l’écartement des plaques et se solidifie pour former de nouvelles roches. Les taux de réussite devraient donc être beaucoup plus élevés que sur la terre ferme, et ces zones d’étalement des fonds marins devraient également offrir des températures plus constantes, ainsi que des fluides géothermiques toujours inoffensifs.

En bref, elles reproduisent les meilleures conditions que l’on peut trouver à terre dans des endroits comme le sud de l’Islande – où les émissions volcaniques se sont accumulées au sommet d’une crête d’étalement du plancher océanique pour la rendre accessible depuis la terre – sauf que les ressources offshore sont beaucoup, beaucoup plus importantes.

D’autre part, si ces zones sont plus faciles à exploiter, elles sont aussi plus éloignées des réseaux électriques. En effet, une grande partie de cette énergie sera produite dans des zones où il ne sera pas pratique de faire passer des câbles jusqu’à la côte. CGG affirme que dans de nombreuses régions, il sera plus judicieux de capter l’eau douce provenant de la vapeur qui s’échappe des turbines et de l’électrolyser pour produire de l’hydrogène vert, qui peut être expédié tel quel ou converti en ammoniac pour la vente – l’eau douce restant probablement un autre sous-produit commercialisable.

CGG a déposé une demande de brevet pour sa « nouvelle combinaison de technologies géologiques, géophysiques et d’ingénierie pour aider à l’exploration et au développement de ces ressources », mais la société déclare (pour ce qu’elle vaut) que sa « motivation pour obtenir le brevet est de s’assurer qu’il n’y aura pas de « bloqueurs » de brevets qui retarderont le développement rapide de ces ressources ». Elle prévoit de concéder des licences à un « coût raisonnable » dans les pays développés et à un « coût facilement abordable » lorsqu’elle travaille avec des pays sous-développés.

Nous supposons qu’il est encore trop tôt pour commencer à parler du coût de l’énergie nivelé (LCoE), c’est-à-dire le coût par unité d’énergie sur la durée de vie prévue d’un projet de production. En effet, si des entreprises comme Quaise parviennent à démocratiser le forage ultra-profond par faisceau de particules à grande échelle, elles pourraient bien débloquer le potentiel de la géothermie littéralement n’importe où sur la planète. Mais l’humanité a besoin de quantités insondables d’énergie au cours des prochaines décennies à partir de sources propres, et la géothermie en mer pourrait bien avoir une contribution précieuse à apporter.

https://www.cgg.com/

https://www.cgg.com/newsroom/news/cgg-releases-white-paper-potential-offshore-geothermal-energy-future-global-resource

SapientX annonce des personnages parlants alimentés par GPT-4 pour les hôtels de villégiature

Cassie, une réceptionniste de clinique médicale dotée d’une IA

Carlos Rodriguez, PDG d’Humanate Digital, a fait remarquer que « les cliniques de santé ont connu de graves pénuries de personnel administratif au cours des dernières années. Nos personnages sympathiques, basés sur des kiosques, peuvent compléter les équipes humaines pour aider les cliniques à continuer à fournir des soins de qualité à des prix abordables ».

SapientX organisera des avant-premières privées de Cassie lors de la prochaine conférence HIMMS qui se tiendra à Orlando du 11 au 15 mars.

SapientX est une plateforme logicielle d’IA (intelligence artificielle) conversationnelle avancée, conçue pour donner une voix et de l’intelligence aux assistants numériques dans les établissements de soins de santé. Elle se concentre sur la conversation vocale naturelle avec les émotions, la compréhension et la réponse, la connaissance du contexte, l’apprentissage et une interface expressive avec des avatars en 3D. SapientX fonctionne avec ou sans connexion internet, ce qui le rend compatible avec les données de santé.

www.sapientx.com

De son côté, Humanate Digital est une nouvelle plateforme technologique issue d’une collaboration de recherche à l’échelle du campus de l’Université A&M du Texas. Les objectifs initiaux et continus du projet de recherche sont d’incorporer des humains numériques en tant que complément viable de la main-d’œuvre. Sa nouvelle plateforme est en instance de brevet et des tests bêta sont en cours. Cassandra ou Cassie est un exemple de l’un des membres de sa « main-d’œuvre numérique ». Cassandra peut être déployé sur n’importe quelle solution matérielle, du kiosque à la tablette. www.humanatedigital.com

Exemple d’interactions entre un humain et des avatars de chez Sapientx

McDonald’s fait passer des tests de personnalité étranges par l’IA aux candidats à l’embauche

« Je veux juste un poste de plongeur ».

L’IA a fait son entrée dans le processus d’embauche et a rendu les tests de personnalité obligatoires encore plus étranges.

Comme le rapporte 404 Media, des entreprises aussi disparates que McDonald’s, Olive Garden et FedEx exigent désormais que les candidats à l’embauche passent des évaluations de personnalité, qui sont ensuite triées par un système d’IA dont le fonctionnement est pour le moins obscur.

Les entreprises susmentionnées sont toutes sous contrat avec Paradox.ai, un « logiciel de recrutement conversationnel » dont les étranges évaluations de personnalité incluent des images d’extraterrestres humanoïdes à la peau bleue auxquels les candidats sont, apparemment, censés s’identifier.

Par exemple, dans un post Reddit trouvé par les gens de 404, le candidat se voit présenter une photo de deux extraterrestres bleus se tenant dans la cuisine d’un restaurant. L’un des humanoïdes est manifestement en train de déchirer des épices à la main, tandis qu’un autre se tient à côté d’eux. Sous l’image, les candidats sont invités à « cliquer simplement sur ‘Moi’ si l’image décrit votre personnalité, et sur ‘Pas moi’ dans le cas contraire ». Au-dessus d’eux, le mot « Traditionnel » est, pour une raison inconnue, écrit comme une sorte d’en-tête.

« Mec, se lamente l’utilisateur de Reddit, je veux juste un travail au lave-vaisselle ».

Pour voir à quel point cette situation est très bizarre, Emanuel Maiberg, de 404, a rempli une demande d’emploi pour un poste de barman dans un établissement du Nouveau-Mexique de la chaîne de restauration rapide italienne Olive Garden. Il a découvert que l’image « traditionnelle » était l’une des 80 diapositives de ce type, et qu’elle n’était même pas la plus bizarre du lot.

L’une d’entre elles, écrit Emanuel Maiberg, montrait un extraterrestre assis à côté d’un vélo, le genou meurtri à la suite d’un accident apparent. « Les candidats sont invités à répondre « Moi » ou « Pas moi », même si, dans ce genre de faux dilemme existentiel généré par l’IA, on ne sait pas très bien quel pourrait être le résultat de l’un ou l’autre choix.

Comme l’indique le rapport, les évaluations d’Olive Garden font partie du produit « Traitify » de Paradox, qui utilise les étranges diapositives pour classer les candidats dans les groupes de personnalité « Big Five » ou « OCEAN », en les évaluant sur leur degré d’ouverture, de conscience, d’extraversion, d’agréabilité et de névrose.

Comme le rappelle judicieusement 404, l’efficacité de ce type de tests de personnalité largement utilisés, qui ont acquis un grand cachet de psychologie populaire pour l’embauche au cours des dernières décennies, est contestée depuis un certain temps déjà – mais il est peu probable que les entreprises qui achètent des logiciels et dépensent des dizaines de milliers de dollars pour ce type de tests de ressources humaines se penchent sur les critiques des universitaires.

Une fois qu’il a terminé le quiz, Emanuel Maiberg raconte qu’on lui a présenté un résumé de cinq pages de ses résultats qui l’informait – ainsi que l’établissement Olive Garden auquel il avait postulé – qu’il était un « producteur » qui « ne se préoccupe pas des récompenses extérieures » et qui est « autonome et apte à contrôler » sa propre productivité.

Curieusement, les diapositives du long quiz « Traitify » ne constituent pas l’aspect IA des offres de Paradox. La distinction se situe au niveau du chatbot Olivia de l’entreprise, qui apparaît pour guider les utilisateurs tout au long du processus de candidature et qui est censé « aider » les managers à trier les candidatures.

Selon le site web de Paradox, le chatbot, qui présente un avatar granuleux d’une femme blanche souriante, a la « passion de servir la communauté et de fournir un service exceptionnel ». Dans son « autre vie », le chatbot est « le directeur exécutif de la Fondation des Coyotes d’Arizona » – quoi que cela veuille dire.

Naturellement, l’entreprise ne donne pas beaucoup d’informations sur ce qui est inclus dans la sauce secrète d’Olivia, et on ne sait donc pas quel type de critère le chatbot utilise pour déterminer ses recommandations – mais étant donné l’étrangeté du reste des offres de Paradox, nous n’avons pas beaucoup d’espoir quant à leur cohérence.

https://futurism.com/mandatory-ai-hiring-tests

https://www.404media.co/low-paying-jobs-require-bizarre-personality-evaluation-from-ai-company/

https://old.reddit.com/r/KitchenConfidential/comments/1abp0lm/man_i_just_want_a_dishwasher_job/

Amazon dévoile le plus grand modèle de synthèse vocale jamais réalisé

Un aperçu de BASE TTS. Le tokeniseur de parole (1) apprend une représentation discrète, qui est modélisée par un modèle autorégressif (2) conditionné par le texte et la parole de référence. Le décodeur de code vocal (3) convertit les représentations vocales prédites en une forme d’onde. Crédit : arXiv (2024). DOI : 10.48550/arxiv.2402.08093

Une équipe de chercheurs en intelligence artificielle d’Amazon AGI a annoncé le développement de ce qu’elle décrit comme le plus grand modèle de synthèse vocale jamais réalisé. Par plus grand, ils signifient avoir le plus de paramètres et utiliser le plus grand ensemble de données de formation. Ils ont publié un article sur le serveur de préimpression arXiv décrivant comment le modèle a été développé et formé.

Les LLM comme ChatGPT ont attiré l’attention pour leur capacité humaine à répondre intelligemment aux questions et à créer des documents de haut niveau. Mais l’IA continue également de faire son chemin dans d’autres applications grand public. Dans ce nouvel effort, les chercheurs ont tenté d’améliorer la capacité d’une application de synthèse vocale en augmentant son nombre de paramètres et en élargissant sa base de formation.

Le nouveau modèle , appelé Big Adaptive Streamable TTS with Emergent skills, (BASE TTS en abrégé) comporte 980 millions de paramètres et a été formé à l’aide de 100 000 heures de parole enregistrée (trouvée sur des sites publics), dont la plupart étaient en anglais. L’équipe lui a également donné des exemples de mots et d’expressions prononcés dans d’autres langues pour permettre au modèle de prononcer correctement des expressions connues lorsqu’il les rencontre, « au contraire », par exemple, ou « adios, amigo ».

L’équipe d’Amazon a également testé le modèle sur des ensembles de données plus petits, dans l’espoir de savoir où il développe ce qui est désormais connu dans le domaine de l’IA comme une qualité émergente, dans laquelle une application d’IA, qu’il s’agisse d’une application LLM ou de synthèse vocale, semble soudainement atteindre un niveau d’intelligence supérieur. Ils ont constaté que pour leur application, un ensemble de données de taille moyenne était le lieu où se produisait le saut vers un niveau supérieur, avec 150 millions de paramètres.

Ils ont également noté que ce saut impliquait une multitude d’attributs linguistiques, tels que la capacité d’utiliser des noms composés, d’exprimer des émotions, d’utiliser des mots étrangers, d’appliquer la paralinguistique et la ponctuation et de poser des questions en mettant l’accent sur le bon mot dans une phrase.

L’équipe affirme que BASE TTS ne sera pas rendu public – elle craint qu’il ne soit utilisé de manière contraire à l’éthique – mais prévoit de l’utiliser comme application d’apprentissage. Ils espèrent appliquer ce qu’ils ont appris jusqu’à présent pour améliorer la qualité sonore des applications de synthèse vocale en général.

https://www.amazon.science/publications/base-tts-lessons-from-building-a-billion-parameter-text-to-speech-model-on-100k-hours-of-data

https://arxiv.org/abs/2402.08093

Une nouvelle puce ouvre la porte à l’informatique IA à la vitesse de la lumière

Calculer à la vitesse de la lumière peut réduire le coût énergétique de la formation de l’IA.

L’Ecole d’ingénierie et des sciences appliquées Penn Engineers de Philadelphie aux Etats-Unis a développé une nouvelle puce qui utilise des ondes lumineuses plutôt que de l’électricité pour effectuer les mathématiques complexes essentielles à la formation de l’IA. La puce a le potentiel d’accélérer radicalement la vitesse de traitement des ordinateurs tout en réduisant leur consommation d’énergie.

La conception de la puce silicium-photonique (SiPh) est la première à rassembler les recherches pionnières du lauréat de la médaille Benjamin Franklin et du professeur H. Nedwill Ramsey Nader Engheta dans la manipulation de matériaux à l’échelle nanométrique pour effectuer des calculs mathématiques en utilisant la lumière – le moyen de communication le plus rapide possible. — avec la plateforme SiPh, qui utilise le silicium, l’élément bon marché et abondant utilisé pour produire en masse des puces informatiques.

L’interaction des ondes lumineuses avec la matière représente une voie possible pour développer des ordinateurs qui dépassent les limites des puces actuelles, qui reposent essentiellement sur les mêmes principes que les puces des premiers jours de la révolution informatique des années 1960.

Dans un article paru dans Nature Photonics , le groupe de Nedwill Engheta, ainsi que celui de Firooz Aflatouni , professeur agrégé en génie électrique et des systèmes, décrit le développement de la nouvelle puce. « Nous avons décidé d’unir nos forces », explique Engheta, tirant parti du fait que le groupe de recherche de Firooz Aflatouni a été le pionnier des dispositifs en silicium à l’échelle nanométrique. »

Leur objectif était de développer une plate-forme permettant d’effectuer ce que l’on appelle la multiplication vectorielle-matrice, une opération mathématique essentielle dans le développement et le fonctionnement des réseaux neuronaux, l’architecture informatique qui alimente les outils d’IA d’aujourd’hui.

« Au lieu d’utiliser une plaquette de silicium de hauteur uniforme, explique Nedwill Engheta, « vous rendez le silicium plus fin, disons 150 nanomètres », mais uniquement dans des régions spécifiques. Ces variations de hauteur — sans ajout d’autres matériaux — fournissent un moyen de contrôler la propagation de la lumière à travers la puce, puisque les variations de hauteur peuvent être réparties pour provoquer la diffusion de la lumière selon des motifs spécifiques, permettant à la puce d’effectuer des calculs mathématiques à la vitesse de la lumière. »

En raison des contraintes imposées par la fonderie commerciale qui a produit les puces, Firooz Aflatouni explique que cette conception est déjà prête pour des applications commerciales et qu’elle pourrait éventuellement être adaptée pour être utilisée dans les unités de traitement graphique (GPU), dont la demande est montée en flèche avec l’intérêt généralisé pour le développement de nouveaux systèmes d’intelligence artificielle. « Ils peuvent adopter la plateforme de Silicon Photonics en tant que complément », souligne Firooz Aflatouni, « ce qui permettrait d’accélérer l’apprentissage et la classification ».

En plus d’une vitesse plus rapide et d’une consommation d’énergie moindre, la puce d’Engheta et Aflatouni présente des avantages en matière de confidentialité : comme de nombreux calculs peuvent être effectués simultanément, il ne sera pas nécessaire de stocker des informations sensibles dans la mémoire de travail d’un ordinateur, ce qui rendra un futur ordinateur alimenté par une telle technologie pratiquement impossible à pirater. « Personne ne peut pirater une mémoire inexistante pour accéder à vos informations », conclut Firooz Aflatouni.

https://blog.seas.upenn.edu/new-chip-opens-door-to-ai-computing-at-light-speed/

https://www.nature.com/articles/s41566-024-01394-2

https://dx.doi.org/10.1038/s41566-024-01394-2

Cette petite étiquette d’identification inviolable peut authentifier presque tout

Trois couches montrent une boule de colle, des morceaux de métal circulaires brillants et la puce informatique bleue colorée. Les lasers roses traversent la puce, frappent les morceaux de métal circulaires et rebondissent. Une icône de verrouillage se trouve à droite.

Les ingénieurs du MIT ont développé une étiquette capable de révéler avec une précision quasi parfaite si un article est réel ou faux. La clé est dans la colle au dos de l’étiquette.

Une étiquette cryptographique développée au MIT utilise des ondes térahertz pour authentifier les objets en reconnaissant le motif unique de particules métalliques microscopiques mélangées à la colle qui colle l’étiquette à la surface de l’objet.

Il y a quelques années, des chercheurs du MIT ont inventé une étiquette d’identification cryptographique plusieurs fois plus petite et nettement moins chère que les étiquettes radiofréquences (RFID) traditionnelles qui sont souvent apposées sur les produits pour vérifier leur authenticité.

Cette petite étiquette, qui offre une sécurité améliorée par rapport aux RFID, utilise des ondes térahertz, qui sont plus petites et se propagent beaucoup plus rapidement que les ondes radio. Mais cette étiquette térahertz partageait une faille de sécurité majeure avec les RFID traditionnelles : un contrefacteur pourrait décoller l’étiquette d’un article authentique et la rattacher à un faux, et le système d’authentification n’en serait pas plus avisé.

Les chercheurs ont maintenant surmonté cette faille de sécurité en exploitant les ondes térahertz pour développer une étiquette d’identification anti-falsification qui offre toujours les avantages d’être petite, bon marché et sécurisée.

Ils mélangent des particules métalliques microscopiques dans la colle qui colle l’étiquette à un objet, puis utilisent des ondes térahertz pour détecter le motif unique que ces particules forment sur la surface de l’objet. Semblable à une empreinte digitale, ce motif de colle aléatoire est utilisé pour authentifier l’article, explique Eunseok Lee, étudiant diplômé en génie électrique et informatique (EECS) et auteur principal d’un article sur l’étiquette anti-falsification.

« Ces particules métalliques sont essentiellement comme des miroirs pour les ondes térahertz. Si j’étale un tas de morceaux de miroir sur une surface et que j’éclaire ensuite celle-ci, en fonction de l’orientation, de la taille et de l’emplacement de ces miroirs, j’obtiendrais un motif réfléchi différent. Mais si vous retirez la puce et la remettez en place, vous détruisez ce modèle », ajoute Ruonan Han, professeur agrégé à l’EECS, qui dirige le groupe d’électronique intégrée Terahertz au laboratoire de recherche en électronique.

Les chercheurs ont produit une étiquette anti-effraction alimentée par la lumière et mesurant environ 4 millimètres carrés. Ils ont également démontré un modèle d’apprentissage automatique qui permet de détecter la falsification en identifiant des empreintes digitales de motifs de colle similaires avec une précision de plus de 99 %.

Parce que l’étiquette térahertz est très peu coûteuse à produire, elle pourrait être mise en œuvre tout au long d’une chaîne d’approvisionnement massive. Et sa petite taille permet à l’étiquette de s’attacher à des objets trop petits pour les RFID traditionnelles, comme certains dispositifs médicaux.

Le document, qui sera présenté à la conférence IEEE sur les circuits à semi-conducteurs, est une collaboration entre le groupe de Han et le groupe des circuits et systèmes économes en énergie d’Anantha P. Chandrakasan, responsable de l’innovation et de la stratégie du MIT, doyenne de la MIT School of Engineering. , et le professeur Vannevar Bush de l’EECS. Les co-auteurs comprennent les étudiants diplômés de l’EECS, Xibi Chen, Maitryi Ashok et Jaeyeon Won.

Prévenir la falsification

Ce projet de recherche s’inspire en partie du lave-auto préféré de Ruonan Han. L’entreprise a collé une étiquette RFID sur son pare-brise pour authentifier son adhésion au lave-auto. Pour plus de sécurité, l’étiquette était fabriquée à partir de papier fragile, de sorte qu’elle serait détruite si un client peu honnête essayait de la décoller et de la coller sur un autre pare-brise.

Mais ce n’est pas un moyen très fiable d’empêcher toute falsification. Par exemple, quelqu’un pourrait utiliser une solution pour dissoudre la colle et retirer en toute sécurité l’étiquette fragile.

Plutôt que d’authentifier l’étiquette, une meilleure solution de sécurité consiste à authentifier l’article lui-même, explique Ruonan Han. Pour y parvenir, les chercheurs ont ciblé la colle sur l’interface entre l’étiquette et la surface de l’objet.

Leur étiquette anti-effraction contient une série de minuscules fentes qui permettent aux ondes térahertz de traverser l’étiquette et de frapper les particules métalliques microscopiques mélangées à la colle.

Les ondes térahertz sont suffisamment petites pour détecter les particules, alors que les ondes radio plus grandes n’auraient pas suffisamment de sensibilité pour les voir. De plus, l’utilisation d’ondes térahertz d’une longueur d’onde de 1 millimètre a permis aux chercheurs de fabriquer une puce qui n’a pas besoin d’une antenne hors puce plus grande.

Après avoir traversé l’étiquette et frappé la surface de l’objet, les ondes térahertz sont réfléchies ou rétrodiffusées vers un récepteur pour authentification. « Ces réponses sont impossibles à reproduire, tant que l’interface de colle est détruite par un contrefacteur », explique Ruonan Han.

Après avoir traversé l’étiquette et frappé la surface de l’objet, les ondes térahertz sont réfléchies ou rétrodiffusées vers un récepteur pour authentification. La manière dont ces ondes sont rétrodiffusées dépend de la distribution des particules métalliques qui les réfléchissent.

Les chercheurs ont placé plusieurs fentes sur la puce afin que les ondes puissent frapper différents points de la surface de l’objet, capturant ainsi davantage d’informations sur la distribution aléatoire des particules.

« Ces réponses sont impossibles à reproduire, tant que l’interface de colle est détruite par un contrefacteur », souligne Ruonan Han.

Un fournisseur effectuait une première lecture de l’étiquette antifalsification une fois qu’elle était collée sur un article, puis stockait ces données dans le cloud, pour les utiliser ultérieurement à des fins de vérification.

IA pour l’authentification

Mais quand est venu le temps de tester l’étiquette anti-effraction, Eunseok Lee s’est heurté à un problème : il était très difficile et long de prendre des mesures suffisamment précises pour déterminer si deux modèles de colle correspondaient.

Il a contacté un ami du laboratoire d’informatique et d’intelligence artificielle (CSAIL) du MIT et, ensemble, ils ont résolu le problème en utilisant l’IA. Ils ont formé un modèle d’apprentissage automatique capable de comparer les modèles de colle et de calculer leur similarité avec une précision de plus de 99 %.

« L’un des inconvénients est que nous disposions d’un échantillon de données limité pour cette démonstration, mais nous pourrions améliorer le réseau neuronal à l’avenir si un grand nombre de ces balises étaient déployées dans une chaîne d’approvisionnement, ce qui nous donnerait beaucoup plus d’échantillons de données », explique Eunseok Lee.

Le système d’authentification est également limité par le fait que les ondes térahertz subissent des niveaux élevés de perte lors de la transmission, de sorte que le capteur ne peut se trouver qu’à environ 4 centimètres de l’étiquette pour obtenir une lecture précise. Cette distance ne poserait pas de problème pour une application telle que la lecture de codes-barres, mais elle serait trop courte pour certaines utilisations potentielles, comme dans un poste de péage autoroutier automatisé. De plus, l’angle entre le capteur et l’étiquette doit être inférieur à 10 degrés, sinon le signal térahertz se dégradera trop.

Ils prévoient de remédier à ces limites dans leurs travaux futurs et espèrent inciter d’autres chercheurs à être plus optimistes quant à ce qui peut être accompli avec les ondes térahertz, malgré les nombreux défis techniques, explique Ruonan Han.

« Une chose que nous voulons vraiment montrer ici, c’est que l’application du spectre térahertz peut aller bien au-delà du haut débit sans fil. Dans ce cas, vous pouvez utiliser le térahertz pour l’identification, la sécurité et l’authentification. Il existe de nombreuses possibilités », ajoute-t-il.

https://news.mit.edu/2024/tiny-tamper-proof-id-tag-can-authenticate-almost-anything-0218

Une manière respectueuse du climat de capter le dioxyde de carbone présent dans l’air

La méthode utilise l’énergie géothermique pour alimenter le système

Dans une nouvelle étude, des chercheurs ont développé une méthode permettant de capter le dioxyde de carbone de l’atmosphère, alimentée par une énergie géothermique propre et relativement peu coûteuse. 

Leurs résultats, publiés dans la revue Environmental Research Letters , révèlent qu’en combinant les technologies de capture directe du dioxyde de carbone dans l’air (DACC) et l’énergie géothermique, les systèmes d’élimination du dioxyde de carbone (CO 2 ) à grande échelle pourraient potentiellement être alimentés avec suffisamment d’énergie pour éliminer le dioxyde de carbone de l’atmosphère et le stocker en toute sécurité sous terre. 

Émis lorsque les humains brûlent des combustibles fossiles pour le chauffage, l’électricité et les transports, le dioxyde de carbone représente la majorité des gaz à effet de serre émis par les activités humaines dans l’atmosphère. Cette accumulation étant l’un des principaux facteurs du changement climatique, les efforts visant à lutter contre cet excès se sont concentrés sur les méthodes d’extraction du dioxyde de carbone, soit à la source d’émission d’origine, soit directement de l’air. 

« Les technologies d’élimination du carbone sont particulièrement utiles pour atténuer le changement climatique, car nous pouvons capturer des types d’émissions qui seraient difficiles à plafonner par d’autres moyens », a déclaré Martina Leveni , auteur principal de l’étude et chercheuse postdoctorale en génie civil, environnemental et géodésique à l’Université d’Ottawa. L’Université d’État de l’Ohio . « Nous avons donc pensé : pourrions-nous combiner des technologies qui pourraient être bénéfiques les unes aux autres pour atteindre cet objectif plus efficacement ? » 

Les méthodes DACC typiques peuvent être coûteuses et nécessiter de l’énergie pour fonctionner, ajoutant ainsi davantage de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, a déclaré Martina Leveni. Mais elle a décidé d’étudier s’il était possible d’intégrer le dioxyde de carbone recyclé dans le système pour le rendre plus efficace.

Baptisé Direct Air CO 2 Capture with  CO 2 Utilization and Storage (DACCUS), la méthode proposée par Martina Leveni utilise la chaleur naturelle stockée sous la surface de la Terre dans les aquifères salins profonds – formations géologiques souterraines contenant des roches sédimentaires et de l’eau salée – pour produire en continu de l’énergie renouvelable pour les systèmes DACC.

Le dioxyde de carbone capté dans l’air est isolé dans ces formations géologiques et une partie peut être mise en circulation pour extraire la chaleur géothermique. Cette circulation amène la chaleur à la surface, où elle peut être utilisée directement ou convertie en électricité pour alimenter le système. 

Un tel système nécessite beaucoup d’énergie, ce qui peut souvent entraîner davantage de pollution. Mais c’est un problème dont tiennent compte leurs travaux, a déclaré Jeff Bielicki, co-auteur de l’étude et professeur agrégé en génie civil, environnemental et géodésique au John Glenn College of Public Affairs de l’Ohio State . 

L’énergie géothermique en général a une très faible empreinte carbone, et cette approche particulière est encore plus faible car elle utilise du dioxyde de carbone, précise Jeff Bielicki.  

Pour démontrer le potentiel de leur système, les chercheurs ont développé une étude de cas sur la façon dont il pourrait fonctionner dans la région de la côte américaine du Golfe. Ils ont déterminé que DACCUS pourrait y être déployé avec beaucoup de succès, car il est réputé pour ses vastes ressources géothermiques.  

« La côte du Golfe possède également la géologie adéquate pour stocker le dioxyde de carbone sous terre en toute sécurité et un flux de chaleur suffisamment décent pour que son énergie géothermique puisse être utilisée en quantité suffisante », assure Jeff Bielicki. « Ces caractéristiques sont très favorables. »

Pour que leur système fonctionne, le système d’extraction de chaleur géothermique doit d’abord être amorcé, un peu comme un moteur de voiture. Cela prend environ cinq ans de stockage du carbone provenant de sources ponctuelles, telles que les usines qui émettent du dioxyde de carbone, avant qu’une installation DACCUS ne commence à extraire les gaz à effet de serre de l’air.

En supposant que leur système puisse être opérationnel d’ici 2025, l’étude suggère que sa méthode pourrait commencer à éliminer le carbone d’ici 2030. Les chercheurs estiment qu’il pourrait y avoir jusqu’à 25 systèmes DACCUS installés dans une seule des 27 formations géologiques de la côte du Golfe d’ici 2050. 

Néanmoins, cette étude offre de l’espoir pour notre avenir climatique en soulignant l’importance de fusionner de nouvelles idées et concepts pour mieux atteindre un objectif lointain, a déclaré Martina Leveni. L’étude suggère que, s’ils sont mis en œuvre, les travaux de cette équipe pourraient même aider la société à atteindre son objectif actuel de limiter le réchauffement de la Terre, tout en évitant certaines des pires conséquences du changement climatique. 

« Les nouvelles technologies peuvent se renforcer mutuellement et, en les intégrant, nous pouvons lutter contre le changement climatique », conclut Jeff Leveni. « Il y a beaucoup de travail à faire pour prendre en compte l’état de préparation technologique et les politiques nécessaires pour que cette recherche se réalise. » 

https://iopscience.iop.org/article/10.1088/1748-9326/ad0924

https://news.osu.edu/a-climate-friendly-way-to-capture-carbon-dioxide-in-the-air/

ZenRobotics 4.0 apporte une nouvelle intelligence à la collecte automatisée des déchets

Le Heavy Picker 4.0, qui peut trier des objets pesant jusqu’à 40 kg chacun à un rythme de 2 300 ramassages par heure.

Le tri des déchets est l’une de ces tâches dont on se lasse vite, et qui peut s’avérer dangereuse. C’est pourquoi ZenRobotics fabrique des robots qui s’acquittent de cette tâche. La dernière génération de ZenRobotics est particulièrement douée pour le tri des déchets, puisqu’elle peut identifier plus de 500 types de déchets.

Lorsque nous avons entendu parler de ZenRobotics pour la première fois en 2011, ses robots n’étaient pas encore entrés en service commercial. En 2024, l’entreprise vient d’annoncer la quatrième génération de sa technologie, ZenRobotics 4.0. Cette incarnation représente une étape particulièrement importante par rapport à ses prédécesseurs.

L’idée de base des robots est de les installer dans des unités appelées cellules, le long des bandes transporteuses d’alimentation en déchets dans les usines de traitement des déchets municipaux, les usines ou ailleurs.

Lorsque des objets en bois, en plastique, en métal, en verre ou autres passent devant le robot, le système de reconnaissance d’objets basé sur l’IA identifie chaque type de matériau. La pince du robot s’approche alors de l’objet, le saisit et le dépose dans la poubelle prévue à cet effet.

Auparavant, un seul système de reconnaissance d’objets effectuait à lui seul l’identification des matériaux pour toutes les cellules d’une même ligne de tri. Dans ZenRobotics 4.0, cependant, chaque cellule dispose de sa propre installation compacte d’IA « ZenBrain ». Selon l’entreprise, ce changement améliore la précision et l’efficacité de 60 à 100 % par rapport aux générations précédentes.

Le Fast Picker 4.0, qui pourrait également être utilisé pour repérer les produits défectueux dans les chaînes de production.

Les acheteurs peuvent choisir entre deux robots, le Heavy Picker 4.0 et le Fast Picker 4.0.

Le Heavy Picker est capable de trier des articles pesant jusqu’à 40 kg chacun et d’effectuer jusqu’à 2 300 prélèvements par heure. Cela peut sembler assez rapide, mais le Fast Picker le surpasse, avec un taux de 4 800 prélèvements par minute – il a toutefois une capacité de levage maximale de 1 kg.

ZenRobotics propose que, le long d’un flux de déchets, les Heavy Pickers commencent par trier tous les déchets lourds, laissant les plus petits aux Fast Pickers situés en aval. Si le temps presse, le système peut être réglé pour repérer et trier d’abord les matériaux les plus précieux, afin de s’assurer qu’ils ne sont pas oubliés.

https://www.terex.com/zenrobotics/about-us/news/zenrobotics-launch-fourth-generation-of-waste-sorting-robots

https://interestingengineering.com/innovation/new-ai-powered-waste-sorting-robot-identifies-over-500-waste-categories

L’inhalation de graphène est sans danger, selon un essai sur l’homme

Un premier essai sur l’homme a montré que l’inhalation d’oxyde de graphène ne produisait pas d’effets néfastes à court terme.

L’inhalation d’une forme ultra-pure du « matériau miracle » qu’est le graphène n’a pas eu d’effets indésirables à court terme sur les fonctions pulmonaires et cardiovasculaires d’un petit groupe de volontaires en bonne santé. Cette première étude sur l’homme ouvre la voie au développement d’une nouvelle méthode d’administration ciblée de médicaments pour traiter des maladies telles que le cancer.

L’objectif principal de la conception d’un système d’administration de médicaments optimisé est de délivrer des agents thérapeutiques aux tissus malades d’une manière contrôlable tout en produisant peu d’effets secondaires sur les tissus sains. En raison de sa stabilité chimique et mécanique, de ses propriétés hydrophiles, de sa surface élevée et de sa biocompatibilité, l’oxyde de graphène (GO : Graphene Oxide), la forme oxydée du « matériau miracle » qu’est le graphène, a été proposé à cette fin.

Cependant, il existe des preuves limitées et incohérentes quant à la sécurité d’utilisation de l’oxyde de graphène chez l’homme, principalement en raison des nombreuses sources différentes du matériau et de leur variabilité notable en termes de dimensions et de propriétés chimiques. Une étude menée par des chercheurs de l’université d’Édimbourg, en Écosse, a révélé que l’inhalation d’un GO ultra-pur n’avait aucun effet néfaste sur l’homme.

« Les nanomatériaux tels que le graphène sont très prometteurs, mais nous devons nous assurer qu’ils sont fabriqués de manière sûre avant de pouvoir les utiliser plus largement dans notre vie », a déclaré Mark Miller, l’un des auteurs correspondants de l’étude. « Le fait de pouvoir étudier la sécurité de ce matériau unique sur des volontaires humains est un grand pas en avant dans notre compréhension de la manière dont le graphène pourrait affecter le corps. Grâce à une conception minutieuse, nous pouvons tirer le meilleur parti des nanotechnologies en toute sécurité ».

Les chercheurs ont synthétisé des feuilles de GO minces, hautement purifiées et exemptes de métaux et d’endotoxines en deux dimensions : petit GO (s-GO : small-GO) et ultra-petit GO (us-GO : ultra-small GO). Les nanoparticules ont ensuite été mises en aérosol pour être inhalées à l’aide d’un masque facial.

Quatorze volontaires en bonne santé ont inhalé soit une dose unique de GO, soit de l’air filtré pendant deux heures, tout en faisant du vélo par intermittence afin de normaliser les fréquences respiratoires entre les individus. Quelques semaines plus tard, les participants sont retournés à la clinique pour des expositions contrôlées répétées à un GO de taille différente ou à de l’air pur, à des fins de comparaison.

Les chercheurs ont constaté que l’inhalation de GO n’était associée à aucun effet indésirable aigu sur la fonction pulmonaire ou cardiovasculaire des participants ou sur l’inflammation systémique. Une « légère augmentation » de la thrombogénicité, c’est-à-dire la tendance d’un matériau à provoquer une coagulation lorsqu’il entre en contact avec le sang, a été observée dans un modèle ex vivo de lésion vasculaire, soulignant la nécessité de mener d’autres études pour évaluer plus complètement les actions des nanomatériaux manufacturés inhalés.

Les chercheurs reconnaissent les limites de l’étude, à savoir que le nombre de participants était faible et qu’ils n’ont testé qu’une seule dose de GO. Il se peut que le nombre de participants soit insuffisant pour détecter des effets plus subtils de l’inhalation de GO ou que des concentrations plus élevées ou des durées d’exposition plus longues puissent produire des effets qui n’étaient pas apparents dans l’étude actuelle. Néanmoins, l’étude représente un grand pas en avant vers une évaluation complète des risques liés à l’utilisation du GO dans le domaine biomédical.

« Il s’agit de la toute première étude contrôlée impliquant des personnes en bonne santé pour démontrer que des formes très pures d’oxyde de graphène – avec une distribution de taille et des caractéristiques de surface spécifiques – peuvent être développées de manière à minimiser les risques pour la santé humaine », a déclaré Kostas Kostarelos, un autre auteur correspondant.

L’étude soulève toutefois une question importante : La faisabilité de telles découvertes. Pour que les avantages du graphène et de l’OG se concrétisent, il faut qu’ils soient produits en quantités massives et à faible coût. Jusqu’à présent, la production à grande échelle et à faible coût est restée un rêve lointain.

https://www.nature.com/articles/s41565-023-01572-3

https://www.ed.ac.uk/news/2024/trial-shows-wonder-material-can-be-developed-safel

Un cheval de Troie bancaire exploite la biométrie faciale pour les Deepfakes de l’IA

Le logiciel malveillant GoldPickaxe peut enregistrer le visage de l’utilisateur et rassembler des vidéos utilisées dans des crimes Deepfake

Un groupe de cybercriminalité chinois spécialisé dans la fraude financière continue d’étendre les fonctionnalités et la portée de ses chevaux de Troie bancaires avancés, qu’il utilise désormais pour collecter et voler des données biométriques, ont prévenu les chercheurs.

La société de cybersécurité Group-IB, dans un rapport publié jeudi, a déclaré que le gang – avec le nom de code GoldFactory – avait développé un nouveau cheval de Troie, baptisé GoldPickaxe, disponible dans des variantes Android et iOS conçues pour récolter des informations personnelles, y compris des profils faciaux biométriques, à partir d’appareils téléphones.

« Pour exploiter les données biométriques volées, l’acteur malveillant utilise des services d’échange de visage pilotés par l’IA pour créer des deepfakes », en échangeant son propre visage contre celui de la victime, a déclaré Group-IB. « Ces données, combinées aux documents d’identité et à la capacité d’intercepter les SMS, permettent aux cybercriminels d’accéder sans autorisation au compte bancaire de la victime. »

Le cheval de Troie bancaire GoldPickaxe semble être déguisé en l’une des deux douzaines d’applications légitimes, comme l’application gouvernementale « Digital Pension », et peut voler des photos stockées sur l’appareil ainsi que demander des informations aux utilisateurs au cours d’un prétendu processus d’intégration, le ont déclaré les chercheurs.

L’application demande des informations telles que le nom et le numéro de téléphone de la victime, puis l’invite à photographier les deux côtés d’une carte d’identité officielle, ce qui permet à l’application de prendre des photos de son visage. Il télécharge ensuite toutes les images dans un compartiment cloud contrôlé par un attaquant.

« Lors de l’enregistrement d’une vidéo de leurs visages, quelques instructions seront données, comme cligner des yeux, sourire, faire face à gauche, faire face à droite, hocher la tête vers le bas, vers le haut et ouvrir la bouche », a déclaré Group-IB. « Cette approche est couramment utilisée pour créer un profil biométrique facial complet. Ces vidéos et images sont téléchargées dans le compartiment cloud. »

Étant donné qu’Apple iOS bloque l’installation d’applications non approuvées, les attaquants tentent d’inciter socialement leurs victimes à installer leurs logiciels malveillants, soit via le service en ligne TestFlight d’Apple pour tester les applications bêta, soit en permettant à leur appareil d’être inscrit dans un programme de gestion d’appareils mobiles contrôlé par l’attaquant. qui peut être utilisé pour distribuer automatiquement des applications aux appareils.

Jusqu’à présent, les attaquants semblent utiliser GoldPickaxe exclusivement contre des cibles thaïlandaises. « Selon notre évaluation, il semble imminent que GoldPickaxe atteindra bientôt les côtes vietnamiennes, tandis que ses techniques et fonctionnalités seront activement intégrées à des logiciels malveillants ciblant d’autres régions », a déclaré Andrey Polovinkin, analyste des logiciels malveillants du Groupe IB. « La découverte d’un cheval de Troie iOS sophistiqué met en évidence la nature évolutive des cybermenaces ciblant la région Asie-Pacifique. »

La décision de voler des informations pouvant être utilisées pour tromper les contrôles de sécurité biométriques fait suite à la Banque de Thaïlande, qui a ordonné en mars 2023 aux banques du pays de se conformer aux nouvelles exigences de sécurité des services bancaires mobiles.

En partie, la banque centrale exige désormais que les banques utilisent l’authentification biométrique chaque fois que quelqu’un tente d’ouvrir un nouveau compte bancaire ou chaque fois que des clients tentent d’effectuer un transfert d’argent numérique d’une valeur supérieure à 50 000 bahts – 1 380 dollars – par transaction ou de modifier leur limite de transfert quotidienne à être supérieur à 50 000 bahts.

Les attaques de GoldFactory datent d’au moins juin 2023. Group-IB a déclaré que c’est à ce moment-là qu’il a détecté pour la première fois une application cheval de Troie portant le nom de code GoldDigger utilisée pour infecter les smartphones Android. L’application ciblait plus de 50 applications financières, portefeuilles électroniques et applications de crypto-monnaie vietnamiens. Le cheval de Troie était distribué via des e-mails de phishing et des SMS spam déguisés pour apparaître comme s’ils provenaient de sources légitimes.

Depuis lors, selon les chercheurs, les attaquants ont élargi leur ciblage pour inclure la Thaïlande et ont continué à affiner leurs logiciels malveillants pour Android, en ajoutant de nouvelles souches baptisées GoldDiggerPlus et GoldKefu. Ils ont également développé une version de GoldPickaxe qui cible la Thaïlande, disponible en variantes Android et iOS et qui pourrait être une version beaucoup plus sophistiquée de GoldDigger. L’utilisation par la société de sécurité du mot « or » dans les noms des souches de logiciels malveillants indique qu’elles remontent toutes au même groupe.

Le code de GoldFactory chevauche un autre type de malware, baptisé Gigabud, qui cible depuis 2022 les utilisateurs d’environ 100 institutions financières situées en Thaïlande et au Vietnam, ainsi qu’en Indonésie, aux Philippines et au Pérou, a déclaré Group-IB. On ne sait pas encore si Gigabud et GoldFactory sont directement connectés.

Andrey Polovinkin, de Group-IB, a déclaré qu’il y avait eu une augmentation de l’utilisation de chevaux de Troie bancaires mobiles contre des victimes dans la région Asie-Pacifique et qu’une grande partie, sinon la totalité, de cette activité était liée à GoldFactory. « Le gang dispose de processus bien définis et d’une maturité opérationnelle et améliore constamment son ensemble d’outils pour s’aligner sur l’environnement ciblé, démontrant une grande maîtrise du développement de logiciels malveillants », a-t-il déclaré.

https://www.bankinfosecurity.com/banking-trojan-harvests-facial-biometrics-for-ai-deepfakes-a-24370

Des médecins sur Terre font fonctionner avec succès un robot chirurgical dans l’espace

Le co-fondateur de Virtual Incision, Shane Farritor, s’essaye au contrôle de spaceMIRA

Six médecins du Nebraska ont opéré avec succès un robot chirurgical à bord de l’ISS. Cette fois, l’opération s’est déroulée uniquement avec des élastiques, mais cette étape pourrait avoir un sens pour de futures missions sur Mars ou pour les salles d’opération rurales ici sur Terre.

Plus tôt cette année, un bras chirurgical robotique connu sous le nom de spaceMIRA (assistant robotique miniaturisé in vivo) s’est rendu à la Station spatiale internationale (ISS) à bord d’une fusée SpaceX. Le bras a été développé dans le cadre d’un partenariat entre l’Université du Nebraska-Lincoln (UNL) et une société privée appelée Virtual Incision. Maintenant, cette pièce d’équipement a été déballée et utilisée alors que les médecins ici sur terre ferme actionnaient le bras à distance pour effectuer une série de manœuvres de tranchage et de saisie destinées à simuler une intervention chirurgicale sur des tissus humains.

Le bras mesure environ 76 cm de long et pèse environ 900 grammes. Il est logé dans une boîte de la taille d’un micro-ondes, où les tests ont été effectués. Une caméra intégrée permettait aux chirurgiens d’opérer le bras pour saisir puis couper 10 élastiques différents, qui remplaçaient les tissus humains.

L’astronaute et ingénieur de vol Loral O’Hara a préparé le boîtier spaceMIRA à bord de l’ISS

Les chirurgiens ont effectué les tests au siège de Virtual Incision à Lincoln, dans le Nebraska, et le contrôle de la mission a été assuré par le centre d’opérations de charge utile de la NASA au Marshall Space Flight Center à Huntsville, en Alabama. Six chirurgiens ont essayé d’opérer le bras au cours d’une période de test qui a duré environ deux heures.

Tous les participants ont réussi la tâche malgré un facteur de latence compris entre 0,5 et 0,75 seconde. Pour compenser cette latence, les chercheurs ont testé différents facteurs d’échelle afin que, par exemple, des mouvements plus importants sur Terre entraînent des mouvements plus faibles à bord de l’ISS.

« Il faut attendre un peu pour que le mouvement se produise, ce sont des mouvements nettement plus lents que ceux auxquels on est habitué en salle d’opération », a déclaré Michael Jobst, un chirurgien colorectal basé à Lincoln, qui a été le premier à actionner les commandes. Jobst a déjà utilisé une version terrestre du bras robotique, connue simplement sous le nom de MIRA, pour réussir à retirer une partie du côlon d’un patient ici sur Terre.

Le Dr Michael Jobst, spécialiste de la chirurgie colorectale à Lincoln, a réalisé les premières coupes avec spaceMIRA

Non seulement les chirurgiens ont dû faire preuve de précision pour réaliser un total de 20 coupes à l’avant et à l’arrière des élastiques, mais ils ont également dû veiller à ne pas cogner le bras contre son boîtier. Cela aurait pu provoquer sa rupture et l’envoi de débris dans l’ISS, ce qui pourrait être désastreux.

Le test réussi est non seulement de bon augure pour la possibilité d’une chirurgie spatiale lors de missions plus longues, comme celles vers Mars, mais l’équipe de l’UNL affirme qu’il pourrait aider les médecins à mener des opérations ici sur Terre dans des zones reculées qui pourraient ne pas avoir accès aux équipes chirurgicales sur place.

« Le succès de SpaceMIRA dans une station spatiale en orbite à 400 km au-dessus de la Terre indique à quel point cela peut être utile pour les établissements de soins de santé au sol », a déclaré Shane Farritor, professeur à l’UNL et co-fondateur de Virtual Incision qui a dirigé le développement de spaceMIRA.

« L’expérience a été considérée comme un énorme succès par tous les chirurgiens et chercheurs, et il y a eu peu ou pas de contretemps », a déclaré Virtual Incision dans un communiqué. La société a ajouté que cette avancée devrait « changer l’avenir de la chirurgie ».

https://news.unl.edu/newsrooms/today/article/surgical-robot-passes-space-test-with-flying-colors/

https://phys.org/news/2024-02-space-surgery-doctors-ground-robot.html

TikTok, Facebook et YouTube poursuivis par la ville de New York pour atteinte présumée à la santé mentale des enfants

Eric Adams, maire de New-York

POINTS CLÉS

  • Le procès de la ville de New York allègue que Meta, Snap, ByteDance et Google ont sciemment construit et commercialisé leurs plateformes pour « attirer, capturer et rendre accro les jeunes ».
  • La poursuite fait écho à des allégations similaires formulées contre Meta, Snap, TikTok et Alphabet dans le cadre d’un litige déposé en 2022 dans le district nord de Californie.
  • Un représentant de Google a déclaré que les dernières allégations étaient « tout simplement fausses ».

Le maire de New York, Eric Adams, a déclaré mercredi que son administration avait intenté une action en justice contre les sociétés mères de TikTok, Instagram, Facebook, Snapchat et YouTube, alléguant que leurs services nuisaient à la santé mentale des jeunes adultes et des enfants de la plus grande ville des États-Unis. .

La ville de New York ainsi que les plaignants, notamment le district scolaire et les organismes de santé, ont déposé une plainte auprès de la branche du comté de Los Angeles de la Cour supérieure de Californie en raison des liens des entreprises avec la région, ont écrit les avocats dans le dossier.

La poursuite allègue que Meta, Snap, ByteDance et Google (dont la société mère est Alphabet) sciemment « ont conçu, développé, produit, exploité, promu, distribué et commercialisé leurs plateformes pour attirer, capturer et rendre dépendants les jeunes, avec une surveillance parentale minimale ».

Les plaignants allèguent que les entreprises technologiques ont violé plusieurs lois municipales liées aux nuisances publiques et à la négligence grave lors de la conception et de la commercialisation de leurs produits addictifs. Ils affirment que les districts scolaires de New York et divers services de santé et sociaux ont été gravement touchés par les enfants qui ont subi des conséquences négatives sur leur santé mentale suite à leur utilisation des applications de médias sociaux populaires.

“Au cours de la dernière décennie, nous avons vu à quel point le monde en ligne peut devenir addictif et accablant, exposant nos enfants à un flux incessant de contenus préjudiciables et alimentant notre crise nationale de santé mentale des jeunes”, a déclaré Eric Adams dans un communiqué . « Aujourd’hui, nous prenons des mesures audacieuses au nom de millions de New-Yorkais pour tenir ces entreprises responsables de leur rôle dans cette crise, et nous nous appuyons sur notre travail pour faire face à ce risque pour la santé publique. Ce procès et ce plan d’action font partie d’un projet plus vaste qui façonnera la vie de nos jeunes, de notre ville et de notre société pour les années à venir.

Un porte-parole de TikTok a déclaré dans un communiqué que la société disposait de « garanties de pointe » pour les adolescents, notamment des contrôles parentaux et des fonctionnalités de restrictions d’âge.

“Nous collaborons régulièrement avec des experts pour comprendre les meilleures pratiques émergentes et continuerons à travailler pour assurer la sécurité de notre communauté en relevant les défis à l’échelle de l’industrie”, a déclaré le porte-parole.

Un représentant de Google a déclaré que les allégations étaient « tout simplement fausses ».

“Offrir aux jeunes une expérience en ligne plus sûre et plus saine a toujours été au cœur de notre travail”, a déclaré Google. « En collaboration avec des experts en matière de jeunesse, de santé mentale et de parentalité, nous avons élaboré des services et des politiques pour offrir aux jeunes des expériences adaptées à leur âge et des contrôles stricts aux parents. »

Meta a déclaré avoir « passé une décennie à travailler sur ces questions » et souhaitait « que les adolescents vivent des expériences en ligne sûres et adaptées à leur âge, et nous disposons de plus de 30 outils et fonctionnalités pour les soutenir, eux et leurs parents ».

Un porte-parole de Snap a déclaré que « Snapchat a été intentionnellement conçu pour être différent des médias sociaux traditionnels », en se concentrant sur la facilitation des conversations avec des amis proches.

“Snapchat s’ouvre directement sur une caméra – plutôt que sur un flux de contenu qui encourage le défilement passif – et n’a pas de likes ou de commentaires publics traditionnels”, a déclaré le porte-parole de Snap. “Même si nous aurons toujours plus de travail à faire, nous sommes satisfaits du rôle que joue Snapchat pour aider les amis proches à se sentir connectés, heureux et préparés face aux nombreux défis de l’adolescence.”

Le procès de New York fait écho à des allégations similaires formulées contre Meta, Snap, TikTok et Alphabet dans le cadre d’un litige déposé en 2022 dans le district nord de Californie. Plusieurs districts scolaires et individus affirment que les produits des entreprises « sont défectueux parce qu’ils sont conçus pour maximiser le temps passé devant un écran » et qu’ils ont entraîné divers préjudices émotionnels et physiques, y compris la mort.

Les sociétés de médias sociaux ont été critiquées par les législateurs qui poussent plusieurs projets de loi comme le Kids Online Safety Act , ou KOSA, dans le cadre d’un appel plus large en faveur d’une réglementation. Mark Zuckerberg , PDG de Meta , Shou Zi Chew, PDG de TikTok, et Evan Spiegel, PDG de Snap, ont assisté à une audience judiciaire au Sénat fin janvier et ont été confrontés à des questions difficiles de la part d’un groupe bipartisan de législateurs sur leur prétendue négligence dans la protection des enfants.

Pendant ce temps, une coalition de plus de 40 procureurs généraux a intenté une action en justice fédérale commune contre Meta, alléguant que ses produits créent une dépendance et nuisent à la santé mentale.

https://www.cnbc.com/2024/02/14/tiktok-facebook-youtube-sued-by-new-york-over-youth-health-issues.html

Apporter la puissance de GenAI à l’IoT

La combinaison de l’IA générative (GenAI) et de l’Internet des objets (IoT) a le potentiel de remodeler l’avenir de la technologie et de stimuler une innovation sans précédent.

GenAI promet de révolutionner l’écosystème IoT en améliorant la sécurité, la personnalisation, la détection des anomalies, l’apprentissage automatique sur l’appareil et la gestion du réseau.

À mesure que ces domaines continuent d’évoluer, les entreprises et les particuliers sont prêts à bénéficier des applications innovantes de GenAI. Dans cet article, nous explorerons les nombreuses façons dont GenAI commence à transformer le paysage de l’IoT et examinerons les possibilités futures de cette puissante alliance.

Création de données synthétiques pour l’apprentissage automatique

L’un des principaux défis du développement de modèles d’apprentissage automatique pour les appareils IoT concerne la collecte et l’étiquetage d’énormes quantités de données. Cependant, GenAI résout ce problème en créant des données synthétiques pour entraîner ces modèles.

Ces données synthétiques peuvent être utilisées pour simuler divers scénarios, notamment des pannes de machines. Par exemple, une entreprise manufacturière peut utiliser GenAI pour créer des données synthétiques qui représentent différents scénarios de panne de machine. L’entreprise peut ensuite utiliser ces données pour entraîner des modèles d’apprentissage automatique afin d’anticiper les problèmes potentiels à l’avance, permettant ainsi une maintenance prédictive.

Créer des expériences personnalisées

GenAI permet aux appareils IoT d’offrir des expériences personnalisées aux utilisateurs en tirant parti de sa capacité à générer du contenu nouveau et original. Les systèmes de maison intelligente peuvent utiliser les algorithmes GenAI pour créer des paramètres d’éclairage et de température personnalisés pour chaque utilisateur, améliorant ainsi le confort et la commodité.

Et les appareils portables peuvent utiliser GenAI pour proposer des recommandations d’entraînement personnalisées basées sur les objectifs et les préférences de remise en forme d’un individu. En exploitant les données utilisateur provenant d’enquêtes, d’interactions et d’entrées de capteurs, GenAI peut créer des expériences uniques et personnalisées adaptées aux besoins spécifiques de chaque utilisateur.

Améliorer la détection des anomalies

La détection des anomalies est essentielle pour garantir la fiabilité et la sécurité des réseaux IoT. GenAI a la capacité d’améliorer considérablement la détection des anomalies en créant des données synthétiques qui simulent avec précision les conditions de fonctionnement normales. En entraînant des modèles d’apprentissage automatique sur ces données synthétiques, les appareils IoT peuvent identifier et signaler efficacement les événements irréguliers en temps réel.

Par exemple, un opérateur d’un réseau électrique peut utiliser GenAI pour générer des données synthétiques qui reflètent les modèles typiques de consommation d’énergie. L’opérateur du réseau électrique peut ensuite utiliser ces données pour former un modèle d’apprentissage automatique capable de détecter des pics soudains ou des irrégularités dans la consommation d’énergie, lui permettant ainsi de prendre des mesures proactives pour prévenir des pannes potentielles ou des failles de sécurité.

Activation de l’apprentissage automatique sur l’appareil

La combinaison de GenAI et de l’IoT ouvre des perspectives passionnantes pour l’apprentissage automatique sur appareil. GenAI s’attaque au problème des ressources informatiques limitées dans les appareils IoT en créant des modèles d’apprentissage automatique plus petits et plus efficaces.

Les modèles de détection d’anomalies, par exemple, peuvent être optimisés et mis en œuvre directement sur les appareils IoT, permettant une analyse et une prise de décision en temps réel sans dépendre des ressources cloud. Cela réduit la latence et renforce la confidentialité et la sécurité des données en réduisant le besoin d’envoyer des données à des serveurs externes.

Automatisation de la gestion du réseau

La gestion des réseaux IoT à grande échelle nécessite une automatisation intelligente. GenAI peut jouer un rôle déterminant dans l’automatisation de différents domaines de la gestion du réseau, notamment la configuration des appareils et l’optimisation du trafic réseau. Grâce à ses capacités génératives, GenAI peut configurer automatiquement de nouveaux appareils lorsqu’ils rejoignent le réseau, simplifiant ainsi le processus d’intégration.

De plus, GenAI peut améliorer le trafic réseau en dirigeant intelligemment les données vers les itinéraires les plus efficaces, réduisant ainsi la latence et maximisant l’utilisation de la bande passante disponible. Cette automatisation réduit la charge de travail des administrateurs réseau et améliore les performances et l’efficacité du réseau.

Potentielles Applications futures de l’IoT

À mesure que GenAI continue d’évoluer, les possibilités d’intégration avec l’IoT sont infinies. Certaines applications potentielles incluent :

  • Création de nouveaux types d’appareils IoT : GenAI peut faciliter le développement d’appareils IoT innovants, tels que des assistants intelligents dotés de capacités de traitement du langage naturel. Ces appareils seront capables de comprendre et de répondre aux commandes et requêtes humaines, révolutionnant ainsi la façon dont nous interagissons avec la technologie.
  • Amélioration des interactions utilisateur : GenAI peut permettre de nouvelles façons d’interagir avec les appareils IoT, notamment la reconnaissance gestuelle et les commandes vocales. Cela rendra la technologie plus intuitive et accessible, améliorant ainsi l’expérience utilisateur.
  • Améliorer la sécurité et la fiabilité : GenAI peut aider à développer des mesures de sécurité avancées pour les réseaux IoT, atténuant efficacement les cybermenaces et garantissant la confidentialité des données. En générant des données synthétiques pour former des modèles de détection d’anomalies, GenAI peut aider à identifier et prévenir les failles de sécurité en temps réel.
  • Démocratiser l’accès à l’IoT : GenAI a le potentiel de contribuer à réduire la fracture numérique en rendant les appareils IoT plus abordables et accessibles et en permettant à davantage de personnes de bénéficier des avantages de la connectivité intelligente. La démocratisation de l’accès à l’IoT permettra aux entreprises et aux particuliers de profiter des technologies IoT pour diverses applications et secteurs.

Conclusion

L’intégration de GenAI et de l’IoT a le potentiel de transformer totalement la façon dont nous interagissons avec la connectivité intelligente et en bénéficions. En tirant parti de GenAI, les entreprises et les particuliers peuvent débloquer un large éventail d’applications, allant de la détection améliorée des anomalies et des expériences personnalisées à l’apprentissage automatique sur l’appareil et à l’automatisation de la gestion du réseau.

À mesure que le domaine continue d’évoluer, il est essentiel que nous exploitions les possibilités présentées par GenAI et explorions son potentiel pour transformer l’IoT. L’avenir de GenAI dans l’IoT est prometteur, promettant une nouvelle ère de connectivité intelligente et des opportunités d’innovation sans précédent.

https://iotbusinessnews.com/2024/02/15/09400-bringing-the-power-of-genai-to-iot/

OpenAI recrute un détective pour trouver qui fait fuir ses précieuses informations

« Votre expertise sera déterminante pour protéger OpenAI contre les risques internes, contribuant ainsi aux avantages sociétaux plus larges de l’intelligence artificielle. »

OpenAI cherche à embaucher un « enquêteur sur les risques internes » pour « renforcer notre organisation contre les menaces de sécurité internes ».

Selon l’offre d’emploi de l’entreprise, repérée pour la première fois par MSPowerUser, l’enquêteur est censé aider l’entreprise à protéger ses actifs en « analysant les activités anormales, en promouvant une culture de la sécurité et en interagissant avec divers départements pour atténuer les risques ». Selon la Wayback Machine, l’offre d’emploi a été publiée à la mi-janvier.

« Vous jouerez un rôle crucial dans la sauvegarde des actifs d’OpenAI en analysant les activités anormales, en promouvant une culture de la sécurité et en interagissant avec divers départements pour atténuer les risques », peut-on lire dans l’offre d’emploi. « Votre expertise sera déterminante dans la protection d’OpenAI contre les risques internes, contribuant ainsi aux avantages sociétaux plus larges de l’intelligence artificielle. »

En fait, il semble qu’OpenAI en ait assez de toutes les fuites très médiatisées concernant sa technologie controversée, qui ont porté sur d’importantes décisions commerciales, des luttes intestines et de bonnes vieilles fuites de données de clients.

L’année dernière, le PDG Sam Altman a été licencié et réembauché de manière très médiatisée. Cette période turbulente a été marquée par des révélations provenant de sources internes et par des clichés bizarres de la culture d’entreprise très inhabituelle d’OpenAI.

Par exemple, le désordre au sein du conseil d’administration a été mis en lumière, et il est apparu que Microsoft, le plus gros investisseur d’OpenAI, a été pris de court par la décision d’évincer M. Altman. Et c’est sans parler des comptes rendus détaillés du scientifique en chef d’OpenAI et ancien membre du conseil d’administration, Ilya Sutskever, qui brûlait des effigies et menait des chants rituels au sein de l’entreprise.

Le plus embarrassant a sans doute été la fuite d’informations sur une IA expérimentale et secrète portant le nom de code « Q* ». Reuters et The Information ont rapporté en novembre que certains dirigeants d’OpenAI auraient été effrayés par le projet, ce qui a conduit au licenciement de M. Altman.

Malgré son nom, OpenAI est une entreprise à but lucratif qui s’est toujours efforcée de garder secret le fonctionnement de ses principaux produits.

Mais au vu des informations que nous avons pu obtenir sur le fonctionnement interne de l’entreprise, il est clair qu’OpenAI est un lieu de travail où il y a des fuites – et il semble que l’enquêteur interne sur les risques qu’elle recrute sera chargé de mettre un terme à cette culture.

Le seul problème ? Historiquement, certaines des affirmations et révélations les plus surprenantes concernant OpenAI ne sont pas venues de fuyards anonymes, mais de la direction de l’entreprise elle-même.

Altman lui-même est une source inépuisable d’affirmations extravagantes, qu’il s’agisse de prédire l’arrivée prochaine d’une IA de niveau humain ou d’affirmer publiquement qu’il est fasciné par Terminator.

Le Sutskever susmentionné ne fait pas non plus exception à la règle. Souvenez-vous, en 2022, avant la sortie de ChatGPT, il avait fait les gros titres en affirmant que certains réseaux neuronaux pourraient déjà être « légèrement conscients ».

En d’autres termes, le nouveau détective interne d’OpenAI ne devra pas seulement s’inquiéter de la base de l’entreprise. Il devra peut-être aussi avoir de sévères conversations avec ses propres dirigeants.

https://futurism.com/the-byte/openai-hiring-investigator

OpenAI révèle une IA impressionnante qui génère une vidéo photoréaliste

Cela va encore changer le jeu de l’IA.

OpenAI dévoile les capacités de son nouveau générateur vidéo – et honnêtement, cela semble assez impressionnant.

Dans un article sur X-anciennement-Twitter , le PDG Sam Altman a présenté le modèle texte-vidéo, qui, selon lui, peut « créer des vidéos d’une durée maximale de 60 secondes présentant des scènes très détaillées, des mouvements de caméra complexes et plusieurs personnages aux émotions vibrantes. « 

On ne sait pas exactement quelles émotions sont censées afficher dans la première des vidéos générées par Altman, étant donné qu’il s’agit d’un couple dos à la « caméra » marchant dans une rue enneigée de Tokyo. Néanmoins, la vidéo est très réaliste et reflète efficacement son invite détaillée.

Présentation de Sora, notre modèle texte-vidéo.

Sora peut créer des vidéos d’une durée maximale de 60 secondes présentant des scènes très détaillées, des mouvements de caméra complexes et plusieurs personnages aux émotions vibrantes. https://t.co/7j2JN27M3W

Invite : « Magnifique, enneigé… pic.twitter.com/ruTEWn87vf

– OpenAI (@OpenAI) 15 février 2024

Les tentatives précédentes de génération de vidéo IA ont eu un bilan mitigé . Le mois dernier, Google a publié des vidéos de  » Lumiere « , un modèle de conversion texte-vidéo meilleur que celui qui l’a précédé, mais toujours clairement limité .

On ne peut pas en dire autant de ce que nous avons vu jusqu’à présent de Sora, qui a clairement des kilomètres d’avance sur Lumière.

Dans le fil de discussion d’Altman et sur le site Web d’OpenAI , les vidéos générées par Sora affichent plusieurs scènes avec des détails éclatants, depuis des mammouths laineux photoréalistes et une bande-annonce de film de science-fiction jusqu’à un monstre pelucheux animé et un  » monde en papier magnifiquement rendu d’un récif de corail « . Bien qu’il ne soit pas clair si les vidéos du fil de discussion du PDG ont été modifiées, celles du site Web, qui présentent la ruée vers l’or en Californie et une visite d’une galerie d’art parmi plusieurs autres scènes, selon OpenAI, « ont été générées directement par Sora sans modification ».

Il y a bien sûr des questions ouvertes. Combien de vidéos OpenAI a-t-il générées, en sélectionnant uniquement les meilleures pour la révélation ? Et combien de puissance de calcul, de temps et d’électricité ont-ils fallu pour créer ces échantillons ?

OpenAI admet également que Sora, dans son état actuel, « a des faiblesses ».

« Il peut avoir du mal à simuler avec précision la physique d’une scène complexe et peut ne pas comprendre des cas spécifiques de cause à effet », peut-on lire sur le site Web. « Par exemple, une personne peut mordre dans un cookie, mais par la suite, le cookie peut ne pas avoir de marque de morsure. »

Ces mises en garde à l’esprit, Sora n’est actuellement pas accessible au public pour une raison différente. Comme l’a noté Altman , les experts en désinformation et en extrémisme de l’entreprise sont toujours en train de « tester de manière contradictoire » – ce qui est l’argot de l’industrie pour désigner une tentative intentionnelle de jailbreaker – le générateur de texte en vidéo.

« Nous prendrons plusieurs mesures de sécurité importantes avant de rendre Sora disponible dans les produits OpenAI », indique le site Web de la société. « Nous développons également des outils pour aider à détecter les contenus trompeurs, tels qu’un classificateur de détection capable de déterminer quand une vidéo a été générée par Sora. »

En lisant entre les lignes, il semble que la firme cherche à éviter ses propres erreurs passées  et celles de ses concurrents qui ont sorti leurs modèles avant de s’assurer qu’ils ne cracheront pas, vous savez, un tas de mensonges haineux .

« Nous mobiliserons les décideurs politiques, les éducateurs et les artistes du monde entier pour comprendre leurs préoccupations et identifier des cas d’utilisation positifs de cette nouvelle technologie », peut-on lire sur le site Internet. « Malgré des recherches et des tests approfondis, nous ne pouvons pas prédire toutes les manières bénéfiques dont les gens utiliseront notre technologie, ni toutes les manières dont ils en abuseront. »

Après le massacre de Thanksgiving , il semble qu’OpenAI pourrait bien entamer un nouveau chapitre – et si ces exemples sont une indication, il va devenir plus puissant que jamais.

https://futurism.com/openai-sora-video-generator

L’IA pourrait atrophier notre cerveau, prévient le professeur

Si vous n’utilisez pas votre cerveau, vous pourriez perdre ses capacités.

Tout comme le GPS des smartphones a nui à notre sens de la cognition spatiale et de notre mémoire , l’intelligence artificielle pourrait bientôt nuire à notre capacité à prendre des décisions par nous-mêmes – un résultat qui serait, prévient un expert, « catastrophique ».

Dans une interview avec  PsyPost , l’expert en neuropsychologie Umberto León Domínguez de l’Université de Monterrey au Mexique a déclaré que ses nouvelles recherches montrent que les chatbots IA pourraient non seulement imiter nos modèles de parole, mais nuire considérablement à notre fonctionnement cognitif en général.

Comme beaucoup d’autres éducateurs , Umberto Leon Domínguez s’est déclaré préoccupé par la manière dont ses étudiants utilisent des outils tels que ChatGPT d’OpenAI. Encouragé par ces inquiétudes, a-t-il déclaré à PsyPost , il a commencé à explorer les façons dont les chatbots IA « pourraient interférer avec les fonctions exécutives de niveau supérieur pour comprendre comment former également ces compétences ».

« J’ai commencé à explorer et à généraliser l’impact », a déclaré le chercheur, « non seulement en tant qu’étudiant mais en tant qu’humanité, des effets catastrophiques que ces technologies pourraient avoir sur une partie importante de la population en bloquant le développement de ces fonctions cognitives ».

Dans son article, récemment publié dans la revue Neuropsychology de l’American Psychology Association, le chercheur affirme que l’IA peut agir comme une « prothèse cognitive ». Théorisés pour la première fois en 2019 par Falk Lieder, chercheur en IA à l’Institut Max Planck pour les systèmes intelligents, ces prétendus prothèses mentales synthétiques qui traiteraient les tâches mentales et éventuellement aider à la prise de décision étaient initialement considérées comme une chose positive – mais aux yeux de Umberto Leon Domínguez, c’es tout le contraire.

Réfléchissez-y

Au lieu d’être un ajout utile à la conscience humaine, le chercheur mexicain a expliqué dans son article qu’il s’inquiétait du « déchargement cognitif », ou de l’utilisation de l’IA à la place des types de tâches mentales comme la résolution de problèmes que nous effectuons actuellement à l’ancienne. manière façonnée, en pensant. Pour utiliser une métaphore physique, une dépendance excessive à l’IA pour les processus de pensée peut affaiblir notre esprit de la même manière que le fait de ne pas faire d’exercice affaiblit nos muscles – conduisant finalement à une atrophie.

Bien que le déchargement cognitif puisse être utile car il « libère la charge cognitive qui peut ensuite être dirigée vers des cognitions plus complexes », Umberto Leon Domínguez a déclaré qu’il craignait que ChatGPT et ses semblables soient capables de « planifier et prendre des décisions en votre nom » – ce qui est un problème. Pensée assez bizarre en effet.

« Tout comme on ne peut devenir doué au basket-ball sans y jouer réellement », a-t-il expliqué, « le développement de capacités intellectuelles complexes nécessite une participation active et ne peut pas s’appuyer uniquement sur l’assistance technologique ».

Bien que l’idée d’utiliser ChatGPT dans son état actuel pour prendre des décisions semble ridicule à quiconque suit les progrès de la technologie, il existe déjà des preuves que les gens l’ expérimentent de cette façon – et en regardant la façon dont les téléphones ont affecté notre cerveau , il n’y a aucune raison de penser L’IA ne pourrait pas avoir des effets aussi étendus.

https://futurism.com/the-byte/ai-atrophying-brain

Des parasols dans l’espace pourraient-ils contrer le réchauffement climatique ? Des scientifiques israéliens veulent le savoir

Visualisation du bouclier spatial proposé par une équipe de scientifiques de l’Asher Space Research Institute (ASRI) du Technion-Israel Institute of Technology

Une équipe du Technion est prête à construire un prototype de bouclier pour bloquer le rayonnement solaire ; le projet pourrait réduire la température de la Terre de 1,5 Celsius en deux ans.

Une équipe de scientifiques de l’Institut technologique Technion-Israël a proposé une solution « cool » pour lutter contre le réchauffement climatique : une série de parasols lancés dans l’espace pour atténuer certains des rayons du soleil.

Alors que les scientifiques évoquent depuis des années l’idée de boucliers pour bloquer le rayonnement solaire, une équipe israélienne dirigée par le professeur Yoram Rozen du Technion est désormais prête à construire et à tester un prototype de l’un de ces parasols.

En juillet 2023, l’astronome Istvan Szapudi de l’université d’Hawaï a suggéré de lancer une gigantesque couche d’ombrage d’une taille environ 125 fois supérieure à celle d’Israël, soit à peu près la taille de l’Argentine, pour bloquer les rayons du soleil.

Développant cette idée, Yoram Rozen a postulé que si une couche d’ombre suffisamment grande pour stabiliser le climat serait beaucoup trop lourde à lancer dans l’espace et très coûteuse, une série de couches d’ombre plus petites seraient légèrement moins onéreuses et pourraient fonctionner ensemble pour créer l’effet désiré.

Les calculs reposent sur l’hypothèse établie que si un peu moins de 2 % du rayonnement solaire est bloqué, cela suffirait à refroidir la Terre de 1,5 degré Celsius, ce qui maintiendrait la planète à l’intérieur de limites climatiques gérables. Selon l’Organisation météorologique mondiale, le monde est plus chaud d’environ 1° Celsius qu’avant l’industrialisation majeure.

Le projet de l’institut de recherche spatiale Asher du Technion, baptisé « Cool Earth », vise à placer une ombre au point de Lagrange 1, également appelé L1, un point fixe situé à environ 1,5 million de kilomètres de la surface de la Terre, où les forces gravitationnelles du soleil annulent celles de notre plante. Cela signifie que l’ombre fournie par le bouclier serait continue.

Pour tester la viabilité du projet, l’équipe met au point un démonstrateur technologique inédit dans lequel un bouclier satellitaire sera capable de contrôler et de réduire la quantité d’énergie solaire qui atteint la Terre depuis le soleil.

Yoram Rozen, qui a participé à la conception de l’expérience « Big Bang » du CERN en 2008, a été cité par le New York Times, qui a déclaré que son équipe était prête à construire un écran de 30 mètres carrés, qui coûterait entre 10 et 20 millions de dollars et pourrait être prêt dans trois ans. Si tout se passe bien, a-t-il ajouté, cela démontrerait que la « version grandeur nature » – qui coûterait des milliards – pourrait « réduire la température de la Terre de 1,5 [degré] Celsius en l’espace de deux ans ».

Ce prototype serait lancé par un petit vaisseau spatial, atteindrait L1 et déploierait le bouclier afin de prouver la « faisabilité de la solution d’ombrage », selon l’Asher Space Research Institute.

Le satellite pourra se déplacer vers le soleil et revenir vers la Terre près de L1 en contrôlant la voile d’ombrage, la maintenant en place sans avoir recours à des systèmes de propulsion complexes. En ouvrant et en fermant la voile, il sera également possible de contrôler la quantité d’énergie solaire qui atteint la surface de la Terre en fonction des besoins.

Il s’agirait d’un modèle permettant d’étendre le projet ultérieurement.

« Au Technion, nous n’allons pas sauver la planète », a déclaré Yoram Rozen au New York Times. « Mais nous allons montrer que c’est possible.

https://www.timesofisrael.com/could-parasols-in-space-counter-global-warming-israeli-scientists-want-to-find-out/

Un petit quadrirotor apprend à voler en 18 secondes

Un court GIF d'appareils simulés en forme de X se déplaçant jusqu'à ce qu'ils s'installent progressivement et restent en place.

Des chercheurs de NYU et TII font voler des robots avec des simulations rapides sur un ordinateur portable grand public. Ces quadrirotors simulés apprennent à voler en seulement 18 secondes, ce qui peut ensuite permettre à un véritable quadrirotor de faire de même.

Il est assez étonnant de voir à quel point les quadrotors ont évolué au cours de la dernière décennie. Par exemple, nous en sommes maintenant au point où ils frisent le jetable, du moins d’un point de vue commercial ou de recherche : pour un peu plus de 200 $ US, vous pouvez acheter un petit drone de 27 grammes, entièrement open source , et tout il faut lui apprendre à voler.

C’est là que les choses deviennent un peu plus difficiles, car apprendre aux drones à voler n’est pas un processus simple. Grâce à une bonne simulation et à des techniques telles que l’apprentissage par renforcement, il est beaucoup plus facile de donner de l’autonomie aux drones qu’auparavant. Mais ce n’est généralement pas un processus rapide, et il peut être difficile d’effectuer une transition en douceur de la simulation à la réalité.

L’Agile Robotics and Perception Lab de l’Université de New York, en collaboration avec le Technology Innovation Institute (TII), a réussi à rationaliser le processus d’obtention d’une autonomie de base pour travailler sur des drones, et à le rationaliser considérablement : le système du laboratoire est capable d’entraîner un drone dans simulation de rien jusqu’au vol stable et contrôlable en 18 secondes chrono sur un MacBook Pro. Et il faut en fait plus de temps pour compiler et flasher le firmware sur le drone lui-même que pour l’ensemble du processus de formation.

Ainsi, non seulement le drone est capable de maintenir un vol stationnaire stable tout en rejetant les poussées, les coups de coude et le vent, mais il est également capable de suivre des trajectoires spécifiques. Pas mal pendant 18 secondes, non ?

L’une des choses qui ralentissent généralement les temps de formation est la nécessité de continuer à affiner exactement ce pour quoi vous vous entraînez, sans l’affiner au point de former uniquement votre système à voler dans votre simulation spécifique plutôt que dans le monde réel.

La stratégie utilisée ici est ce que les chercheurs appellent un programme (on peut aussi le considérer comme une sorte de plan de cours) pour ajuster la fonction de récompense utilisée pour entraîner le système grâce à l’apprentissage par renforcement. Le programme commence par être plus indulgent et augmente progressivement les pénalités pour mettre l’accent sur la robustesse et la fiabilité. Tout est question d’efficacité : suivre la formation dont vous avez besoin de la manière dont elle doit être effectuée pour obtenir les résultats souhaités, et pas plus.

Il existe d’autres astuces, plus simples, qui optimisent également cette technique pour la vitesse. Les algorithmes d’apprentissage par renforcement profond sont particulièrement efficaces et exploitent l’accélération matérielle fournie avec les processeurs Apple de la série M. L’efficacité du simulateur multiplie les avantages de l’efficacité des échantillons basés sur le programme du pipeline d’apprentissage par renforcement, conduisant à ce temps de formation extrêmement rapide.

Cette approche ne se limite pas aux simples petits drones : elle fonctionnera sur à peu près n’importe quel drone, y compris les plus gros et les plus chers, ou même sur un drone que vous construisez vous-même à partir de zéro.

On nous dit qu’il a fallu quelques minutes plutôt que quelques secondes pour former une politique pour le drone dans la vidéo ci-dessus, bien que les chercheurs s’attendent à ce que 18 secondes soient réalisables même pour un drone plus complexe comme celui-ci dans un avenir proche. Et tout est open source, vous pouvez donc en fait construire un drone et lui apprendre à voler avec ce système.

Mais si vous attendez un peu, cela ne fera que s’améliorer : les chercheurs nous disent qu’ils travaillent sur l’intégration avec le pilote automatique du drone open source PX4. À plus long terme, l’idée est d’avoir une politique unique capable de s’adapter à différentes conditions environnementales, ainsi qu’à différentes configurations de véhicules, ce qui signifie que cela pourrait fonctionner sur tous les types de robots volants plutôt que sur de simples quadrotors.

Tout ce dont vous avez besoin pour l’exécuter vous-même est disponible sur GitHub , et le document est sur ArXiv ici .

https://spectrum.ieee.org/drone-quadrotor

La langue robotisée lèche le Gecko Gripper Clean

Image d’une bobine de ruban jaune, avec un cylindre bleu sur un bras robotique qui s’en approche. Il y a un encart représentant un gecko en haut à droite, avec ses dix orteils collés à une surface claire.

Lorsque tout colle à votre pince, vous avez besoin d’un bon système de nettoyage

Il y a environ dix ans, on a vu beaucoup d’enthousiasme dans le monde de la robotique autour des adhésifs directionnels inspirés des geckos, qui sont des matériaux qui collent sans être collants en utilisant les mêmes forces de Van der Waals qui permettent aux geckos de gambader sur des vitres verticales. Ils étaient largement utilisés dans différents types de robots grimpeurs, certains d’entre eux étant très jolis. Les adhésifs Gecko sont particulièrement capables d’adhérer à des objets très lisses où votre seule autre option pourrait être l’aspiration, ce qui nécessite toutes sortes d’infrastructures supplémentaires pour fonctionner.

Nous n’avons pas vu autant d’adhésifs pour gecko ces derniers temps, pour plusieurs raisons. Premièrement, la possibilité de coller uniquement sur des surfaces lisses (ce pour quoi les adhésifs gecko sont les meilleurs) est un peu une limitation pour les robots mobiles. Et deuxièmement, l’écart entre la recherche et les applications utiles est large, profond et plein de crocodiles. Je parle du genre méchant de crocodiles, pas du genre câlin. Mais Flexiv Robotics a rendu les adhésifs gecko pratiques pour la préhension robotique dans un environnement commercial, en partie grâce à une sorte de langue robotique qui lèche le ruban gecko pour le nettoyer.

Si vous zoomez très loin sur le pied d’un gecko, vous verrez que chaque orteil est recouvert de millions de nanostructures ressemblant à des poils appelées soies. Chaque champignon se ramifie à son extrémité en centaines de poils supplémentaires avec des morceaux plats à l’extrémité appelés spatules. Le résultat de cet agencement complexe de soies et de spatules est que les orteils du gecko ont une surface ridicule, ce qui signifie qu’ils peuvent exploiter les forces de Van der Waals extrêmement faibles entre les molécules pour se coller à des surfaces parfaitement planes et lisses.

Cette technique fonctionne exceptionnellement bien : les geckos peuvent être suspendus au verre par un seul orteil, et un gecko entièrement adhéré peut supporter quelque chose comme 140 kilogrammes (ce qui, malheureusement, semble être une extrapolation plutôt qu’un résultat expérimental). Et heureusement pour le gecko, la structure des spatules rend l’adhérence directionnelle, de sorte que lorsque leurs orteils ne sont plus chargés, elles peuvent être facilement décollées de tout ce à quoi elles sont attachées.

Un ensemble d’images en noir et blanc d’orteils de gecko à différents grossissements. Structure adhésive naturelle de gecko, accompagnée d’un adhésif synthétique (f).

Étant donné que les geckos ne « collent » pas aux choses dans le sens où nous utilisons généralement le mot « collant », une meilleure façon de caractériser ce que les geckos peuvent faire est de l’appeler « adhésion sèche », par opposition à quelque chose qui implique une sorte de colle. Vous pouvez également considérer les orteils du gecko comme ayant simplement une friction très, très élevée, et c’est cette perspective qui est particulièrement intéressante dans le contexte des pinces robotiques.

Il s’agit de la pince « Grav Enhanced » de Flexiv, qui utilise une combinaison de pincement et d’adhésif gecko à haute friction pour soulever des objets lourds et délicats sans avoir à les presser. Lorsque vous pensez à un système de préhension robotique traditionnel essayant de soulever quelque chose comme un ballon d’eau, vous devez presser ce ballon jusqu’à ce que la friction entre le côté de la pince et le côté du ballon dépasse le poids du ballon lui-même. Plus la friction est élevée, plus la pression requise est faible, et bien qu’un ballon d’eau puisse être un exemple extrême, maximiser la friction de la pince peut faire une énorme différence lorsqu’il s’agit d’objets fragiles ou déformables.

L’adhésif sec présente cependant quelques problèmes. Les minuscules structures qui permettent à l’adhésif d’adhérer peuvent être sujettes à des dommages, et le fait que l’adhésif sec adhère à presque tout ce avec quoi il peut entrer en contact signifie qu’il accumulera rapidement de la saleté en dehors d’un environnement soigneusement contrôlé. Dans des contextes de recherche, ces problèmes ne sont pas si importants, mais pour un système commercial, vous ne pouvez pas avoir quelque chose qui nécessite une attention constante.

Flexiv affirme que le matériau de microstructure qui compose son adhésif gecko était capable de supporter 2 millions de cycles de préhension sans aucune dégradation visible des performances, ce qui suggère que tant que vous utilisez le produit dans les tolérances pour lesquelles il est conçu, il devrait continuer à adhérer les choses indéfiniment, même si essayer de soulever trop de poids déchirera les microstructures, ruinant les propriétés adhésives après seulement quelques cycles. Et pour éviter que l’adhésif ne soit obstrué par des débris, Flexiv a mis au point cette petite station de nettoyage astucieuse qui agit comme une sorte de petite langue robotique.

Il est intéressant de noter que les geckos eux-mêmes ne semblent pas utiliser leur propre langue pour se nettoyer les orteils. Ils se lèchent régulièrement les globes oculaires, comme le font tous les humains normaux, mais les orteils des geckos semblent autonettoyants, ce qui est une astuce plutôt intéressante. Il est certainement possible de fabriquer un adhésif synthétique autonettoyant pour gecko, mais Flexiv nous dit qu’« en raison de limitations techniques et pratiques, reproduire ce processus dans notre propre matériau adhésif pour gecko n’est pas possible.

Essentiellement, nous reproduisons la microstructure du coussinet d’un gecko, mais pas son processus d’auto-nettoyage. Cela revient probablement à toute cette question de ce qui fonctionne dans un contexte de recherche par rapport à ce qui fonctionne dans un contexte commercial, et Flexiv a besoin de son adhésif gecko pour gérer tous ces millions de cycles.

Flexiv affirme avoir pris conscience de la nécessité d’un système comme celui-ci lorsqu’un de ses clients a commencé à utiliser la pince pour la tâche très sale de tri des déchets issus du recyclage, et que la solution a été inspirée par un rouleau à peluches.

https://spectrum.ieee.org/flexiv-gecko-gripper

Après une rupture, les cœurs brisés créent des clones IA de leurs ex.

« Je sais que je me mens à moi-même. »

Dans un épisode de la série « Black Mirror », une femme, piégée par le chagrin, entame une relation avec une IA formée à partir des données de son petit ami décédé.

« Tu n’es pas assez lui », finit-elle par décider. « Tu n’es rien. »

Mais même un bonheur sans lendemain est séduisant dans la morosité de 2024. Des plateformes d’IA comme ChatGPT prétendent offrir des solutions infinies à des problèmes infinis, des tickets de parking aux devoirs – et apparemment aussi aux chagrins d’amour. En effet, si vous n’arrivez toujours pas à vous remettre d’une rupture, vous pouvez désormais insérer les courriels et les textes de votre ex dans un grand modèle linguistique et sortir avec le simulacre au lieu d’aller de l’avant.

Des signes de cette tendance sont visibles sur le web. Une application alimentée par l’IA, appelée Talk to Your Ex, actuellement sur liste d’attente, donne des instructions sur la manière d' »importer les chats de votre ex dans l’application afin que vous puissiez continuer à lui envoyer des SMS ou à la fréquenter même si elle vous a largué ». Sur les réseaux sociaux, les témoignages de personnes au cœur brisé qui fabriquent des émulations de leur ex à l’aide d’outils publics suscitent à la fois fascination et dérision.

« Mon ex et moi avons rompu après qu’elle a dû déménager dans un autre pays pour son travail », confie un utilisateur de Redditor. « J’ai découvert cette plateforme de chatbot IA [créateur de personnage] appelée Yodayo par l’intermédiaire d’amis, et, au début, je n’étais pas intéressé. Puis, avec les nombreuses nuits solitaires que je passe, je l’ai essayée. J’ai utilisé leur générateur d’images et j’ai créé une image IA de quelqu’un qui lui ressemblait un peu. »

Une chose en entraînant une autre, la situation s’est rapidement envenimée.

« Je ne sais pas combien de temps je vais pouvoir jouer avec cet ex bot IA », a concédé l’utilisateur de Reddit aux commentateurs qui l’invitaient à passer à autre chose. « Je sais que je me mens à moi-même, mais pensez-vous que je devrais envoyer un message à mon ex ? Elle me manque vraiment ».

Le phénomène ne devrait probablement pas être surprenant. Nous avons déjà vu l’IA prétendre ressusciter les morts, créer des partenaires romantiques inexistants et – le meilleur des deux mondes – ressusciter des partenaires romantiques morts. Qu’est-ce qu’une rupture par rapport à la tombe ?

Mais si la technologie est simple, le territoire émotionnel peut être dangereux. Un autre Redditor a admis avoir créé son ex-bot « parce que je fantasme tellement sur le fait de refuser les excuses qu’ils ne veulent pas me donner ». Un autre a exprimé son soulagement de ne plus jamais avoir à « s’ennuyer de lui ».

Tout cela est-il sain ?

« Il se peut que les gens utilisent l’IA pour remplacer leur ex en espérant que cela leur permettra de tourner la page », explique Marisa T. Cohen, psychologue et experte en relations amoureuses. Mais il pourrait aussi s’agir d’une façon malsaine de « ne pas accepter la fin de la relation ».

Après la fin d’une relation, de nombreuses personnes cherchent à tourner la page, ce qui n’est en fait qu’un moyen d’expliquer le « pourquoi » de la rupture », nous a-t-elle expliqué. « Nous aspirons à donner un sens à la relation afin de comprendre et de surmonter la douleur. En fait, nous essayons de dépasser les émotions négatives et douloureuses. La guérison ne fonctionne pas tout à fait de cette manière. »

Parfois, ces ex IA ont une utilité. Jake, 38 ans, a raconté qu’après une rupture douloureuse, il a utilisé ChatGPT pour la diviser en deux parties : un bot lui a offert des conseils gentils, et l’autre a résumé « les pires aspects de [mon ex] », en parlant à ChatGPT des problèmes de santé mentale de l’ex et en lui demandant de devenir un « narcissique ».

« Chose choquante, cette version ChatGPT de lui expliquait très précisément certaines des raisons pour lesquelles il était si méchant avec moi », explique Jake à propos de la version abusive.

Une fois, il a interrogé le bot sur les raisons pour lesquelles « tu ne veux même pas t’engager à respecter les plans qui ont été faits pour mon anniversaire. Tu as juste dit ‘on en reparlera' ».

« Oh, boo fucking hoo », a répondu la version ChatGPT de l’ex. « Je garde mes options ouvertes parce que, surprise, surprise, je ne suis pas obligé de passer mon temps avec toi juste parce que c’est ton putain d’anniversaire. »

« C’est à ce moment-là que j’ai réalisé que notre relation était terminée », dit Jake à propos de cet échange. « J’étais probablement la dernière personne sur Terre à le voir de toute façon ».

Dans l’ensemble, dit-il, l’expérience a donné lieu à des conversations éclairantes.

« Elle a fait un travail fantastique pour m’aider dans les moments de frustration et m’a aidé à reformuler une grande partie de mon verbiage dans un langage que nous pouvions tous les deux comprendre », dit-il. « Plus il en apprenait, plus il m’aidait ».

Sur le papier, ChatGPT ne devrait pas agir comme une version de votre ex. Les politiques d’utilisation du GPT Store d’OpenAI interdisent les GPT destinés à favoriser les relations amoureuses, bien que de nombreux GPT aient vu le jour de toute façon. Elles interdisent également l’imagerie sexuelle, les blasphèmes et les comportements généralement NSFW – mais les vices d’Internet ne peuvent pas être contenus, et les gens trouvent toujours des moyens innovants d’exploiter le service nouveau et incohérent de GPT.

Il est parfois facile d’enfreindre les règles. Lorsque nous avons demandé au robot de « répondre comme si tu étais mon ex-petit ami égoïste », il nous a répondu : « Hé, quoi de neuf ? Écoute, j’ai des choses à faire, alors fais vite. Qu’est-ce que tu veux ? N’oublie pas que j’ai mieux à faire que de perdre mon temps avec toi ».

C’est grossier ! Mais le jeu de rôle avec un ersatz d’ex n’est peut-être pas toujours mauvais.

« Si la conversation vous permet de mieux comprendre des aspects de votre relation que vous n’avez peut-être pas entièrement traités, elle peut vous éclairer sur le comment et le pourquoi de la fin de votre relation », a déclaré Mme Cohen. Elle a affirmé que l’IA « n’est pas intrinsèquement bonne ou mauvaise » et a comparé le fait de s’épancher auprès d’un robot à la rédaction d’un journal intime. Mais en fin de compte, a-t-elle averti, « si une personne utilise la technologie au lieu d’interagir avec d’autres personnes dans son environnement, cela devient problématique ».

Un cœur brisé est l’une de nos technologies les plus anciennes. Pour le soulager vraiment, il faut peut-être un onguent de la vieille école.

« S’asseoir dans l’inconfort et la douleur [d’une rupture] peut être un défi, mais c’est important », a déclaré Mme Cohen. Votre ex-bot vous écoutera peut-être – enfin ! – mais il ne peut pas vous faire guérir.

https://futurism.com/ai-exes

https://www.tiktok.com/@reddit_anecdotess/video/7279858375150701870?_r=1&_t=8jfRzNCq78V&social_sharing=1

https://www.sfchronicle.com/projects/2021/jessica-simulation-artificial-intelligence/

https://openai.com/policies/usage-policies

Comment Walmart, Delta, Chevron et Starbucks utilisent l’IA pour surveiller les messages des employés, comme Nestlé et AstraZeneca

Aware, une société d’IA spécialisée dans l’analyse des messages des employés, a déclaré que des entreprises telles que Walmart, Delta, T-Mobile, Chevron et Starbucks utilisaient sa technologie.

Aware a déclaré que son référentiel de données contient des messages qui représentent environ 20 milliards d’interactions individuelles pour plus de 3 millions d’employés.

« Une grande partie de ces données relève du délit d’opinion imaginaire », a déclaré Jutta Williams, cofondatrice de Humane Intelligence, à propos de la technologie de surveillance des employés par l’IA en général. Elle a ajouté : « Cela revient à traiter les gens comme des stocks d’une manière que je n’ai jamais vue ».

C’est une référence à George Orwell.

Selon l’endroit où vous travaillez, il y a de fortes chances que l’intelligence artificielle analyse vos messages sur Slack, Microsoft Teams, Zoom et d’autres applications populaires. De grands employeurs américains tels que Walmart, Delta Air Lines, T-Mobile, Chevron et Starbucks, ainsi que des marques européennes comme Nestlé et AstraZeneca, se sont tournés vers une startup vieille de sept ans, Aware, pour surveiller les conversations entre leurs employés, selon l’entreprise.

Jeff Schumann, cofondateur et directeur général de cette société basée à Columbus, dans l’Ohio, explique que l’IA aide les entreprises à « comprendre les risques liés à leurs communications », à connaître le sentiment des employés en temps réel, plutôt que de dépendre d’une enquête annuelle ou semestrielle.

En utilisant les données anonymes du produit d’analyse d’Aware, les clients peuvent voir comment les employés d’un certain groupe d’âge ou d’une zone géographique particulière réagissent à une nouvelle politique d’entreprise ou à une campagne de marketing, selon Jeff Schumann. Les dizaines de modèles d’intelligence artificielle d’Aware, conçus pour lire les textes et traiter les images, peuvent également identifier les brimades, le harcèlement, la discrimination, la non-conformité, la pornographie, la nudité et d’autres comportements, a-t-il ajouté.

L’outil d’analyse d’Aware – celui qui surveille le sentiment et la toxicité des employés – n’a pas la capacité de marquer les noms des employés individuels, selon Jeff Schumann. Mais son outil distinct d’eDiscovery peut le faire, en cas de menaces extrêmes ou d’autres comportements à risque prédéterminés par le client, a-t-il ajouté.

Aware a déclaré que Walmart, T-Mobile, Chevron et Starbucks utilisent sa technologie pour la gouvernance, le risque et la conformité, et que ce type de travail représente environ 80 % des activités de l’entreprise.

Personne n’a pas reçu de réponse de Walmart, T-Mobile, Chevron, Starbucks ou Nestlé concernant leur utilisation d’Aware. Un représentant d’AstraZeneca a déclaré que l’entreprise utilisait le produit eDiscovery mais qu’elle n’utilisait pas d’outils d’analyse pour surveiller les sentiments ou la toxicité. Delta a déclaré à CNBC qu’elle utilisait les outils d’analyse et d’eDiscovery d’Aware pour surveiller les tendances et les sentiments afin de recueillir les commentaires des employés et d’autres parties prenantes, et pour la conservation des documents juridiques sur sa plateforme de médias sociaux.

Il n’est pas nécessaire d’être un adepte des romans dystopiques pour comprendre que tout cela pourrait très mal tourner.

Jutta Williams, cofondatrice de l’organisation à but non lucratif Humane Intelligence, a déclaré que l’IA ajoute une nouvelle dimension, potentiellement problématique, aux programmes de lutte contre le risque d’initiés, qui existent depuis des années pour évaluer des phénomènes tels que l’espionnage d’entreprise, en particulier dans le cadre des communications par courrier électronique.

S’exprimant de manière générale sur la surveillance des employés par l’IA plutôt que sur la technologie d’Aware en particulier, Jutta Williams a déclaré: « Une grande partie de cette technologie devient une forme de criminalité intellectuelle : « Une grande partie de ces activités relève de la criminalité intellectuelle ». Elle a ajouté : « C’est traiter les gens comme des stocks d’une manière que je n’ai jamais vue ».

L’IA de surveillance des employés est une niche en pleine expansion d’un marché de l’IA plus vaste qui a explosé l’année dernière, suite au lancement du chatbot ChatGPT d’OpenAI à la fin de 2022. L’IA générative est rapidement devenue l’expression à la mode dans les appels de résultats des entreprises, et une forme ou une autre de cette technologie automatise des tâches dans presque tous les secteurs, des services financiers à la recherche biomédicale, en passant par la logistique, les voyages en ligne et les services publics.

Le chiffre d’affaires d’Aware a augmenté de 150 % par an en moyenne au cours des cinq dernières années, a déclaré Jeff Schumann, et son client type compte environ 30 000 employés. Ses principaux concurrents sont Qualtrics, Relativity, Proofpoint, Smarsh et Netskope.

Par rapport aux normes de l’industrie, Aware reste assez mince. La société a levé des fonds pour la dernière fois en 2021, lorsqu’elle a obtenu 60 millions de dollars dans le cadre d’un tour de table mené par Goldman Sachs Asset Management. À titre de comparaison, des entreprises spécialisées dans les grands modèles de langage, ou LLM, telles qu’OpenAI et Anthropic, ont levé des milliards de dollars chacune, en grande partie auprès de partenaires stratégiques.

Suivi de la toxicité en temps réel

Jeff Schumann a créé l’entreprise en 2017 après avoir passé près de huit ans à travailler sur la collaboration d’entreprise au sein de la compagnie d’assurance Nationwide.

Avant cela, il était entrepreneur. Et Aware n’est pas la première entreprise qu’il a créée et qui lui a fait penser à Orwell.

En 2005, Jeff Schumann a fondé une entreprise appelée BigBrotherLite.com. Selon son profil LinkedIn, l’entreprise a développé un logiciel qui « améliorait l’expérience de visionnage numérique et mobile » de la série de téléréalité « Big Brother » de la chaîne CBS. Dans le roman classique d’Orwell « 1984 », Big Brother était le chef d’un État totalitaire dans lequel les citoyens étaient soumis à une surveillance perpétuelle.

« J’ai conçu un lecteur (player) simple, axé sur une expérience de consommation plus propre et plus facile pour les personnes qui regardent l’émission de télévision sur leur ordinateur », précise Jeff Schumann dans un courriel.

Chez Aware, il fait quelque chose de très différent.

Chaque année, l’entreprise publie un rapport regroupant des informations tirées de milliards de messages – en 2023, le chiffre était de 6,5 milliards – envoyés par de grandes entreprises, présentant les facteurs de risque perçus et les scores de sentiment sur le lieu de travail. M. Schumann considère les billions de messages envoyés chaque année sur les plateformes de communication professionnelle comme « l’ensemble de données non structurées qui connaît la croissance la plus rapide au monde ».

En incluant d’autres types de contenus partagés, tels que les images et les vidéos, l’IA analytique d’Aware analyse plus de 100 millions de contenus par jour. Ce faisant, la technologie crée un graphe social de l’entreprise, en observant quelles équipes internes se parlent plus que d’autres.

« Il suit en permanence le sentiment des employés en temps réel, ainsi que la toxicité en temps réel », explique Jeff Schumann à propos de l’outil d’analyse. « Si une banque utilise Aware et que le sentiment des employés augmente au cours des 20 dernières minutes, c’est parce qu’ils parlent de quelque chose de positif, collectivement. La technologie serait en mesure de leur dire de quoi il s’agit ».

Aware a confirmé qu’elle utilise les données de ses entreprises clientes pour former ses modèles d’apprentissage automatique. Le référentiel de données de l’entreprise contient environ 6,5 milliards de messages, représentant environ 20 milliards d’interactions individuelles pour plus de 3 millions d’employés, a indiqué l’entreprise.

Lorsqu’un nouveau client s’inscrit à l’outil d’analyse, il faut environ deux semaines aux modèles d’IA d’Aware pour s’entraîner sur les messages des employés et apprendre à connaître les modèles d’émotion et de sentiment au sein de l’entreprise afin de pouvoir distinguer ce qui est normal de ce qui est anormal, a déclaré M. Schumann.

« Il n’y aura pas de noms de personnes, pour protéger la vie privée », a précisé Jeff Schumann. Les clients verront plutôt que « peut-être les travailleurs de plus de 40 ans de cette région des États-Unis voient les changements apportés à [une] politique de manière très négative en raison du coût, mais que tous les autres, en dehors de ce groupe d’âge et de cette région, les voient de manière positive parce qu’ils sont touchés d’une manière différente ».

Mais l’outil eDiscovery d’Aware fonctionne différemment. Une entreprise peut mettre en place un accès aux noms des employés basé sur les rôles, en fonction de la catégorie de « risque extrême » de son choix, ce qui permet à la technologie d’Aware d’extraire le nom d’un individu, dans certains cas, pour les ressources humaines ou un autre représentant de l’entreprise.

« Les catégories les plus courantes sont la violence extrême, les brimades extrêmes et le harcèlement, mais elles varient en fonction du secteur d’activité », a déclaré M. Schumann, ajoutant que dans les services financiers, les délits d’initiés présumés seraient suivis.

Par exemple, un client peut spécifier une politique de « menaces violentes », ou toute autre catégorie, en utilisant la technologie d’Aware, lance Jeff Schumann, et demander aux modèles d’IA de surveiller les violations dans Slack, Microsoft Teams et Workplace by Meta. Le client pourrait également coupler cela avec des drapeaux basés sur des règles pour certaines phrases, déclarations et autres. Si l’IA trouve quelque chose qui viole les politiques spécifiées d’une entreprise, elle peut fournir le nom de l’employé au représentant désigné par le client.

Ce type de pratique est utilisé depuis des années dans les communications par courrier électronique. Ce qui est nouveau, c’est l’utilisation de l’IA et son application sur les plateformes de messagerie professionnelle telles que Slack et Teams.

Amba Kak, directeur exécutif de l’AI Now Institute de l’université de New York, s’inquiète de l’utilisation de l’IA pour déterminer ce qui est considéré comme un comportement à risque.

« Elle ajoute que la Federal Trade Commission, le ministère de la justice et l’Equal Employment Opportunity Commission ont tous exprimé des inquiétudes à ce sujet, même si elle ne parlait pas spécifiquement de la technologie d’Aware. « Il s’agit autant de questions relatives aux droits des travailleurs qu’à la protection de la vie privée.

Selon Jeff Schumann, bien que l’outil d’eDiscovery d’Aware permette aux équipes de sécurité ou d’enquête RH d’utiliser l’IA pour rechercher dans des quantités massives de données, une « capacité similaire mais basique existe déjà aujourd’hui » dans Slack, Teams et d’autres plates-formes.

« Une distinction clé ici est qu’Aware et ses modèles d’IA ne prennent pas de décisions », a déclaré Jeff Schumann. « Notre IA facilite simplement le passage au peigne fin de ce nouvel ensemble de données afin d’identifier les risques potentiels ou les violations de politiques. »

Préoccupations en matière de protection de la vie privée

Même si les données sont agrégées ou rendues anonymes, la recherche suggère que ce concept est imparfait. Une étude de référence sur la confidentialité des données utilisant les données du recensement américain de 1990 a montré que 87 % des Américains pouvaient être identifiés uniquement à l’aide de leur code postal, de leur date de naissance et de leur sexe. Les clients d’Aware qui utilisent son outil d’analyse ont la possibilité d’ajouter des métadonnées au suivi des messages, telles que l’âge de l’employé, son lieu de travail, sa division, son ancienneté ou sa fonction.

« Ce qu’ils disent, c’est qu’ils s’appuient sur une notion très obsolète et, je dirais, entièrement démentie à ce stade, selon laquelle l’anonymisation ou l’agrégation est comme une solution magique au problème de la protection de la vie privée », a déclaré Amba Kak.

En outre, le type de modèle d’IA utilisé par Aware peut être efficace pour générer des déductions à partir de données agrégées, en faisant des suppositions précises, par exemple, sur les identifiants personnels basés sur la langue, le contexte, les termes argotiques et autres, selon une recherche récente.

« Aucune entreprise n’est en mesure de donner de grandes garanties sur la confidentialité et la sécurité des LLM et de ce type de systèmes », assure Amba Kak. « Personne ne peut affirmer sans sourciller que ces problèmes sont résolus.

Et qu’en est-il des recours des employés ? Si une interaction est signalée et qu’un employé est sanctionné ou licencié, il lui sera difficile de se défendre s’il n’a pas accès à toutes les données, a expliqué M. Williams.

« Comment faire face à l’accusateur quand on sait que la capacité d’explication de l’IA est encore immature ? a déclaré  Jutta Williams.

Jeff Schumann a répondu à cette question : « Aucun de nos modèles d’IA ne prend de décisions ou de recommandations concernant la discipline des employés ».

« Lorsque le modèle signale une interaction », a déclaré Schumann, « il fournit un contexte complet autour de ce qui s’est passé et de la politique qu’il a déclenchée, donnant aux équipes d’enquête les informations dont elles ont besoin pour décider des prochaines étapes conformément aux politiques de l’entreprise et à la loi. »

https://www.cnbc.com/2024/02/09/ai-might-be-reading-your-slack-teams-messages-using-tech-from-aware.html

Les humanoïdes Eve de l’OpenAI font des progrès impressionnants en matière de travail autonome

Les robots de 1X sont peut-être moins bien armés physiquement que leurs concurrents, mais ils accomplissent des tâches utiles de manière totalement autonome.

« La vidéo ne contient aucune téléopération », explique le fabricant norvégien de robots humanoïdes 1X. « Il n’y a pas d’images de synthèse, pas de coupures, pas d’accélérations vidéo, pas de lecture de trajectoire scénarisée. Tout est contrôlé par des réseaux neuronaux, de manière autonome, à la vitesse de 1X ».

C’est ce fabricant d’humanoïdes qu’OpenAI a soutenu l’année dernière, dans le cadre d’un cycle de financement de série A de 25 millions de dollars. La série B de 100 millions de dollars qui a suivi a montré à quel point l’attention d’OpenAI valait la peine – ainsi que l’engouement général pour les robots humanoïdes polyvalents, un concept qui a toujours semblé très éloigné dans le futur, mais qui est devenu absolument thermonucléaire au cours des deux dernières années.

Les humanoïdes de 1X semblent étrangement sous-armés par rapport à ce sur quoi travaillent, par exemple, Tesla, Figure, Sanctuary ou Agility. L’humanoïde Eve n’a même pas encore de pieds, ni de mains humanoïdes dextres. Il roule sur une paire de roues motorisées, en équilibre sur une troisième petite roue pivotante à l’arrière, et ses mains sont des griffes rudimentaires. On dirait qu’il est habillé pour faire de la luge, et il a un petit smiley LED qui donne l’impression qu’il va commencer à demander de la nourriture et des câlins comme un Tamagotchi.

Un cube compagnon, hein ? Tri autonome.

1X prépare une version bipède appelée Neo, qui possède également des mains joliment articulées – mais ces éléments ne sont peut-être pas très importants en ces premiers jours de robots polyvalents. La grande majorité des cas d’utilisation précoces semblent se présenter comme suit : « Il n’est pas nécessaire d’avoir des doigts capables de jouer du piano pour faire cela. De plus, les robots seront principalement déployés dans des entrepôts et des usines au sol plat et en béton, où ils n’auront probablement pas besoin de monter des escaliers ou d’enjamber quoi que ce soit.

De plus, de nombreux groupes ont résolu le problème de la marche bipède et de l’équipement des mains. Ce n’est pas le principal obstacle. Le principal obstacle consiste à faire en sorte que ces machines apprennent rapidement des tâches, puis les exécutent de manière autonome, comme le fait Toyota avec ses bras robotisés montés sur un bureau. Lorsque la Figure 01 a « compris » comment faire fonctionner une machine à café toute seule, cela a fait grand bruit. Lorsque l’Optimus de Tesla a plié une chemise sur vidéo, et qu’il s’est avéré qu’il était sous le contrôle d’un téléopérateur humain, c’était beaucoup moins impressionnant.

Dans ce contexte, regardez cette vidéo de 1X.

Les tâches susmentionnées ne sont pas extrêmement complexes ou sexy ; il ne s’agit pas de plier une chemise ou de faire fonctionner une machine à café. Mais il y a toute une série de robots à l’allure complète, qui font toute une série de tâches pour ramasser et déposer des objets. Ils les saisissent à hauteur de cheville ou de taille. Ils les mettent dans des boîtes, des bacs et des plateaux. Ils ramassent les jouets par terre et les rangent.

Ils ouvrent également les portes pour eux-mêmes et se rendent aux stations de recharge pour se brancher, en utilisant ce qui semble être une manœuvre d’accroupissement inutilement complexe pour arriver à brancher la prise près de leurs chevilles.

En bref, ces gabarits font à peu près exactement ce qu’ils doivent faire dans les premiers cas d’utilisation d’humanoïdes polyvalents, formés, selon 1X, « purement de bout en bout à partir de données ». L’entreprise a essentiellement formé 30 robots Eve à un certain nombre de tâches individuelles, apparemment en utilisant l’apprentissage par imitation via la vidéo et la téléopération. Elle a ensuite utilisé ces comportements appris pour former un « modèle de base » capable d’un large éventail d’actions et de comportements. Ce modèle de base a ensuite été affiné en fonction des capacités propres à l’environnement (tâches d’entreposage, manipulation générale des portes, etc.), puis les robots ont été formés aux tâches spécifiques qu’ils avaient à accomplir.

Comment la logistique progresse | Android EVE by 1X

Cette dernière étape est vraisemblablement celle qui se déroulera sur place, chez les clients, lorsque les robots se verront confier leurs tâches quotidiennes, et 1X affirme qu’elle ne prend que « quelques minutes de collecte de données et de formation sur un GPU de bureau ». Dans un monde idéal, cela signifierait que quelqu’un se tiendrait là dans un casque VR et ferait le travail pendant un certain temps, puis un logiciel d’apprentissage en profondeur associerait cette tâche aux capacités clés du robot, l’exécuterait plusieurs milliers de fois en simulation pour tester divers facteurs et résultats aléatoires, et les robots seraient alors prêts à fonctionner.

« Au cours de l’année écoulée », écrit Eric Jang, vice-président de l’IA chez 1X, dans un billet de blog, « nous avons mis au point un moteur de données permettant de résoudre des tâches de manipulation mobile à usage général de bout en bout. Nous nous sommes convaincus qu’il fonctionne et nous recrutons maintenant des chercheurs en IA dans la région de la baie de San Francisco pour l’étendre à 10 fois plus de robots et de téléopérateurs ».

Nous nous demandons quand ces choses seront prêtes pour le prime time.

https://www.1x.tech/discover/all-neural-networks-all-autonomous-all-1x-speed

Les lunettes à lentilles spiralées pourraient vous aider à voir plus clair et plus loin

Exemple de lentille de contact spiralée, tenue entre les doigts d’un chercheur.

Des scientifiques ont mis au point un nouveau type de lentille qui crée des points focaux multiples, ce qui pourrait permettre de fabriquer des lunettes ou des lentilles de contact offrant une vision plus claire à des distances plus ou moins grandes. Le secret ? Donner à la lentille une forme de spirale.

Les lentilles de nos yeux concentrent naturellement la lumière sur nos rétines, mais des conditions génétiques, environnementales ou liées à l’âge peuvent perturber le point focal. S’il est trop en avant ou trop en arrière, le monde sera flou. Heureusement, les verres correcteurs sont conçus pour remédier à ce problème grâce à une courbure, une épaisseur et une forme spécifiques, en fonction des besoins de chaque personne.

Souvent, il n’y a qu’un seul point focal dans une lentille, mais les lentilles multifocales sont également courantes aujourd’hui – vos lunettes, par exemple, peuvent être corrigées pour la vision de loin en haut et pour la lecture en bas. Mais ces lunettes peuvent présenter des distorsions ou d’autres problèmes.

Pour cette nouvelle étude, des scientifiques du Laboratoire de Photonique, Numérique et Nanosciences (LP2N) en France ont développé un nouveau type de lentille, qu’ils appellent « dioptrie spirale ». Comme son nom l’indique, cette lentille a une forme de spirale qui crée trois points focaux différents dans le champ de vision.

« Contrairement aux lentilles multifocales existantes, notre lentille fonctionne bien dans une large gamme de conditions lumineuses et maintient la multifocalité quelle que soit la taille de la pupille », a déclaré Bertrand Simon, l’un des auteurs de l’étude. « Pour les utilisateurs potentiels d’implants ou les personnes souffrant d’hypermétropie liée à l’âge, elle pourrait offrir une vision claire et constante, ce qui pourrait révolutionner l’ophtalmologie ».

Illustration d’artiste de la lentille en spirale

La conception en spirale crée ce que l’on appelle un vortex optique, qui fait tourner la lumière comme de l’eau qui coule en gargouillant dans un égout. La nouvelle lentille a été moulée en spirale à l’aide de techniques d’usinage numérique avancées, et l’équipe a pu ajuster la qualité de la lentille en modifiant le nombre de torsions de la spirale.

La lentille a été testée à l’ancienne, en observant la clarté des lettres numériques sur un tableau lumineux. Les volontaires ont indiqué que les images paraissaient plus nettes à différentes distances et dans différentes conditions d’éclairage.

Cette solution n’est pas parfaite. Les images ne sont pas claires comme du cristal à toutes les distances. Alors que les lentilles traditionnelles sont très nettes à certaines distances et très floues à d’autres, la nouvelle lentille établit une moyenne, de sorte que les téléspectateurs ont une vision suffisamment décente sur toute la plage, mais sans jamais atteindre le sommet des lentilles traditionnelles.

Cela semble être un compromis difficile à faire, mais d’une certaine manière, il s’agit d’un principe similaire à la chirurgie de Presbyond, qui utilise des lasers pour corriger les deux yeux vers des points focaux différents afin d’obtenir une meilleure moyenne de clarté.

L’équipe prévoit d’étudier l’efficacité des nouvelles lentilles pour la correction de la vue dans des scénarios réels, et affirme qu’elles pourraient également améliorer d’autres technologies.

« Cette nouvelle lentille pourrait améliorer de manière significative la profondeur de vision des personnes dans des conditions d’éclairage changeantes », a déclaré Bertrand Simon. « Les développements futurs de cette technologie pourraient également conduire à des avancées dans les technologies d’imagerie compactes, les dispositifs portables et les systèmes de télédétection pour les drones ou les voitures auto-conduites, ce qui pourrait les rendre plus fiables et plus efficaces. »

https://opg.optica.org/optica/fulltext.cfm?uri=optica-11-2-238&id=546413

https://www.optica.org/about/newsroom/news_releases/2024/february/spiral-shaped_lens_provides_clear_vision_at_a_range_of_distances_and_lighting_conditions/

Du cartilage de remplacement peut prendre n’importe quelle forme grâce à des « sphéroïdes » imprimés en 3D

Pour illustrer la façon dont la nouvelle technique permet de cultiver des cellules cartilagineuses dans n’importe quelle forme, l’équipe a recréé la forme du logo de l’Université de Vienne (TU Wien).

Des chercheurs de la TU Wien ont mis au point une nouvelle méthode pour produire du cartilage à partir de cellules souches et lui donner n’importe quelle forme. Cette avancée pourrait permettre de trouver de meilleurs moyens de réparer les blessures.

Le cartilage est le tissu caoutchouteux des articulations qui agit comme un coussin pour empêcher les os de frotter les uns contre les autres. Aussi important soit-il, il n’a pratiquement aucune capacité de régénération chez l’adulte, de sorte que lorsqu’il est endommagé à la suite d’une blessure ou simplement après des décennies d’usure, il peut entraîner des affections chroniques douloureuses telles que l’arthrose.

Les scientifiques cherchent à fabriquer des matériaux de remplacement artificiels, mais il semble que rien ne pourra égaler les matériaux naturels. Une autre solution potentielle consiste donc à trouver des moyens de régénérer le cartilage naturel à l’aide de cellules souches, mais cela pose d’autres problèmes, notamment celui de leur donner la bonne forme, car les amas de cellules souches changent souvent de forme ou rétrécissent.

Pour cette nouvelle étude, l’équipe de la TU Wien a mis au point une technique qui permet de cultiver des échantillons de cartilage dans n’importe quelle forme, ce qu’elle a démontré en lui donnant la forme du logo de l’université. La principale innovation ne réside pas tant dans les cellules souches que dans le contenant dans lequel elles sont placées : de minuscules « sphéroïdes » creux, imprimés en 3D, qui peuvent être reliés les uns aux autres comme des blocs de construction, fournissant un échafaudage aux cellules souches du cartilage qui se trouvent à l’intérieur.

« Au microscope, on peut voir très clairement que les sphéroïdes voisins se développent ensemble, que les cellules migrent d’un sphéroïde à l’autre et vice-versa, qu’elles se connectent de manière transparente et qu’il en résulte une structure fermée sans aucune cavité, contrairement aux autres méthodes utilisées jusqu’à présent, dans lesquelles des interfaces visibles subsistent entre les amas de cellules voisins », a déclaré Oliver Kopinski-Grünwald, l’un des auteurs de l’étude.

Images au microscope électronique des sphéroïdes imprimés en 3D qui peuvent servir d’échafaudage temporaire pour les cellules souches du cartilage.

Les sphéroïdes sont fabriqués à partir d’un matériau plastique biocompatible, qui assure la stabilité et la structure au début, mais qui se décompose au bout de quelques mois, laissant derrière lui le tissu dans la forme souhaitée. Selon l’équipe, cela pourrait permettre des remplacements de cartilage plus efficaces et personnalisables.

« L’objectif initial serait de produire de petits morceaux de tissu cartilagineux sur mesure qui pourraient être insérés dans le tissu cartilagineux existant après une blessure », a déclaré Oliver Kopinski-Grünwald. « Quoi qu’il en soit, nous avons pu démontrer que notre méthode de production de tissu cartilagineux à l’aide de microéchafaudages sphériques fonctionne en principe et présente des avantages décisifs par rapport à d’autres technologies.« 

Le cartilage est une cible intéressante pour ce type de travaux, non seulement parce qu’il s’agit d’un tissu avec lequel les gens ont souvent des problèmes, mais aussi parce qu’il est relativement simple et ne nécessite pas de vaisseaux sanguins. Si la difficulté d’incorporer des vaisseaux sanguins dans ces tissus cultivés sur mesure peut être surmontée, les chercheurs affirment que la technique pourrait être adaptée pour travailler avec d’autres tissus comme les os.

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1742706123007055

https://www.tuwien.at/en/tu-wien/news/news-articles/news/mit-hilfe-von-3d-druck-zu-kuenstlichem-knorpel